Ottawa – le 21 février 2019. Le Groupe d’orientation politique pour les Amériques s’est vivement préoccupée de la crise des droits humains au Honduras et de l’incarcération de manifestants pacifiques et de militants de la société civile à la suite de l’élection du 26 novembre 2017. Depuis lors, les membres du GOPA ont travaillé sur le terrain et au Canada pour avoir un impact positif et être solidaires avec le peuple du Honduras.   Le 20 février 2019, le Fonds du SCFP pour la justice mondiale (Kelti Cameron) et le Fonds pour la justice sociale de l’Alliance de la Fonction publique du Canada (Louise Casselman), accompagnés du coordinateur du GOPA (Sebastián Vielmas) et de l’adjointe de programme (Laura Ávalos) étaient présents sur la colline du Parlement lors de la présentation d’une pétition à la Chambre des communes appelant à:  

  1. De réitérer sa position envers le soutien des droits de la personne et de la primauté du droit au Honduras;
  2. D’intervenir sans attendre pour libérer Edwin Espinal, conjoint de Karen Spring, d’Elmvale, arrêté le 19 janvier 2018 sur la base de fausses accusations dans un contexte de protestations populaires;
  3. De s’assurer que le gouvernement Hernandez libère immédiatement Espinal et quatre autres prisonniers politiques (Raul Alvarez, Jose Godinez, Edy Gonzalo et Gustavo Caceres) qui demeurent détenus dans des prisons militaires à sécurité maximale au Honduras dans des conditions inhumaines et abandonne toutes les accusations contre 22 prisonniers politiques détenus (17 ont été libérés et 5 sont toujours en prison).

(https://petitions.noscommunes.ca/fr/Petition/Details?Petition=e-1868)  

La pétition fut parrainée et présentée au parlement par le député conservateur de Barrie — Springwater — Oro-Medonte, Alexander Nuttell. Janet Spring (mère de Karen Spring) et Christine Nugent du groupe Simcoe County Honduras Rights Monitor furent les instigatrices et ont également assisté au dépôt de la pétition à la Chambre des communes.  

Membre du GOPA, Amnesty Canada publia en 2018 le rapport détaillé «Protest Prohibited» (uniquement en anglais), documentant les violations des droits de la personne commises à la suite de la répression qui a suivi les élections de 2017. Amnesty a également préparé un appel à l’action: Keep hope alive for Edwin Espinal and Raul Alvarez, imprisoned unjustly in Honduras.  

Le Honduras est l’un des pays les plus violents [1]  et les plus inégaux [2]  au monde. La violence, parallèlement à la pauvreté, oblige chaque année des milliers d’enfants, de femmes et d’hommes à quitter le Honduras à se rendre dans des conditions très plus difficiles pour se rendre aux États-Unis à la recherche d’une vie meilleure [3] .  

La situation des défenseurs des droits de la personne reste extrêmement menaçante du fait de la violence, de la criminalisation et des calomnies qu’ils subissent, selon la mission de la Commission interaméricaine des droits de l’homme d’août 2018 (CIDH) [4] .  

[1] 56.52 homicides per 100,000 inhabitants according to UN Office on Drugs and Crime’s International Homicide Statistics database, the second-highest score in the world (2016)

[2] Honduras is the sixth most unequal country in the world according to the 2016 GINI estimates of the World Bank.

[3] https://theconversation.com/origins-and-implications-of-the-caravan-of-honduran-migrants-106443

[4] http://www.oas.org/en/iachr/media_center/PReleases/2018/171.asp

 

 

Regarde le vidéo du Député Alex Nuttall présenter la pétition sur le status des droits de la personne au Honduras et le cas de Edwin Espinal au Parlement du Canada.

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Media contact

Sebastián Vielmas
Chargé de programme des groupes de travail régionaux
Conseil canadien pour la coopération internationale (CCCI)
+1 613 241 7007 Poste/Ext. 321 | svielmas@ccic.ca