Ce mois-ci, le CCCI a rencontré Kevin Frey, président-directeur général de notre plus récent nouveaux membre, Right to Play!

 

CCCI : Right to Play exploite la puissance du jeu afin de protéger, d’éduquer et d’aider les enfants à surmonter des réalités difficiles. Y a-t-il un projet ou un programme particulier de Right to Play qui, selon vous, devrait influencer d’autres organisations de notre secteur ? Et si oui, qu’est-ce que d’autres personnes pourraient apprendre de Right to Play ?

 

Kevin Frey: L’approche unique de Right to Play par rapport à l’éducation, soit notre programme d’apprentissage sensible au genre et axé sur le jeu, est une nouvelle initiative novatrice qui contribuera à améliorer la qualité de l’éducation pour des milliers d’enfants en Afrique et au Moyen-Orient. Cette approche utilise la méthode éprouvée d’apprentissage par le jeu de Right to Play qui a transformé l’enseignement en classe et la formation des enseignants dans de nombreuses écoles. Cette méthodologie a été adaptée pour pouvoir être utilisée dans les documents du programme de formation des enseignants. Dans sa plus récente version, notre programme de formation des enseignants met désormais l’accent sur la façon dont ces méthodes d’enseignement créatives peuvent encourager les filles à devenir des leaders, s’attaquer aux obstacles à l’éducation basés sur le genre et contribuer à des salles de classe plus sûres et inclusives pour tous les élèves.

 

 CCCI : Quel est le plus grand obstacle auquel a fait face Right to Play au cours des années, que ce soit dans le cadre de l’un de ses programmes, au sein de l’organisation ou avec des intervenants externes (ou autres), et comment avez-vous réussi à maîtriser ou surmonter cet obstacle ?

 

Kevin Frey: L’un des obstacles auxquels Right to Play fait face, c’est que jouer n’a pas été généralement perçu comme une intervention importante pour les enfants en situation difficile par de nombreux intervenants clés dans les milieux du développement et de l’éducation. Toutefois, les programmes, la recherche et les évaluations de Right to Play ont démontré que jouer, et les approches fondées sur le jeu, ont un impact transformateur sur les enfants. Fondés sur des approches axées sur le jeu, les programmes de Right to Play au Pakistan ont mené à une réduction significative de la violence fondée sur le genre à la maison et dans les écoles. Les approches de soutien psychosocial axées sur le jeu de Right to Play ont contribué à accroître la résilience chez les enfants vivant dans des situations de violence et de conflits chroniques, comme en Cisjordanie et à Gaza. Right to Play continue de faire de la recherche et de recueillir des données probantes montrant le potentiel transformateur du jeu pour les enfants dans de nombreux contextes différents.

 

CCCI : Y a-t-il une organisation ou un individu en particulier avec qui Right to Play aimerait collaborer ? Et à quoi ressemblerait cette collaboration idéale ?

 

Kevin Frey: Nous sommes intéressés à poursuivre la collaboration avec les organisations de la société civile canadienne et internationale qui travaillent avec les communautés où nous travaillons également en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie. Nous avons vu que, lorsqu’on travaille ensemble, l’impact sur nos bénéficiaires peut être beaucoup plus grand, notre voix collective est plus forte et nous réduisons les inefficacités dans le secteur. Nos collaborations idéales mettent l’emphase sur les forces individuelles de chaque partenaire. Par exemple, Right to Play apporte une méthodologie unique fondée sur le jeu qui peut être utilisée pour atteindre un ensemble de résultats de développement importants. Nous voulons que nos collaborations puissent mettre en valeur cette force unique pour amplifier le travail de nos partenaires, tout en nous permettant d’apprendre de leurs forces et de leurs approches.

 

CCCI : Right to Play est un membre relativement nouveau du CCCI. Qu’est-ce qui a influencé la décision de Right to Play de se joindre au CCCI, et quels ont été les bénéfices de cette adhésion pour votre organisation ?

 

Kevin Frey: Right to Play a décidé de rejoindre le CCCI afin que d’être mieux relié au secteur des organismes de la société civile de développement international au Canada. Nous nous sommes rendu compte que bon nombre de nos objectifs pourraient être mieux atteints en travaillant avec d’autres organisations. Nous avons été heureux d’être en mesure d’accéder à une coalition d’organisations similaires, confrontées aux mêmes défis et possibilités dans le paysage canadien et international. Nous avons bénéficié d’être à l’affût de ce qui se passe à Ottawa et ailleurs, y compris à travers le Groupe de travail des directions financières et le Groupe de travail sur les politiques. Nous avons apprécié les possibilités offertes par le CCCI de tisser des liens avec Affaires mondiales Canada et d’autres parties prenantes. Nous avons également profité de notre adhésion au CCCI pour développer des relations plus fortes avec d’autres organisations membres.