Partenariats équitables à travers la coopération triangulaire

Partenariats équitables à travers la coopération triangulaire

Le CCCI s’est associé aux Affaires mondiales Canada afin de comprendre comment les organisations de la société civile canadienne participent à la coopération triangulaire. Durant l’automne 2019 jusqu’en début 2020, le CCCI a travaillé pour sensibiliser les OSC canadiennes à la nouvelle définition de la coopération triangulaire, a identifié et documenté les expériences des OSC en matière de coopération triangulaire et a consulté les OSC canadiennes sur les principaux facteurs favorables à une coopération triangulaire efficace. L’initiative a abouti à un rapport de synthèse de principales conclusions et à un ensemble de 16 profils courts de 2 à 3 pages pour chaque projet examiné dans le cadre de l’initiative. 

 

Partenariats équitables à travers la coopération triangulaire Rapport complet (à venir!) 

Partenariats équitables à travers la coopération triangulaire  Conclusions en englais | Conclusions en français

Profils des projets examinés disponibles* – Profils en anglais | Profils en français  

*Tous les profils seront disponibles en anglais et en français dans les prochaines semaines. Restez à l’écoute!

Présentation PowerPoint

Enregistrement – Webinaire du 23 mars 2020

Discussions, politiques et financements de l’action humanitaire

Discussions, politiques et financements de l’action humanitaire

 

Réunion des Chefs des agences du RIH

Les dirigeants des organisations membres du Réseau d’intervention humanitaire (RIH) du Canada se sont réunis le 30 septembre à Montréal lors de la réunion des chefs des agences du RIH. Cet événement annuel rassemble les directeurs généraux et PDGs des organisations membres du RIH, le personnel cadre du secteur humanitaire et des représentants du gouvernement du Canada pour discuter de leur expérience collective en matière d’intervention humanitaire. La réunion a donné lieu à de riches discussions sur une variété de sujets portant sur le thème du « rôle du leadership organisationnel dans le renforcement du système humanitaire canadien ».

La journée a débuté par des présentations de dirigeants portant sur des questions clés qui touchent à l’ensemble du secteur. Les questions abordées par les dirigeants présents dans la salle incluent, entre autres, les politiques et le financement de l’action humanitaire, la réglementation relative aux organismes de bienfaisance et la localisation. Une discussion de groupe s’est également tenue pour creuser en profondeur les nuances qui existent pour ceux qui travaillent à l’intervalle entre l’humanitaire, le développement et la paix, mais aussi pour explorer comment faire valoir les principes humanitaires d’impartialité, de neutralité, d’indépendance et d’humanité tout en intégrant des solutions à long terme plus durables, de renforcement de la résilience et sensibles au genre dans les réponses aux crises et conflits prolongés. À la suite de la dite discussion de groupe, 29 dirigeants d’organisations humanitaires canadiennes ont signé une déclaration conjointe confirmant leur engagement à travailler dans une dynamique intégrée et inclusive pour permettre une meilleure collaboration entre les secteurs de l’humanitaire, du développement et de la paix. Cette déclaration, première du genre formulée par un groupe de dirigeants d’organismes au Canada, affirme que les approches intégrées ont pour objectif final le développement de solutions durables pour les populations touchées par les crises.

En après-midi, la discussion s’est concentrée sur les organisations humanitaires, en s’appuyant sur l’accent mis sur les politiques et la programmation lors des discussions de la matinée. Des séances ont été organisées pour encourager les dirigeants à réfléchir à la façon d’appuyer un secteur plus diversifié et inclusif, et à la responsabilité de l’employeur qui doit prendre toutes les mesures raisonnablement possibles pour assurer la santé, la sécurité et le bien-être des employés. La journée s’est clôturée par un discours-programme inspirant de Solange Tuyishime, PDG d’Elevate International et ambassadrice d’UNICEF Canada. Dans l’ensemble, la journée a été remplie d’occasions pour les leaders d’établir des liens entre eux – un moment unique pour le secteur.

 

J’ai trouvé les sujets tout à fait pertinents et je crois qu’il y avait beaucoup de choses qui pourraient être rapportées à mon organisation et faire l’objet d’un suivi. La séance sur la diversité a été particulièrement utile pour nous pousser à réfléchir davantage sur l’inclusion.

Commentaire d’un participant

Politique humanitaire

Lors de la réunion, le CCCI a présenté un examen de l’évolution récente des politiques et du financement de l’action humanitaire. Voici, ci-dessous, les messages clés :

Après plusieurs mois de consultation à travers le processus consultatif vaste et exhaustif d’examen de l’aide international, le Canada a lancé, en juin 2017, sa nouvelle Politique d’aide internationale féministe (PAIF). L’aide humanitaire a été intégrée au sein de cette politique, regroupée aux côtés de la santé, de la nutrition et de l’éducation dans le cadre du domaine d’action « Dignité humaine ».

Pourtant, bien que l’aide humanitaire ait été, en quelque sorte, assimilée au cadre de la PAIF, elle s’est, par contre, distinguée sur le plan de la mise en œuvre. Quelque deux ans plus tard, en avril 2019, le Canada a lancé sa Politique en matière d’égalité des genres dans l’action humanitaire, la première d’une série de politiques des champs d’action de la PAIF.

L’histoire derrière le leadership du secteur humanitaire dans la mise en œuvre de la PAIF est aussi celle de l’engagement de la société civile. À la fin de 2017, dès que le gouvernement a annoncé qu’il élaborerait une série de politiques pour guider la PAIF, le Groupe de politiques et de plaidoyer sur l’aide humanitaire du Conseil canadien pour la coopération internationale a préparé une soumission conjointe complète et substantielle proposant des principes et des activités pour une politique humanitaire féministe. Cela faisait suite à la demande de longue date de la société civile, réclamant une politique humanitaire canadienne définie – ce qu’Affaires mondiales Canada (AMC) semblait disposé à réaliser dans le contexte de la PAIF. Dans sa soumission, le secteur humanitaire a demandé que l’accent soit mis sur une approche intersectionnelle de l’aide humanitaire qui reconnaisse le lien entre l’intervention humanitaire, le développement et la consolidation de la paix.

Après plus d’un an de va-et-vient entre le personnel ministériel et les bureaucrates d’AMC, l’équipe humanitaire d’AMC s’est ensuite tournée vers le Groupe de politiques et de plaidoyer sur l’aide humanitaire et vers le Réseau d’intervention humanitaire (RIH) du Canada pour obtenir leurs commentaires ou contributions à une ébauche de politique humanitaire. Le secteur humanitaire a par la suite donné une rétroaction substantielle, notant les possibilités d’améliorer les textes relatifs au droit, de clarifier les champs d’application et de renforcer l’accent mis sur les liens intersectoriels des programmes.

Cette rétroaction a été assez bien reflétée dans la version finale de la politique présentée en avril 2019, lors des Réunions de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, à la suite de laquelle le Groupe de politiques et de plaidoyer sur l’aide humanitaire a fait une déclaration commune en réponse au lancement de la politique humanitaire.

Au fur et à mesure que les engagements forts de la PAIF et de la politique humanitaire poursuivent leur mise en œuvre par le biais d’orientations et de plans internes, ceux-ci devraient être développés conjointement par l’AMC et la société civile, s’appuyant à la fois sur les politiques et la pratique.

 

Financement de l’action humanitaire

Les changements apportés à la politique humanitaire canadienne coïncident avec les changements apportés au financement humanitaire canadien. Ces tendances sont présentées dans une nouvelle analyse du CCCI qui a été présentée au Réseau d’intervention humanitaire lors de la réunion des chefs des agences et qui est désormais publiée.

Veuillez lire l’analyse ici:  Financement humanitaire 2019

 

 

 Aislynn Row est la Coordinatrice du Réseau d’intervention humanitaire (RIH) du Canada.

 

 

Gavin Charles est Chef d’équipe politique au Conseil canadien pour la coopération internationale (CCCI).

Le Conseil canadien pour la coopération internationale publie des recommandations visant à améliorer le cadre réglementaire et législatif du secteur de la bienfaisance au Canada

Le Conseil canadien pour la coopération internationale publie des recommandations visant à améliorer le cadre réglementaire et législatif du secteur de la bienfaisance au Canada

Ottawa, ON (15 Octobre 2019) – Le Conseil canadien pour la coopération internationale (CCCI) a publié aujourd’hui une note d’information qui démontre que les organismes de bienfaisance canadiens, œuvrant à l’échelle internationale, sont régis par un ensemble de dispositions qui restreignent leur capacité de s’associer efficacement dans la réalisation de leur mandat. Intitulée « Organismes de bienfaisance sous directives et partenariats contrôlés », la note d’information examine deux éléments relatifs au cadre réglementaire et législatif : les dispositions en matière de « direction et de contrôle »  et la législation antiterroriste.

 

Pour télécharger la note d’information intégrale, veuillez consulter le site Web du CCCI ici : Bienfaisance dirigée et partneariats contrôlés

 

Ladite note d’information contient des recommandations qui reposent sur une analyse documentaire, un sondage effectué auprès des organismes de bienfaisance canadiens et des recherches comparatives, dont des entrevues avec des coalitions nationales d’organismes de bienfaisance issues d’autres pays à revenu élevé. Le CCCI émet également des recommandations sur la façon dont le gouvernement du Canada peut améliorer le cadre réglementaire et législatif du secteur canadien de la bienfaisance.

 

Cette analyse présente une perspective unique sur cette question qui, par ailleurs, concerne spécifiquement le secteur de la coopération internationale. Elle inclut des contributions de la Coalition pour la surveillance internationale des libertés civiles (CSILC), qui a collaboré à la rédaction de la section portant sur la législation antiterroriste.

 

La présente note d’information a été réalisé avec le soutien financier de la Muttart Foundation.

 

On exige des organismes de bienfaisance canadiens, œuvrant à l’échelle internationale, qu’ils exercent un très haut degré de contrôle opérationnel de leurs activités. Malheureusement, on risque ainsi de saper les principes de bon partenariat et de développement efficace. Il existe heureusement des moyens d’améliorer [la situation], et nous pouvons nous inspirer de l’expérience d’autres pays et de l’expertise du secteur de la bienfaisance canadien.

Gavin Charles

Chef d'équipe politique, Conseil canadien pour la coopération internationale

Les Canadiens s’attendent à ce que les organismes humanitaires assurent un appui indispensable et vital partout où cela s’avère nécessaire. Malgré tous leurs efforts, ils se heurtent à des lois antiterroristes larges, vagues et inutiles qui font plus pour mettre les gens en danger que pour prévenir les crimes violents. Les futurs gouvernements devraient prendre des mesures décisives pour corriger ces lois inquiétantes.

Tim McSorley

Coordinateur national, Coalition pour la surveillance internationale des libertés civiles

Les dispositions en matière de « direction et de contrôle »  qui régissent les organismes de bienfaisance canadiens sont inhabituelles et uniques parmi les pays comparables. Ces règles imposent un coût de transaction élevé au financement canadien de projets internationaux et minent les relations de partenariat avec d’autres pays. Nous invitons le gouvernement du Canada à engager un dialogue et des consultations avec les organismes de bienfaisance canadiens qui œuvrent à l’échelle mondiale afin de s’assurer que sa politique sur la surveillance des ressources de bienfaisance reflète les engagements du Canada envers les partenariats et la localisation dans le cadre de la coopération au développement et de l’aide humanitaire.

Nicolas Moyer

Président-PDG, Conseil canadien pour la coopération internationale

Historique et contexte :

  • En 2016, le CCCI a présenté un mémoire dans le cadre de la consultation de l’Agence du revenu du Canada sur les activités politiques des organismes de bienfaisance. Ce mémoire qui s’intitule « Organismes de bienfaisance modernes, règles anciennes : les activités liées aux politiques publiques » est disponible ici.
  • En septembre 2018, le CCCI a présenté un témoignage oral dans le cadre des consultations en vue du budget de 2019. L’un des thèmes abordés était le rôle fondamental que jouent les organismes de bienfaisance dans la réussite économique et sociale du Canada. Ledit témoignage est disponible ici.
  • En mai 2019, le CCCI a présenté une liste de recommandations dans le cadre d’une étude du Sénat sur le secteur de la bienfaisance. Ledit document est disponible ici.

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À propos du Conseil canadien pour la coopération internationale (CCCI) :

Le Conseil canadien pour la coopération internationale (CCCI) est l’association nationale du Canada qui représente les organisations humanitaires et de développement international. De concert avec ses organisations membres, le CCCI cherche à mettre fin à la pauvreté dans le monde et à promouvoir la justice sociale et la dignité humaine pour tous. Le CCCI s’est engagé à faire de cet objectif une priorité publique et à encourager les mesures nécessaires pour faire d’un monde sans pauvreté une réalité.

 

Contact média :

Thida Ith, Chargée des communications et des relations avec les médias
tith@ccic.ca / Téléphone : (613) 241-7007 poste 343/ Cellulaire : (437) 779-0883

 

 

 

Le CCCI et Affaires Mondiales Canada en partenariat pour renforcer l’aide internationale canadienne

Le CCCI et Affaires Mondiales Canada en partenariat pour renforcer l’aide internationale canadienne

Le CCCI est en collaboration avec l’AMC pour la mise en place de la Politique d’aide internationale féministe ainsi que pour la rationalisation des ententes de financement et des procédés; cela dans le but de définir et d’améliorer l’aide internationale canadienne. Le CCCI s’appuie sur ses membres à l’échelle nationale pour relayer les décisions prises par l’AMC et les procédures à suivre à travers trois principaux groupes de travail : le Groupe d’action pour une efficacité améliorée (GAEA), le Groupe de travail Directeur Financier du CCCI et le Groupe consultatif sur les partenariats avec les OSC (GCPO).

Veuillez consulter la fiche d’information ci-dessous pour comprendre pourquoi ces groupes existent, qui est impliqué, ce qu’ils font et comment les membres du CCCI peuvent participer

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Groupe consultatif sur les partenariats avec les OSC (GCPO)

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Groupe d’action pour une efficacité améliorée (GAEA)

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Le Groupe de travail des directions financières du CCCI

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Prendre le risque d’échouer – Bâtir un plan d’innovation dans la communauté canadienne du développement international et de l’aide humanitaire

Prendre le risque d’échouer – Bâtir un plan d’innovation dans la communauté canadienne du développement international et de l’aide humanitaire

La pratique de l’innovation est-elle un moyen essentiel pour les organisations humanitaires et de développement international? Comment tester des idées radicales alors qu’il y a tant en jeu? Et que signifie réellement «innovation»?

 

 

L’objectif de ce document est de rapporter au CCCI les expériences de ces autres plateformes afin qu’il puisse s’en inspirer pour son propre plan d’innovation et pour la mise en œuvre de l’une de ses trois orientations stratégiques de 2018-2023 : « Inspirer et soutenir la croissance d’un secteur du développement mondial et de l’aide humanitaire plus pertinent, réactif et efficace qui, grâce à une vaste gamme d’innovations, peut générer des changements et des résultats durables en collaboration avec ses partenaires ».

Résumé

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