Le Conseil canadien pour la coopération internationale salut l’engagement du gouvernement d’investir davantage dans l’aide étrangère et la riposte mondialisée à la covid-19.

Le Conseil canadien pour la coopération internationale salut l’engagement du gouvernement d’investir davantage dans l’aide étrangère et la riposte mondialisée à la covid-19.

Le Conseil canadien pour la coopération internationale se réjouit que le discours du Trône prononcé aujourd’hui ait reconnu la nécessité « d’investir dans le développement international tout en soutenant les pays en développement dans le processus de reprise et de résilience » et qu’il apportera un « soutien qui assurera l’accès à un vaccin partout dans le monde ». 

Le Conseil convient, avec le gouvernement, qu’il est « impossible d’éliminer la pandémie de covid-19 au Canada sans la contenir ailleurs dans le monde » et salue l’intention affichée par celui-ci de mener une riposte à l’échelle internationale qui profitera d’une hausse de l’enveloppe consacrée à l’aide étrangère faisant en sorte que personne ne soit laissé pourcompte.   

La covid-19 a mis en lumière les iniquités présentes au Canada et ailleurs. Ces disparités pourraient causer un désastre dans les pays pauvres ou à revenu modéré  les systèmes alimentaires sont moins sûrs et fragilisés par les changements climatiques,  des enfants contribuent à la subsistance des familles et ne retourneront peut-être jamais à l’école et  les filets sociaux et les systèmes de santé ne sont pas aussi élaborés que les nôtresOn a évalué que la covid-19 fera basculer 71 millions de personnes dans la pauvreté extrêmeet265 millions d’autres dans une situation d’insécurité alimentaire aiguë à travers le monde. Quelque117 millions d’enfants ne seront pas vaccinéset31 millions de cas de violence sexospécifique s’ajouteront au bilan mondial. 

D’après Nicolas Moyer, président et directeur général du Conseil, « le gouvernement du Canada se montre aujourd’hui à la hauteur des valeurs canadiennes, à une période où le monde a plus que jamais besoin de lui. Nous espérons que les investissements seront aussi importants que ceux annoncés aujourd’hui pour que nous puissions reconstruire en mieux et ne laisser personne pour compte ».  

Le Conseil canadien pour la coopération internationale invite le Canda à respecter ses engagements tels qu’énoncés aujourd’hui dans le discours du trône en contribuant au moins 1du total de l’enveloppe destinée à la covid-19 – soit 2 milliards $ de fonds nouveaux et additionnels – pour assurer une réponse mondialisée qui stoppe la propagation du virus et limite les impacts secondaires sur les pays les plus pauvres. Ces investissements ne sont pas qu’urgents et avisés, ils représentent aussi un moyen d’assurer la reprise tant à l’échelle mondiale qu’au Canada. Le multiculturalisme, la coopération internationale, le soutien mutuel et la solidarité sont les seuleavenues possibles pour émerger de cette crise planétaire.    

Relations avec les médias : 
Kat Guerin, Gestionnaire des communications 
kguerin@ccic.ca  
Cellulaire : 613-222-3009 

Interventions du Canada à l’échelle mondiale pour endiguer la covid-19 : investir dans l’aide étrangère

Interventions du Canada à l’échelle mondiale pour endiguer la covid-19 : investir dans l’aide étrangère

En mars 2020, la ministre du Développement international Karina Gould a annoncé l’enclenchement d’une première phase de soutien du Canada pour endiguer la pandémie mondiale de covid-19. Les 159,5 millions de dollars annoncés ont été surtout attribués à des institutions multilatérales. Ils incluent des fonds destinés au développement d’un vaccin et à des interventions demandées au Canada par des pays partenaires du développement. Le 27 juin, le gouvernement a annoncé l’ajout de 300 millions de dollars qui serviront à contenir la pandémie de covid-19. Ces fonds proviennent de réserves non attribuées du fonds d’aide à l’aide étrangère du Canada.  

Bien que le Canada ait émis des signaux positifs au sujet de son soutien dans le contexte de la pandémie, tous les pays – dont le Canada – devront augmenter le montant de leur contribution. D’une part, le Canada s’est engagé à maintenir le cap par rapport aux priorités actuelles au chapitre du développement, offrant aux partenaires la souplesse nécessaire pour adapter leurs activités dans une certaine mesure et reconnaissant que les priorités à long terme du développement demeurent importantes même s’il faut s’adapter à une nouvelle réalité. D’autre part, les montants de l’aide étrangère du Canada et d’autres sources de soutien financier étaient déjà insuffisants et ne répondaient pas aux exigences du Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies. Le rapport annuel de 2020 du Groupe de réflexion interinstitutions des Nations unies sur le financement du développement fait état d’un nombre élevé de tendances inquiétantes qui affectent le financement du développement international. Il cite notamment le recul des investissements dans l’aide étrangère en 2018 (bien qu’une légère hausse ait été relevée en 2019 en chiffres absolus), une augmentation des risques financiers, un risque élevé d’endettement par les pays en développement aussi constaté avant la pandémie, la hausse des restrictions commerciales, les répercussions négatives des perturbations environnementales et les pertes occasionnées par des événements climatiques survenus entre 2014 et 2018 en hausse de 30 % depuis les cinq années précédentes. L’analyse des investissements récents dans l’aide étrangère laisse supposer qu’il se produira une baisse considérable de tous les montants en 2021 du fait que les gouvernements consacreront leurs ressources à l’économie intérieure en raison de la covid-19.  

Le financement déjà limité diminue mais les besoins vont croissant. De nombreux pays affrontaient déjà des crises en matière de développement durable avant la pandémie. Ces crises ont été exacerbées et on s’attend à ce qu’elles continuent de s’amplifier en raison de la covid-19 et des impacts secondaires du virus. En Afrique, cela s’est traduit par des infestations de sauterelles, la sécheresse et des pertes dans les échanges commerciaux avec l’étranger. La situation des pays aux prises avec une pénurie de denrées ne peut que se détériorer compte tenu des mesures mises en place pour contenir la pandémie, par exemple le confinement et la fermeture des frontières. Partout dans le monde, la covid-19 affectera exagérément les populations féminines car elles sont plus susceptibles entre autres de subir de la violence sexospécifique, de se marier avant leur majorité, d’avoir difficilement accès aux services liés à la santé et aux droits sexuels et reproductifs et de ne plus fréquenter l’école. Dans de nombreux pays, les interventions gouvernementales destinées à endiguer la pandémie, dont le confinement et la fermeture des frontières, risquent d’amplifier une régression vers l’isolationnisme, le populisme et l’autoritarisme en créant des environnements propices aux mesures répressives telles que la violation des droits de la personne, la fermeture de l’espace civique et la propagation de la désinformation. Un nombre de ces préoccupations ont également été soulevées dans le récent rapport intitulé Une crise mondiale exige une réponse mondiale par l’honorable Bob Rae, envoyé spécial du Canada pour les enjeux humanitaires et relatifs aux réfugiés. 

Cette réalité soulève au moins trois écueils dont le gouvernement canadien devra tenir compte dans l’attribution de fonds additionnels dans la riposte mondiale à la covid-19.  

 

Les ressources actuelles seront insuffisantes 

Partout dans le monde surgissent des crises consécutives à la covid-19 parallèlement aux changements climatiques et aux conséquences sur l’économie. Le risque que les ressources actuelles ne soient pas suffisantes pour combler les besoins considérables est pourtant bien réel. Les ministres africains des finances estiment qu’il faudra 100 milliards de dollars de plus pour atténuer les effets sur la santé et les répercussions économiques de la pandémie sur le contient. En effet, la réponse à court terme à la covid-19 ne doit pas faire ombrage aux mesures prises pour réagir aux crises actuelles. 

À ce jour, les fonds consentis sont bien inférieurs au montant jugé nécessaire par ces ministres. L’Union européenne a annoncé l’octroi d’une enveloppe de 15 milliards d’euros pour soutenir les mesures de lutte à la covid-19 au début d’avril. Il ne s’agit pas d’argent neuf mais de fonds provenant de programmes existants. Ce financement sera accompagné ensuite de 6,15 milliards d’euros dans le cadre du sommet « Objectif mondial : Unis pour notre avenir » La déclaration conjointe du comité de l’aide étrangère de l’Organisation de coopération et de développement économiques n’énonce pas une intention d’élaborer une réponse ambitieuse à la covid-19 à l’échelle mondiale qui serait assortie de ressources proportionnelles.  Compte tenu de l’ampleur des besoins, ces engagements sont bien modestes et ne répondent pas aux investissements requis pour protéger les acquis et éviter les répercussions catastrophiques potentielles de la covid-19.  

Les citoyens des pays riches sont ébranlés par la perte d’emplois, le confinement et les préoccupations qu’engendre l’endettement public. Parallèlement, les gouvernements doivent composer avec le manque d’appui potentiel de la population envers l’attribution de fonds supplémentaires et nouveaux à l’aide étrangère. Néanmoins, il faut reconnaître que sans un effort mondial concerté, le Canada et le reste du monde subiront d’autres vagues de covid-19. Alors que le gouvernement du Canada examine la prochaine phase de son soutien pour contenir la pandémie, il y a un besoin urgent pour le Canada de répondre aux impacts immédiats et secondaires de la COVID-19 avec des fonds nouveaux et supplémentaires. Cet investissement devrait être associé à un plan visant à augmenter les dépenses globales d’aide publique au développement. On ne peut utiliser des ressources déjà fort sollicitées sans, en contrepartie, injecter les fonds nécessaires qui contribueront à créer un monde plus sécuritaire et sain et, partant, un Canada plus sain.   

 

Le travail en vase clos ne réglera rien 

La communauté du développement international aspire depuis longtemps à l’intégration des interventions humanitaires dans les activités de développement, ce que le secteur qualifie de nouvelles façons de collaborer. La pandémie de covid-19 rappelle l’importance de coordonner les interventions d’aide humanitaire, de paix et de développement en vue d’assurer leur cohésion, particulièrement en présence de crises complexes et prolongées. Le gouvernement du Canada doit veiller à ce que les organismes partenaires aient la possibilité d’utiliser les fonds destinés au développement et à l’aide humanitaire pour répondre aux besoins urgents ou émergents des collectivités et des individus. Cela accélérera les effets et améliorera la capacité des organismes dans leurs démarches auprès des populations les plus vulnérables en évitant le fardeau administratif des ajustements projet par projet.  

 

La crise ne sera pas terminée après que la pandémie soit endiguée  

Les estimations affichent une croissance du nombre de personnes en situation de pauvreté extrême en raison de la pandémie. Même si les chiffres exacts dépendront de la contraction de l’économie mondiale, une contraction modeste de 5 % ferait en sorte que plus de 80 millions de personnes vivraient sous le seuil de pauvreté établi en 2018 à 1,9 USD par jour selon une étude récente. Une contraction de 10 % ferait grimper ce nombre à 180 millions. Ces prévisions n’incluent pas le nombre de personnes qui deviendront de « nouveaux pauvres » et dont le revenu se situera au-dessous de 3,20 USD et 5,50 USD par jour. Même si l’on arrive à contenir le virus, la crise ne sera pas résolue.  

Des signaux émis par la ministre canadienne du Développement international, notamment au cours d’une rencontre publique qu’elle a animée avec le Conseil canadien pour la coopération internationale et d’autres partenaires du milieu de la coopération internationale au début d’avril, permettent de croire que le Canada maintiendra le cap en ce qui a trait aux programmes actuels. Bien que les partenaires aient été encouragés à adapter leurs activités en fonction du nouveau contexte, le gouvernement du Canada ne perd pas de vue ses priorités à long terme sur le développement durable, y compris dans le cadre de la reprise ultérieure à la pandémie. Cela revêtira un aspect essentiel dans les mois à venir. 

Shannon Kindornay dirige le service de la recherche, des politiques et des pratiques au Conseil canadien pour la coopération internationale 

Erika Richter coordonne les campagnes d’aide publique au développement au Centre canadien pour la coopération internationale  

LANCEMENT D’UN NOUVEAU DOCUMENT DE TRAVAIL SUR LES COALITIONS ET L’AGENDA 2030

LANCEMENT D’UN NOUVEAU DOCUMENT DE TRAVAIL SUR LES COALITIONS ET L’AGENDA 2030

Le Conseil de Colombie Britannique pour la Coopération Internationale (CCBCI) et le Conseil canadien pour la coopération internationale (CCCI), en partenariat avec Action pour le développement durable et Forus, ont annoncé aujourd’hui la publication d’un nouveau document de travail intitulé Une action transformatrice pour réaliser l’Agenda 2030 grâce à des coalitions efficaces

 

Bien que la mise en œuvre de l’Agenda 2030 pour le développement durable relève principalement de la responsabilité des gouvernements, l’ampleur et l’ambition de l’agenda exigent des contributions de l’ensemble de la société. Sur la base d’un examen des coalitions multipartites du monde entier, ce document de travail fournit une série de bonnes pratiques et de recommandations fondées sur des données probantes qui peuvent être utilisées pour renforcer les coalitions qui accélèrent et transforment l’action en faveur du développement durable.

 

Zosa De Sas Kropiwnicki-Gruber, analyste politique senior et spécialiste du genre au BCCIC, a expliqué que le document de travail est conçu pour soutenir l’apprentissage par des recommandations pratiques et des messages clés appuyés par des exemples concrets et des leçons perspicaces tirées des coalitions sur quatre continents : “En analysant les partenariats que divers acteurs établissent au sein et par l’intermédiaire des coalitions ODD, nous pouvons apprendre beaucoup sur la façon de travailler ensemble de manière efficace, inclusive et innovante vers l’objectif commun d’un monde plus juste, plus équitable et plus durable”.

 

RETROUVEZ L’INTÉGRALITÉ DE L’ENTRETIEN AVEC LE DR. ZOSA DE SAS KROPIWNICKI-GRUBER ICI

 

Shannon Kindornay, directrice de la recherche, des politiques et des pratiques au CCCI, explique que “cette recherche tente vraiment d’aider à éclairer le fonctionnement de ces coalitions afin qu’elles puissent faire de leur mieux pour être inclusives, équitables et pour s’assurer que les voix de ceux qui sont laissés pour compte soient vraiment entendues”.

 

RETROUVEZ L’INTERVIEW COMPLÈTE DE SHANNON KINDORNAY ICI

 

Deirdre de Burca, coordinatrice du plaidoyer chez Forus, décrit la mise en page et la fonctionnalité du rapport comme “un manuel pour les personnes et les organisations qui sont intéressées par des partenariats nouveaux et intéressants”. De Burca ajoute que “Peu importe que vous soyez un gouvernement, que vous travailliez pour une entreprise du secteur privé, que vous soyez membre d’un syndicat, que vous soyez une organisation non gouvernementale membre – quels que soient vos antécédents ou le secteur dans lequel vous travaillez, ce document présente un intérêt pour vous”.

 

RETROUVEZ L’INTÉGRALITÉ DE L’INTERVIEW DE DEIRDRE DE BURCA ICI

 

“Les coalitions nationales comme celles que nous avons examinées dans le cadre du rapport peuvent fournir une infrastructure vraiment solide pour rassembler les voix, et être une voix forte et unie, en termes de plaidoyer, de campagnes, et de changement que nous devons voir dans les années à venir”, déclare Oli Henman, coordinateur d’Action pour le développement durable. Ce qui, en fin de compte, passionne Henman à propos de ce rapport et du travail des coalitions dans leur ensemble, c’est que le secteur du développement durable s’éloigne d’une structure hiérarchique pour adopter une structure horizontale qui permet de faire entendre davantage de voix.

 

RETROUVEZ L’INTERVIEW COMPLÈTE D’OLI HENMAN ICI

 

Bien que tout lecteur cherchant à développer des partenariats avec les ODD ait intérêt à lire ce document, les publics visés sont les organisations de la société civile, les coalitions elles-mêmes et les gouvernements. Ce nouveau document de travail, publié aujourd’hui, offre des exemples concrets de coalitions transformatrices en action et a été produit en collaboration avec le BCCIC, le CCCI, Action pour le développement durable et Forus.

Les 10 principaux outils d’écologisation pour le secteur de la coopération internationale

Les 10 principaux outils d’écologisation pour le secteur de la coopération internationale

Si la pandémie COVID-19 s’est avérée particulièrement éprouvante et nécessité des ajustements dans tous les aspects de notre quotidien, certains ont noté le potentiel – alors que nous nous dirigeons vers la reprise – de l’émergence d’un monde plus vert et plus durable. Dans le secteur de la coopération internationale au Canada, les organisations ont modifié leur fonctionnement, passant du travail au bureau et des déplacements, au travail à domicile et l’utilisation de technologies telles que Zoom. Alors que nous sommes témoins d’une époque remarquablement novatrice et d’une évolution vers des pratiques plus vertes et plus durables, il est possible de réfléchir et de planifier afin de s’assurer que ces changements positifs se poursuivent à long terme. Dans le cadre d’une initiative de recherche continue, l’écologisation des OSC, le CCCI a rassemblé des ressources et des outils qui peuvent aider les organisations à écologiser leurs activités et leurs programmes. En vue de la publication d’un répertoire en ligne consultable en octobre 2020, nous présentons quelques éléments pour aider nos membres à commencer dès maintenant à rendre leurs opérations et leurs programmes plus écologiques et améliorés.

 

S’engager pour des opérations et des pratiques plus écologiques commence ici ! 

 

Jetez un coup d’œil ci-dessous à la liste des 10 principaux outils et ressources du CCCI pour lancer votre organisation sur la voie de l’écologisation de ses activités.

 

Plaidoyer pour un monde vert 

  1. S’impliquer dans le Fonds vert pour le climat – Une boîte à outils de la société civile (German Watch) 

Cette boîte à outils est publiée par un consortium de la société civile à l’intention des parties intéressées à s’engager dans le Fonds vert pour le climat (FVC). Encourager et préparer la société civile à participer au FVC est apparu comme une étape nécessaire pour contribuer au succès du fonds. Cette boîte à outils vise à fournir aux acteurs de la société civile et à leurs organisations, ainsi qu’à toute autre partie prenante intéressée par le FVC, des informations, des connaissances et des conseils pertinents sur la manière de s’impliquer dans le fonds. Les leçons tirées de cette boîte à outils peuvent être appliquées à une variété d’autres mécanismes de financement et de défense des intérêts de la société civile canadienne.  

 

Programmes verts 

2. Guide pour l’organisation d’événements écoresponsables (HECOresponsable 

Ce court guide vise à aider les organisateurs d’événements à planifier et à gérer des évènements soucieux de l’environnement et du climat.  

 

3. Adaptation Layer (weADAPT) 

weADAPT.org est un espace en ligne axé sur les questions d’adaptation au climat, qui permet aux praticiens, aux chercheurs et aux décideurs d’accéder à des informations crédibles et de qualité et de partager les expériences et les enseignements tirés sur toute une série de questions relatives à l’adaptation au climat, tout en développant et en offrant un accès à des outils et à des conseils pertinents pour la planification et la prise de décisions en matière d’adaptation. Adaptation Layer est une interface weADAPT-Google Earth permettant de localiser qui fait quoi et où dans le domaine de l’adaptation à la variabilité et au changement climatique. Cet outil permet de parcourir des études de cas, des projets, des vidéos, des projections climatiques à échelle réduite et des expériences d’adaptation par une référence spatiale, et de faire des recherches par mots clés, offrant une vue instantanée de ce qui se passe déjà et où.    

 

4. Green Recovery & Reconstruction Toolkit for Humanitarian (GRRT) (Environment & Disaster Management) 

Le GRRT est une boîte à outils et un programme de formation conçus pour accroître la sensibilisation et la connaissance des approches de réponse aux catastrophes respectueuses de l’environnement. Il se compose de 11 modules de formation grâce auxquels les participants apprendront à connaître l’intersection de l’environnement et du rétablissement et de la reconstruction après une catastrophe. Bien que les catastrophes fassent des ravages, les efforts de reconstruction qui s’ensuivent représentent une occasion importante et significative de restaurer les communautés d’une manière plus responsable sur le plan environnemental et social. Les humanitaires, les praticiens de la conservation, les responsables gouvernementaux, les communautés locales et les organisations donatrices peuvent prendre des mesures pour s’assurer que les communautés se préparent aux catastrophes et reconstruisent en toute sécurité en s’attaquant activement à la durabilité environnementale, en réduisant les risques et la vulnérabilité aux catastrophes futures et en s’adaptant aux effets du changement climatique. 

 

5. Climate Change Curriculum Guide (The Jane Goodall Institute of Canada) 

Ce guide pédagogique fournit des informations, des suggestions d’activités et des conseils sur le changement climatique à l’intention des organisations qui enseignent aux élèves l’anxiété climatique. Le guide fournit également des exemples de jeunes qui prennent des mesures pour lutter contre le changement climatique. 

 

Agir plus écologiquement    

6. How to form a green team: A practical guide to create or form a green team at work (WWF-Canada) 

Le guide de l’équipe verte Living Planet @ Work fournit un guide en 5 étapes et des conseils pratiques sur la façon de créer et de faire fonctionner une équipe verte afin de maximiser le potentiel d’impact positif au sein de votre organisation.    

 

7. Greening Offices: 25 Tips to Get You Started (Cultivating Capital) 

Cet article fournit 25 conseils conçus pour lancer les efforts de votre organisation en matière de durabilité, ainsi que des liens vers des sources supplémentaires pour vous aider à vous lancer dans des opérations plus écologiques.   

 

8. Le guide du lieu de travail vert du SCFP (Syndicat canadien de la fonction publique)  

Cette brochure montre aux travailleurs les mesures qu’ils peuvent prendre pour rendre leur lieu de travail et leur communauté écologiquement durables.    

 

 9. Reducing your carbon footprint (KAIROS) PDF 

Il est important de réduire les émissions de carbone dans le monde entier, mais une grande partie de ce qui est discuté à cet égard ne se concentre pas sur le niveau d’action individuel. Dans ce guide simple et bien documenté sur la réduction des émissions de carbone au jour le jour, KAIROS fournit des conseils sur ce que chacun d’entre nous peut faire, individuellement, pour réduire nos émissions.    

 

10. Guide d’accompagnement BOMA BEST Milieux de travail durables (BOMA Canada) 

Cette certification très accessible, abordable et bilingue aide les organisations à être plus durables tout en leur permettant de mesurer et de surveiller leurs performances environnementales. Une fois certifiées, les organisations peuvent facilement mettre en œuvre des politiques, procédures et programmes supplémentaires visant à réduire leur impact sur l’environnement, faire participer leurs employés, créer un environnement de travail plus sain, soutenir les objectifs de durabilité et devenir un leader dans les efforts de durabilité des entreprises. Les domaines de développement inclus dans cette certification sont : la communication, les déchets électroniques, l’énergie, la qualité de l’air intérieur, le recyclage et le réacheminement des déchets, les voyages et les déplacements durables, l’eau, les espaces durables et les achats.   

 

Les outils ci-dessus représentent un petit échantillon de ce qui est à venir dans le répertoire d’outils verts du CCCI – Restez à l’écoute pour en savoir plus !

Vous vous sentez dépassé ou vous ne savez pas par où ou comment commencer les démarches d'écologisation de votre organisation ?

Jetez un coup d’œil au Top Reviewed Ten’s “50+ Go Green Initiatives that Might Save the World” pour une compilation remarquable de 50 initiatives et efforts écologiques de personnes et d’organisations qui luttent contre le changement climatique dans le monde. Vous y trouverez certainement de l’inspiration pour de futures initiatives conscientes de l’environnement et du changement climatique, tout en explorant de nouvelles voies pour l’écologisation!  
Le CCCI demande au Canada d’investir 1 % de sa réponse totale à la pandémie aux besoins mondiaux

Le CCCI demande au Canada d’investir 1 % de sa réponse totale à la pandémie aux besoins mondiaux

La COVID-19 a mis en évidence les inégalités au Canada et dans le monde entier.  Cette pandémie a exacerbé des écarts préexistants d‘accès aux ressources, à la santé et à la nourriture et a eu un impact disproportionné sur les groupes déjà marginalisés.  Ces disparités ne font que s’aggraver alors que le monde attend d’agir.  On estime que la COVID-19 fera basculer 71 millions de personnes dans la pauvreté extrême et 265 millions d’autres dans l’insécurité alimentaire aiguë ; et qu’elle empêchera la vaccination de 117 millions d’enfants et occasionnera 31 millions de cas supplémentaires de violence sexospécifique.  Le monde doit agir maintenant pour protéger les vies des plus vulnérables et s’assurer que personne n’est laissé pour compte. 

La COVID-19 a également mis en évidence l’interdépendance de notre monde.  Le virus a démontré que le système de santé mondial est seulement aussi fort que les plus faibles des réseaux de santé nationaux, et que notre bien-être collectif est lié les uns aux autres.  La covid-19 est une menace pour tous, partout.    

Le Canada s’est mobilisé pour lutter contre la COVID-19 sur son territoire, mais les effets du virus se font sentir à l’échelle de la planète.  Ils sont particulièrement ressentis dans l’hémisphère Sud où sa propagation s’accélère et où les inégalités existantes sont amplifiées par la pandémie. Par exemple, en raison des effets de la COVID-19 sur l’accès aux services de santé et de droits sexuels et reproductifs, les projections du scénario le moins grave prévoient les décès additionnels de 253 500 enfants et de 12 200 femmes au cours des six prochains mois.  La réalité des fermetures d’écoles a également eu un impact sur les familles du monde entier. Un milliard et demi d’enfants et de jeunes ont déjà manqué d’éducation et nombreux d’entre eux pourraient ne jamais retourner à l’école.   

Depuis des décennies, le Canada se fait le champion des droits de la personne et de l’égalité des sexes, tant chez nous qu’à l’étranger.  Durant l’une des crises les plus graves du siècle, le Canada peut jouer un rôle de premier plan dans la mise en place d’une reprise mondiale équitable et juste.  Un investissement audacieux et ambitieux dans une telle reprise montrerait au monde entier le leadership généreux et juste du Canada, et serait également un investissement dans un Canada plus fort.  Grâce à cette pandémie, nous avons tous appris que nous sommes plus forts lorsque nous sommes travaillons ensemble.    

Si le Canada doit donner la priorité à la sécurité et au bien-être des Canadiennes et Canadiens, il doit également faire sa part pour assurer une réponse efficace à la COVID-19 à l’échelle mondiale.  Il est urgent de procéder à un investissement immédiat pour atténuer les effets potentiellement catastrophiques de la COVID-19 dans les pays les plus vulnérables.  Afin de mettre fin à la pandémie mondiale, et dans le cadre d’un investissement dans une reprise juste, le Conseil canadien pour la coopération internationale (CCCI) demande au Canada de consacrer au moins 1 % de sa réponse totale à la COVID-19 – soit 2 milliards de dollars en fonds nouveaux et supplémentaires – vers une réponse mondiale qui s’attaque à la propagation du virus et à ses effets secondaires dans les pays les plus pauvres.    

Cet investissement devrait jeter les bases d’investissements supplémentaires dans le développement international afin que le Canada aide ses voisins à mieux se rétablir de cette crise.    

En ce moment, le monde a besoin du leadership du Canada. La santé et le bien-être de tous en dépendent, y compris pour les Canadiennes et Canadiens.