DÉCLARATION AUX MÉDIAS: Le gouvernement de l’Alberta met fin à 45 ans d’engagement envers les organismes de bienfaisance albertains

DÉCLARATION AUX MÉDIAS: Le gouvernement de l’Alberta met fin à 45 ans d’engagement envers les organismes de bienfaisance albertains

30 octobre 2019 – Le Conseil canadien pour la coopération internationale (CCCI) déplore la décision du gouvernement de l’Alberta d’éliminer les volets de subventions au développement international incluses dans le Programme des initiatives communautaires. La suppression de ce programmeen place depuis 45 ans, aura un effet substantiel sur les organisations de la société civile qui s’impliquent en s’attaquant aux problèmes les plus pressants de notre époque : pauvreté dans le monde, inégalité, droits des femmes, droits de la personne, protection de l’environnement, paix et démocratie dans le monde.  

La solidarité, la compassion et le respect de la dignité humaine représentent les principales raisons pour lesquelles les Albertains ont à cœur le développement international et l’atteinte des objectifs de développement durable à l’échelle mondialeÀ l’ère des changements climatiques, des migrations massives et des défis auxquels est confronté l’ordre international et qui touchent tous les Canadiens, y compris les Albertains, nous devons continuer à agir pour mettre fin à la pauvreté et aux inégalités dans le monde.   

 « Même face aux défis existant au Canada, notre pays demeure parmi les plus riches du monde.  Nous avons la responsabilité de contribuer au progrès mondial.  Face à ces défis mondiaux qui ne cessent de s’intensifier et qui affectent de plus en plus le Canada, il est dans notre intérêt de le faire.» 

Nicolas Moyer

PDG, Conseil canadien pour la coopération internationale

Contact média: 

Thida Ith, Chargée des communications et des relations avec les médias
Conseil canadien pour la coopération internationale
tith@ccic.ca
Téléphone: (613) 241-7007 poste. 343
Cellulaire: (437) 779-0883 

Le communiqué de presse ci-dessous a été émis par le Alberta Council for Global Cooperation et est disponible en anglais seulement. 

Alberta Government ends 45-year commitment to Alberta charities

Press Release by the Alberta Council for Global Cooperation

EDMONTON, AB (29 October 2019 ) – Albertan charities working to end extreme poverty and reduce inequality in the world’s most vulnerable regions got a shock on Friday after receiving letters from Alberta Culture, Multiculturalism and the Status of Women stating that the government has cut all funding to their projects.

“The Government of Alberta has been providing financial assistance to developing countries through the International Development program since 1974,” reads the letter sent out by department staff late Friday evening. Yet, to realize their commitment to Albertan citizens and to balance the budget, “the International Development grant stream has been discontinued effective immediately.”

While the grant stream was small, at only $1.5 million dollars in the 2018-9 budget, it was a vital source of dollar-to-dollar matching funds that Alberta organizations could access to carry out their activities. Over the past year alone, 69 projects were funded, including a project to supply technical training to improve access to clean water Malawi, a program to bring affordable energy to remote communities in Peru, and even a project supporting the operations of a low-risk midwifery-led birthing centre in Tanzania. While projects were implemented outside of Alberta, they leveraged the skills, expertise, technologies, passions, and private donations of Albertans to achieve their results. At a cost of only 34 cents per Albertan a year, the fund helped ensure a healthy and active charitable sector in our province as well as a diverse and vibrant economy.

“ACGC is deeply disappointed that the Government of Alberta has decided to eliminate the International Development grant stream, which for 45 years supported Alberta charities and service clubs who work with partners around the globe building strong, resilient communities,” stated Leah Ettarh, Executive Director of the Alberta Council for Global Cooperation.

In the Alberta Budget 2019 released Thursday, the Community Initiatives Program, which hosted the international development fund stream, was reduced from $28 million to $23.5 million. Rather than making cuts across all grant streams proportionately, the government reduced the budget in most streams while completely eliminating the long-standing international stream, a move which Ettarh says sends a pointed message.

“Eliminating the International Development grant stream sends a powerful signal that the current government is not concerned with achieving global sustainable development,” states Ettarh. “Furthermore, it sends the wrong message—one that Albertans do not care about those outside of our borders, and do not care about the world’s poor—a message which will not be lost on other Canadians, nor on our partners across the globe.”

“It’s an extremely simplistic view to state that we have to choose between reducing poverty in Alberta, or reducing poverty abroad,” states Ettarh. “While we must work to ensure all Albertans are living lives full of dignity and free of poverty, we must in tandem realize our global responsibility to provide support to the world’s most vulnerable communities. This small but important funding has been the commitment of the Province of Alberta for 45 years, and I believe many Albertans will be disappointed to hear this commitment has effectively ended.”

This recent decision by the Alberta government follows a similar one made in Saskatchewan in 2016 when the government of Brad Wall ended its 45-year commitment to funding international development. After the Thursday cut, only the provinces of Manitoba and Quebec remain providing grants to charities working to tackle poverty and extreme inequality abroad.

The Alberta Council for Global Cooperation will be working with the affected charities to understand the impact this cut will have on their ability to continue operating and assist them in mobilizing Albertans to support their essential work.

About the Alberta Council for Global Cooperation

The Alberta Council for Global Cooperation (ACGC) is a network of organizations and individuals, located in Alberta, working locally and globally to advance sustainable development and global citizenship. The mission of ACGC is to mobilize Albertans to become global citizens engaged in sustainable international development. We do this by building the capacity of network organizations, representing members’ interests with government and others, and increasing the awareness, knowledge, and connections of Albertans in global issues and sustainable development.

Visit www.acgc.ca

Media Contacts
Leah Ettarh, Executive Director
Alberta Council for Global Cooperation
Phone: 780-988-0200
Email: leah.ettarh@acgc.ca

Kendra Thompson, Communications Coordinator
Alberta Council for Global Cooperation
Phone: 780-988-0200
Email: kendra.thompson@acgc.ca

La famille du CCCI grandit!

La famille du CCCI grandit!

Nous sommes heureux d’acceuillir des nouveaux membres à la famille du CCCI!

Courriel : bdemers@ccic.ca

Brigitte Demers, Spécialiste et gestionnaire du Centre d’expertise pour la  prévention contre l’exploitation, le harcèlement et les abus sexuels (PEHAS)

Brigitte Demers est une experte passionnée et dévouée dans le domaine de la justice de genre, cherchant à collaborer avec des partenaires de la société civile pour prévenir la violence basée sur le genre (VBG) et intégrer l’égalité des genres et les droits de la personne dans les politiques et la pratique.

Avant de rejoindre l’équipe du CCCI, Brigitte travaillait pour le CLSC Québec, où elle a mis en œuvre le programme d’aide personnelle, familiale et communautaire (PAPFC) auprès des familles victimes de violence et/ou de négligence, et enseigné la psychoéducation à l’Université du Québec en Outaouais.

Au cours de ses 20 années de carrière, elle a travaillé comme consultante en genre et en droits de la personne auprès d’un nombre d’organisations au Mexique ; a mis en œuvre un programme d’intervention à paliers multiples pour les enseignantes rurales au Chili ; a mené plusieurs projets de recherche utilisant des méthodologies d’action participative ; et a formé divers acteurs sur des sujets connexes.

Brigitte a complété des études doctorales en criminologie critique à l’Université de Montréal et poursuit actuellement des études doctorales à l’Institut d’études féministes et de genre de l’Université d’Ottawa. Ses intérêts se concentrent sur la collaboration internationale pour des changements transformateurs sur les normes de VBG à travers le monde. Brigitte parle couramment français, anglais, espagnol et portugais.

Courriel : rgendron@ccic.ca

Renée Gendron, Assistante de programme et de recherche, Programme 2030 

Renée a étudié la psychologie, la sociologie et les sciences sociales au Canada, en Angleterre et aux Pays-Bas. Elle poursuit un doctorat en sciences humaines. Sa thèse porte sur une nouvelle méthode d’analyse des conflits armés violents et sur l’application de ce modèle d’analyse au conflit en Tchétchénie. Renée a travaillé sur des contrats de recherche pour l’Institut international pour la paix, l’Institut pour la démocratie et l’assistance électorale, et a mené des recherches sur le terrain dans le Caucase.

Elle a publié des articles évalués par des pairs en comité de lecture dans les domaines de la résolution des conflits, du leadership, des relations internationales, des négociations et du Caucase. Elle est coauteure d’un livre universitaire sur l’édification de l’État dans les sociétés fondées sur le clan, qui devrait être publié par Brill à la fin de 2019 ou au début de 2020. Elle est également une médiatrice dûment formée.

Renée a eu une double carrière en affaires et en recherche. Elle a offert des formations de perfectionnement professionnel à divers auditoires, a élaboré du contenu de formation accréditée et a prononcé des allocutions devant 800 personnes.

Courriel :  alaboccetta@ccic.ca

Arianna Laboccetta, Assistante de recherche

Arianna Laboccetta se joint au CCCI avec une formation en études des conflits, en droits des travailleurs et en engagement communautaire. Avant de rejoindre le CCCI, elle a travaillé en administration municipale et en consultation axée sur l’engagement des parties prenantes et des collectivités autochtones et sur la gestion de l’information.

Au cours de ses études supérieures, Arianna a travaillé à l’Université d’Ottawa à titre d’associée de recherche, où elle a conçu, dirigé et supervisé un groupe de recherche axé sur les réseaux de réconciliation, de paix et de développement liés aux droits de la personne et à la résolution des conflits.

Arianna a vécu à Quito, en Équateur, où elle y a fait du bénévolat auprès d’enfants travaillant dans une zone marginalisée. Arianna a également travaillé aux Affaires bilatérales et régionales du travail au sein du gouvernement fédéral, où elle a effectué des recherches et apporté un soutien politique en matière de droits du travail et d’enfants travailleurs dans les pays en développement.

Arianna est titulaire d’un baccalauréat en affaires publiques et en gestion des politiques de l’Université Carleton et d’une maîtrise en études des conflits de l’Université d’Ottawa.

Déclaration aux médias: le CCCI félicite le Parti libéral du Canada pour sa victoire aux élections fédérales 2019

Déclaration aux médias: le CCCI félicite le Parti libéral du Canada pour sa victoire aux élections fédérales 2019

Ottawa, ON (22 octobre 2019) – Le Conseil canadien pour la coopération internationale (CCCI), l’association nationale du Canada représentant les organisations humanitaires et de développement international, félicite le Parti libéral du Canada d’avoir remporté les élections fédérales hier. 

Le CCCI aimerait remercier le Parti libéral du Canada d’avoir pris le temps de répondre à notre questionnaire aux partis fédéraux et de partager sa position et ses priorités concernant le développement international et les questions de politique étrangère. Nous nous réjouissons à la perspective de continuer à collaborer avec le gouvernement du Canada sur ces questions. Nous espérons voir une augmentation réelle des investissements par rapport au revenu national brut, ce qui permettrait au Canada d’atteindre l’impact correspondant à l’ambition de ses politiques progressistes. 

Le CCCI a apprécié les relations positives et productives avec le gouvernement du Canada, notamment de solides relations de travail avec les ministres Marie-Claude Bibeau et Maryam Monsef. Au cours des dernières années, le gouvernement s’est fixé des objectifs ambitieux dans le cadre de sa Politique d’assistance internationale féministe pour concentrer l’aide internationale du Canada sur l’appui à l’égalité des sexes en tant qu’élément essentiel du développement durable. Cette politique a un potentiel énorme pour apporter des changements positifs durables aux populations du monde entier. Le CCCI espère que le gouvernement du Canada continuera de collaborer avec les organisations de la société civile pour établir les cadres nécessaires à la réalisation des objectifs fixés dans la politique. 

Citations:  

 

«L’appui du Canada à la coopération internationale témoigne de l’importance qu’il accorde à sa position de chef de file et à faire sa juste part dans le monde. Le CCCI se réjouit de continuer à travailler avec le gouvernement du Canada pour améliorer l’aide internationale du Canada, en vue de faire du Canada un chef de file mondial dans un monde en constante évolution et interconnecté. » 

Nicolas Moyer

PDG, Conseil canadien pour la coopération internationale

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À propos du Conseil canadien pour la coopération internationale (CCCI)
Le Conseil canadien pour la coopération internationale (CCCI) est l’association nationale du Canada représentant les organisations humanitaires et de développement international. En collaboration avec ses organisations membres, le CCCI cherche à éliminer la pauvreté dans le monde et à promouvoir la justice sociale et la dignité humaine pour tous. Le CCCI s’est engagé à faire de cet objectif une priorité publique et à encourager les actions nécessaires pour faire de ce monde sans pauvreté une réalité. 

Pour toute question des médias :
Thida Ith, agente des médias et des communications
tith@ccic.ca
Tél. : (613) 241-7007 poste 343
Cellulaire : (437) 779-0883

Discussions, politiques et financements de l’action humanitaire

Discussions, politiques et financements de l’action humanitaire

 

Réunion des Chefs des agences du RIH

Les dirigeants des organisations membres du Réseau d’intervention humanitaire (RIH) du Canada se sont réunis le 30 septembre à Montréal lors de la réunion des chefs des agences du RIH. Cet événement annuel rassemble les directeurs généraux et PDGs des organisations membres du RIH, le personnel cadre du secteur humanitaire et des représentants du gouvernement du Canada pour discuter de leur expérience collective en matière d’intervention humanitaire. La réunion a donné lieu à de riches discussions sur une variété de sujets portant sur le thème du « rôle du leadership organisationnel dans le renforcement du système humanitaire canadien ».

La journée a débuté par des présentations de dirigeants portant sur des questions clés qui touchent à l’ensemble du secteur. Les questions abordées par les dirigeants présents dans la salle incluent, entre autres, les politiques et le financement de l’action humanitaire, la réglementation relative aux organismes de bienfaisance et la localisation. Une discussion de groupe s’est également tenue pour creuser en profondeur les nuances qui existent pour ceux qui travaillent à l’intervalle entre l’humanitaire, le développement et la paix, mais aussi pour explorer comment faire valoir les principes humanitaires d’impartialité, de neutralité, d’indépendance et d’humanité tout en intégrant des solutions à long terme plus durables, de renforcement de la résilience et sensibles au genre dans les réponses aux crises et conflits prolongés. À la suite de la dite discussion de groupe, 29 dirigeants d’organisations humanitaires canadiennes ont signé une déclaration conjointe confirmant leur engagement à travailler dans une dynamique intégrée et inclusive pour permettre une meilleure collaboration entre les secteurs de l’humanitaire, du développement et de la paix. Cette déclaration, première du genre formulée par un groupe de dirigeants d’organismes au Canada, affirme que les approches intégrées ont pour objectif final le développement de solutions durables pour les populations touchées par les crises.

En après-midi, la discussion s’est concentrée sur les organisations humanitaires, en s’appuyant sur l’accent mis sur les politiques et la programmation lors des discussions de la matinée. Des séances ont été organisées pour encourager les dirigeants à réfléchir à la façon d’appuyer un secteur plus diversifié et inclusif, et à la responsabilité de l’employeur qui doit prendre toutes les mesures raisonnablement possibles pour assurer la santé, la sécurité et le bien-être des employés. La journée s’est clôturée par un discours-programme inspirant de Solange Tuyishime, PDG d’Elevate International et ambassadrice d’UNICEF Canada. Dans l’ensemble, la journée a été remplie d’occasions pour les leaders d’établir des liens entre eux – un moment unique pour le secteur.

 

J’ai trouvé les sujets tout à fait pertinents et je crois qu’il y avait beaucoup de choses qui pourraient être rapportées à mon organisation et faire l’objet d’un suivi. La séance sur la diversité a été particulièrement utile pour nous pousser à réfléchir davantage sur l’inclusion.

Commentaire d’un participant

Politique humanitaire

Lors de la réunion, le CCCI a présenté un examen de l’évolution récente des politiques et du financement de l’action humanitaire. Voici, ci-dessous, les messages clés :

Après plusieurs mois de consultation à travers le processus consultatif vaste et exhaustif d’examen de l’aide international, le Canada a lancé, en juin 2017, sa nouvelle Politique d’aide internationale féministe (PAIF). L’aide humanitaire a été intégrée au sein de cette politique, regroupée aux côtés de la santé, de la nutrition et de l’éducation dans le cadre du domaine d’action « Dignité humaine ».

Pourtant, bien que l’aide humanitaire ait été, en quelque sorte, assimilée au cadre de la PAIF, elle s’est, par contre, distinguée sur le plan de la mise en œuvre. Quelque deux ans plus tard, en avril 2019, le Canada a lancé sa Politique en matière d’égalité des genres dans l’action humanitaire, la première d’une série de politiques des champs d’action de la PAIF.

L’histoire derrière le leadership du secteur humanitaire dans la mise en œuvre de la PAIF est aussi celle de l’engagement de la société civile. À la fin de 2017, dès que le gouvernement a annoncé qu’il élaborerait une série de politiques pour guider la PAIF, le Groupe de politiques et de plaidoyer sur l’aide humanitaire du Conseil canadien pour la coopération internationale a préparé une soumission conjointe complète et substantielle proposant des principes et des activités pour une politique humanitaire féministe. Cela faisait suite à la demande de longue date de la société civile, réclamant une politique humanitaire canadienne définie – ce qu’Affaires mondiales Canada (AMC) semblait disposé à réaliser dans le contexte de la PAIF. Dans sa soumission, le secteur humanitaire a demandé que l’accent soit mis sur une approche intersectionnelle de l’aide humanitaire qui reconnaisse le lien entre l’intervention humanitaire, le développement et la consolidation de la paix.

Après plus d’un an de va-et-vient entre le personnel ministériel et les bureaucrates d’AMC, l’équipe humanitaire d’AMC s’est ensuite tournée vers le Groupe de politiques et de plaidoyer sur l’aide humanitaire et vers le Réseau d’intervention humanitaire (RIH) du Canada pour obtenir leurs commentaires ou contributions à une ébauche de politique humanitaire. Le secteur humanitaire a par la suite donné une rétroaction substantielle, notant les possibilités d’améliorer les textes relatifs au droit, de clarifier les champs d’application et de renforcer l’accent mis sur les liens intersectoriels des programmes.

Cette rétroaction a été assez bien reflétée dans la version finale de la politique présentée en avril 2019, lors des Réunions de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, à la suite de laquelle le Groupe de politiques et de plaidoyer sur l’aide humanitaire a fait une déclaration commune en réponse au lancement de la politique humanitaire.

Au fur et à mesure que les engagements forts de la PAIF et de la politique humanitaire poursuivent leur mise en œuvre par le biais d’orientations et de plans internes, ceux-ci devraient être développés conjointement par l’AMC et la société civile, s’appuyant à la fois sur les politiques et la pratique.

 

Financement de l’action humanitaire

Les changements apportés à la politique humanitaire canadienne coïncident avec les changements apportés au financement humanitaire canadien. Ces tendances sont présentées dans une nouvelle analyse du CCCI qui a été présentée au Réseau d’intervention humanitaire lors de la réunion des chefs des agences et qui est désormais publiée.

Veuillez lire l’analyse ici:  Financement humanitaire 2019

 

 

 Aislynn Row est la Coordinatrice du Réseau d’intervention humanitaire (RIH) du Canada.

 

 

Gavin Charles est Chef d’équipe politique au Conseil canadien pour la coopération internationale (CCCI).

Le Conseil canadien pour la coopération internationale publie des recommandations visant à améliorer le cadre réglementaire et législatif du secteur de la bienfaisance au Canada

Le Conseil canadien pour la coopération internationale publie des recommandations visant à améliorer le cadre réglementaire et législatif du secteur de la bienfaisance au Canada

Ottawa, ON (15 Octobre 2019) – Le Conseil canadien pour la coopération internationale (CCCI) a publié aujourd’hui une note d’information qui démontre que les organismes de bienfaisance canadiens, œuvrant à l’échelle internationale, sont régis par un ensemble de dispositions qui restreignent leur capacité de s’associer efficacement dans la réalisation de leur mandat. Intitulée « Organismes de bienfaisance sous directives et partenariats contrôlés », la note d’information examine deux éléments relatifs au cadre réglementaire et législatif : les dispositions en matière de « direction et de contrôle »  et la législation antiterroriste.

 

Pour télécharger la note d’information intégrale, veuillez consulter le site Web du CCCI ici : Bienfaisance dirigée et partneariats contrôlés

 

Ladite note d’information contient des recommandations qui reposent sur une analyse documentaire, un sondage effectué auprès des organismes de bienfaisance canadiens et des recherches comparatives, dont des entrevues avec des coalitions nationales d’organismes de bienfaisance issues d’autres pays à revenu élevé. Le CCCI émet également des recommandations sur la façon dont le gouvernement du Canada peut améliorer le cadre réglementaire et législatif du secteur canadien de la bienfaisance.

 

Cette analyse présente une perspective unique sur cette question qui, par ailleurs, concerne spécifiquement le secteur de la coopération internationale. Elle inclut des contributions de la Coalition pour la surveillance internationale des libertés civiles (CSILC), qui a collaboré à la rédaction de la section portant sur la législation antiterroriste.

 

La présente note d’information a été réalisé avec le soutien financier de la Muttart Foundation.

 

On exige des organismes de bienfaisance canadiens, œuvrant à l’échelle internationale, qu’ils exercent un très haut degré de contrôle opérationnel de leurs activités. Malheureusement, on risque ainsi de saper les principes de bon partenariat et de développement efficace. Il existe heureusement des moyens d’améliorer [la situation], et nous pouvons nous inspirer de l’expérience d’autres pays et de l’expertise du secteur de la bienfaisance canadien.

Gavin Charles

Chef d'équipe politique, Conseil canadien pour la coopération internationale

Les Canadiens s’attendent à ce que les organismes humanitaires assurent un appui indispensable et vital partout où cela s’avère nécessaire. Malgré tous leurs efforts, ils se heurtent à des lois antiterroristes larges, vagues et inutiles qui font plus pour mettre les gens en danger que pour prévenir les crimes violents. Les futurs gouvernements devraient prendre des mesures décisives pour corriger ces lois inquiétantes.

Tim McSorley

Coordinateur national, Coalition pour la surveillance internationale des libertés civiles

Les dispositions en matière de « direction et de contrôle »  qui régissent les organismes de bienfaisance canadiens sont inhabituelles et uniques parmi les pays comparables. Ces règles imposent un coût de transaction élevé au financement canadien de projets internationaux et minent les relations de partenariat avec d’autres pays. Nous invitons le gouvernement du Canada à engager un dialogue et des consultations avec les organismes de bienfaisance canadiens qui œuvrent à l’échelle mondiale afin de s’assurer que sa politique sur la surveillance des ressources de bienfaisance reflète les engagements du Canada envers les partenariats et la localisation dans le cadre de la coopération au développement et de l’aide humanitaire.

Nicolas Moyer

Président-PDG, Conseil canadien pour la coopération internationale

Historique et contexte :

  • En 2016, le CCCI a présenté un mémoire dans le cadre de la consultation de l’Agence du revenu du Canada sur les activités politiques des organismes de bienfaisance. Ce mémoire qui s’intitule « Organismes de bienfaisance modernes, règles anciennes : les activités liées aux politiques publiques » est disponible ici.
  • En septembre 2018, le CCCI a présenté un témoignage oral dans le cadre des consultations en vue du budget de 2019. L’un des thèmes abordés était le rôle fondamental que jouent les organismes de bienfaisance dans la réussite économique et sociale du Canada. Ledit témoignage est disponible ici.
  • En mai 2019, le CCCI a présenté une liste de recommandations dans le cadre d’une étude du Sénat sur le secteur de la bienfaisance. Ledit document est disponible ici.

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À propos du Conseil canadien pour la coopération internationale (CCCI) :

Le Conseil canadien pour la coopération internationale (CCCI) est l’association nationale du Canada qui représente les organisations humanitaires et de développement international. De concert avec ses organisations membres, le CCCI cherche à mettre fin à la pauvreté dans le monde et à promouvoir la justice sociale et la dignité humaine pour tous. Le CCCI s’est engagé à faire de cet objectif une priorité publique et à encourager les mesures nécessaires pour faire d’un monde sans pauvreté une réalité.

 

Contact média :

Thida Ith, Chargée des communications et des relations avec les médias
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Nouveau membre du CCCI: Hope and Healing International

Nouveau membre du CCCI: Hope and Healing International

Le CCCI est heureux d’accueillir Hope and Healing International (anciennement cbm Canada) comme tout nouveau membre !

Hope and Healing International a plus de 110 ans d’expérience en développement de programmes communautaires éprouvés qui aide des millions de personnes à sortir du cercle vicieux de la pauvreté, leur permettant ainsi de bénéficier de changements réels et durables.

En coopération avec des partenaires établis dans 16 pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine, Hope and Healing International travaille avec des médecins, des enseignantes et enseignants, des intervenantes et intervenants des services de santé, et des défenseurs de l’intérêt communautaire. Ils sensibilisent et mobilisent les Canadiens qui défendent avec passion l’idée de redonner espoir et de prodiguer des soins médicaux aux enfants et aux familles pris dans le cycle de pauvreté et d’handicap.

L’organisation travaille sur :

  • La prévention et le traitement médical
  • La réhabilitation
  • L’instauration de l’égalité des chances

Pour en savoir plus sur l’organisation et sur les activités qu’elle mène, veuillez consulter son site Web.