Le sommaire du rapport d’évaluation définitif du programme Prochaine génération est en ligne!

Le sommaire du rapport d’évaluation définitif du programme Prochaine génération est en ligne!

Le programme Prochaine génération tire à sa fin. Le temps est venu de réfléchir aux multiples réalisations qui ont vu le jour dans notre secteur grâce à ce programme qui a alimenté des décisions sur le plan des politiques, de la pratique et des investissements par les organismes de la société civile, les établissements universitaires, les réseaux, les bailleurs de fonds et les gouvernements. Il a aussi permis d’avancer des recommandations qui ont souligné l’importance des partenariats efficaces, l’inclusion des jeunes, les nouvelles technologies, le suivi, l’évaluation et l’apprentissage et, surtout, la collaboration durable rendue possible par un environnement qui facilite la collaboration entre chercheurs et praticiens. La réussite du programme est attribuable à la capacité de l’Association canadienne d’études du développement international et du CCCI de repenser les activités en cours en leur appliquant une dimension de collaboration, c.-à-d. en insistant sur l’importance de la collaboration entre le milieu universitaire et la société civile. Voilà l’essence même du programme. 

 

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DEUX SOLUTIONS EN RÉPONSE À DES BESOINS FONDAMENTAUX

DEUX SOLUTIONS EN RÉPONSE À DES BESOINS FONDAMENTAUX

Initialement publiée par Future of Good

 

Visez les objectifs 

 


SOULIGNER L’IMPORTANCE 

Pour marquer le trentième anniversaire de la Semaine du développement international, le Conseil canadien pour la coopération internationale (CCCI) et Entraide universitaire mondiale du Canada (EUMC) ont créé les Prix de l’innovation et de l’impact décernés à une personne et à un organisme canadien en raison de leur contribution au développement mondial et à l’aide humanitaireNous nous adressons aux deux lauréats dont le travail porte tant sur l’aide alimentaire et l’hygiène publique que l’habilitation d’entrepreneurs


 

Cette année marque le trentième anniversaire de la Semaine internationale du développement, une initiative annuelle qui salue la contribution du Canada à l’aide humanitaire mondiale« Visez les objectifs » est le thème retenu cette année. Il fait référence au Programme des objectifs de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies et invite la population canadienne à ne ménager aucun effort pour améliorer notre monde, tous ensemble.  

De multiples exemples de solutions destinées à régler certains des problèmes les plus criants au monde, que ce soit en matière de santé ou de logement, proviennent du CanadaGrowcer est une entreprise canadienne qui répond au problème de l’insécurité alimentaire par la fourniture de systèmes mobiles de culture qui permettent aux individus, collectivités et organismes de cultiver localement et sans effort des aliments, que ce soit en région arctique ou désertiqueYouth Challenge International habilite des jeunes pour qu’ils créent des solutions prêtes à être mises en marché qui répondent à un problème mondial et qui s’articulent autour de la santé, de l’environnement et des inégalités inhérentes aux emploisDe nombreuses jeunes entreprises financières canadiennes qui se préoccupent de leur impact sociétal aident des Canadiens et des Canadiennes à se sortir de l’endettement tandis que, dans le nord du Canada, on continue à battre la marche de l’innovation qui améliore les conditions de vie. 

Au cours des dix dernières années, une telle inventivité est devenue plus essentielle que jamais pour atteindre les objectifs de développement durablePour célébrer les acteurs du changement, le Conseil canadien pour la coopération internationale (CCCI) et Entraide universitaire mondiale du Canada (EUMC), en collaboration avec le jury du Prix Lewis-Perinbam, ont dévoilé le nom delauréats des Prix de l’innovation et de l’impact qui saluent la contribution d’individus et d’organismes canadiens créateurs de solutions uniques et pratiques pour le développement international et les interventions humanitaires. 

 

Crédit photo Banque canadienne de grains 

 

Jim Cornelius, directeur général de la Banque canadienne de grainsest le récipiendaire du prix décerné à un individu cette année en reconnaissance de son travail novateur dans le domaine des politiques de l’aide alimentaire.  

La Banque canadienne de grains vise l’éradication de la faim dans le monde en fournissant des aliments aux populations de pays en développement en situation de criseGrâce à son directeur, l’organisme a défendu des changements de politiques qui aident les collectivités à mieux s’organiser pour se nourrir tout en sensibilisant la population canadienne à la faim dans le mondeLa Banque canadienne de grains entretient des liens avec plus de quarante pays et est venue en aide à plus de 800 000 personnes à ce jour. 

Auparavant, l’aide alimentaire était un moyen de se départir des surplus agricolesLorsque Jim Cornelius a joint les rangs de l’organisme, 90 % des céréales et autres produits étaient expédiés à partir du CanadaEn dépit du fait qu’ils servaient à nourrir des populations, ils perturbaient les marchés locaux et les affaires des producteurs sur place« J’ai réalisé une étude importante sur l’achat local par la Banque canadienne de grains et, après mûre réflexion, il m’a semblé plus logique d’acheter localement que d’expédier du Canada. » 

Ce changement d’approche a permis d’installer dans les pays partenaires un climat de sécurité alimentaire à long terme en faisant profiter les petites exploitations agricoles de demandes accrues de la part des consommateurs tout en respectant les habitudes alimentaires locales. 

Le directeur et son équipe ont remis en question les pratiques qui prévalaient alors« Il n’a pas suffi de persuader des décideurs et des ministres, il a aussi fallu convaincre la communauté agricole du Canada pour qu’elle ne s’oppose pas au changementNous avons d’abord établi les raisons d’instituer le changement proposé puis nous nous sommes attaqués à l’aspect politique. Il nous a fallu dix ans pour y parvenir. » 

En avril 2008, ils sont parvenus à convaincre le gouvernement canadien de modifier sa politique d’aide alimentaire si bien qu’aujourd’hui, la majorité des denrées destinées à l’aide alimentaire sont acquises dans les pays en développement« Il faut établir des liens et décortiquer les dynamiques politiques. Il faut comprendre comment on peut amener des gens à travailler ensemble au service d’une cause. Nous nous sommes dotés d’une mission simple, ajoute-t-il. Nous axons nos efforts sur la faim et sur le ralliement des gens autour de cette cause. » 

 

Crédit photo: iDE 

 

Tout comme la Banque canadienne de grains, l’organisme iDE, lauréate du Prix de l’innovation et de l’impact décerné à un organisme, a travaillé en étroite collaboration avec le gouvernement du Canada et d’autres pays pour réaliser sa mission ayant un impact sociétalCet organisme à but non lucratif s’attaque à la pauvreté en aidant la création d’entreprises dans des pays à faible revenu, contribuant ainsi à la croissance économique. 

Voici comment Stuart Taylor décrit l’organisme qu’il dirige : « L’entreprise a toujours été au cœur de la mission d’iDE. Nous nous centrons sur la possibilité, pour ceux qui vivent dans la pauvreté, de trouver des moyens durables de s’en sortir et d’assurer la prospérité à leur façon. » 

Le premier projet d’iDE a porté sur la fabrication de carrioles à âne dans un camp de réfugiés de Somalie« Les Nations Unis ont jugé l’idée farfelue. C’est un camp de réfugiés, pourquoi vouloir créer une entreprise? Mais les personnes qui vivent dans des conditions extrêmes comme celle-là, souvent parce qu’elles n’ont pas d’autre choix, sont celles qui manifestent le plus fort esprit entrepreneurial au monde. Le projet s’est donc soldé par une réussiteLes individus affichent la créativité, l’inventivité et la ténacité pour trouver des solutions et créer un changement véritable dans leur collectivité. » 

C’est l’initiative WASH d’iDE qui a permis à l’organisme de remporter le Prix de l’innovation et de l’impact. WASH a été mis sur pied pour améliorer l’hygiène publique au moyen de techniques de marketing : « Nous accordons de l’attention aux détails comme la couleur des latrines, la céramique et le design souhaités. Nous produisons rapidement les prototypes pour nous assurer que le produit mis en marché répond vraiment aux désirs des gens, précise le directeurCe produit doit être abordable, bien que certaines personnes veuillent payer plus cher pour avoir quelque chose qui répond à leurs désirs. Parfois, nous oublions de charger l’extra – ou nous l’omettons en toute connaissance de cause. » 

Au Cambodge, iDE avait vendu 309692 latrines en 2019. Un succès. 

iDE offre aussi une aide sociale innovante, notamment un test psychométrique, à ceux qui souhaitent faire un investissement. « Ce test nous indique si la personne est apte à rembourser les mensualités de son emprunt, explique le directeur. Il renseigne sur son attitude face à l’argent et est fondé sur un modèle statistique dynamique qui génère des probabilitésLe processus d’attribution de l’aide est plus efficace car il n’est plus nécessaire d’obtenir des relevés bancaires et un garant. Le test émet une réponse presque instantanée. » 

iDE est un pionnier du développement axé sur le marché. À ce jour, l’organisme a eu des répercussions sur plus de 23 millions de personnes dans le monde grâce à ses nombreux programmes et est présent dans 11 pays depuis longtemps. 

La Semaine du développement international est l’occasion de célébrer des contributions canadiennes comme celles décrites ci-dessusEn décernant les Prix, le CCCI et EUMC entendent promouvoir la valorisation d’un secteur du développement mondial plus pertinent, réactif et efficace pour lequel l’innovation est centrale.

 

La rédactrice indépendante Nickie Shobeiry s’intéresse aux domaines de l’impact sociétal, de l’entrepreneuriat et des arts. 

Prix Innovation et Impact – Annonce des gagnants

Prix Innovation et Impact – Annonce des gagnants

Le Conseil canadien pour la coopération internationale (CCCI) et Entraide universitaire mondiale du Canada (EUMC), en collaboration avec le jury du Prix Lewis-Perinbam, sont heureux de dévoiler le nom des lauréats du prix Innovation et Impact décerné en l’honneur de Lewis Perinbam.

Jim Cornelius, directeur général de la Banque canadienne de grains, et iDE Canada reçoivent cette année le prix destiné respectivement à un individu et à un organisme. Tous deux ont su démontrer l’engagement et la volonté nécessaires pour produire un impact durable à l’aide de moyens novateurs qui s’attaquent aux défis les plus complexes de notre monde.

« Au cours de sa longue et riche carrière, Jim a fait la preuve que des Canadiens et des Canadiennes de bonne volonté et de toutes les couches de la société peuvent véritablement faire une différence au chapitre de la sécurité alimentaire, l’un des besoins les plus élémentaires dans le monde, grâce à leur imagination et leur empathie. » C’est ce que déclare Jean-Marc Mangin, président du prix Lewis-Perinbam. «  Par son leadership à la Banque, en particulier, Jim a mobilisé une bonne partie de la population canadienne, surtout en région rurale. Son action est bénéfique pour le legs de Lewis Perinbam car elle montre que les Canadiens et les Canadiennes sont bien préparés pour imaginer de nouvelles approches novatrices et prometteuses en vue de faire face aux défis auxquels le monde fait face. »

Ian Hamilton, président du comité organisationnel et de sélection des candidats, estime qu’iDE Canada a fait preuve d’une extraordinaire capacité d’innovation dans le cadre du projet Sama, au Ghana.

« Le projet d’iDE Canada a résolu un important problème d’hygiène publique au moyen d’un modèle de gestion durable et évolutif et d’une solution de financement mixte, déclare-t-il. Ils ont mis au point de nouvelles approches pour atteindre la population dans les régions rurales les plus reculées et mal desservies par les moyens de transport, ont comblé un manque de connaissances par la prestation de formations et ont adapté leur approche à un environnement où l’on parle 26 langues différentes. iDE a réellement relevé les défis par la mise en place de solutions inventives, ancrées dans le contexte local et basées sur les besoins et l’avis des utilisateurs de son produit. »

 

À propos de Jim Cornelius

 

Jim Cornelius occupe le poste de directeur général de la Banque canadienne de grains depuis plus de vingt ans. Au cours de cette période, il a non seulement gouverné l’organisme mais a aussi guidé le secteur en général et la communauté de la sécurité alimentaire. Jim Cornelius a tenu un rôle déterminant dans l’établissement de partenariats novateurs et la réunion d’acteurs divers en vue de consolider les interventions du Canada en matière d’aide alimentaire. Il a aussi contribué, par son leadership, à la mise en place d’une collaboration positive et continue entre le secteur du développement international et le gouvernement. En plus d’apporter son aide à la structuration d’une communauté coordonnée dont les actions en faveur du développement international sont percutantes, il s’est consacré à la mobilisation des Canadiens et des Canadiennes dans la lutte aux enjeux mondiaux.

 

À propos d’iDE Canada

 

iDE Canada crée des activités économiques et des possibilités de gagner un revenu dans des pays en développement partout dans le monde. iDE Canada, de concert avec des partenaires de l’ensemble de l’organisme, ont mis au point un modèle novateur pour régler un problème important d’hygiène publique dans des régions rurales du Ghana. Poussé par son engagement et son leadership à l’échelle locale, l’organisme a établi une entreprise indépendante qui vend des produits et des services d’assainissement dans un marché difficile. 

 

En l’honneur de Lewis Perinbam

 

Lewis Perinbam, O.C. (1925-2007) est un pionnier de la promotion développement international au Canada. Tour à tour directeur exécutif fondateur du CUSO, premier secrétaire général à temps plein de la Commission nationale du Canada pour l’UNESCO et président-directeur général d’Entraide universitaire mondiale du Canada, il est entré au service de l’Agence canadienne de développement international à ses débuts, en 1969, et est devenu ensuite directeur fondateur de sa Division des organisations non gouvernementales. Il a ensuite été nommé vice-président du Programme de partenariat canadien où il a mis sur pied plusieurs programmes qui ont fait du Canada un chef de file en matière de collaboration entre la société civile et le gouvernement. En 2000, il a dirigé le Groupe de travail sur la participation des minorités visibles dans la fonction publique, lequel a entraîné de profonds changements dans l’ensemble du gouvernement. Le prix qui reconnaît son exceptionnelle contribution lance un appel à l’action en nous rappelant qu’une innovation ambitieuse à l’échelle du système est toujours possible.

 

Les Canadiens appuient une augmentation des dépenses pour l’aide internationale

Les Canadiens appuient une augmentation des dépenses pour l’aide internationale

Ottawa, le 5 février 2020 – Les chiffres sont clairs: Une majorité de Canadiens veulent que leur pays fasse davantage pour aider les personnes les plus pauvres et les plus vulnérables du monde.
 

Cette année, pour la 30e édition de la Semaine du développement international (2-8 février), le Conseil canadien pour la coopération internationale (CCCI) a commandé un sondage d’opinion publique pour savoir où se situent les Canadiens sur la question de l’aide aux pays en développement.

 

Le sondage, mené par Abacus Data, montre que 74% des répondants désirent que le Canada joue un rôle de premier plan, ou du moins que sa contribution corresponde à celles des pays similairement développés.

 

L’aide au développement officielle (ADO) permet aux personnes les plus pauvres et les plus vulnérables du monde à répondre à leurs besoins fondamentaux, tels que l’eau, la nourriture, un abri, des soins médicaux et l’éducation. Elle fournit des biens et services d’urgence en réponse aux catastrophes naturelles et autres crises humanitaires. La contribution du Canada à l’ADO se situe actuellement à 0,28 % du revenu national brut (RNB). C’est-à-dire 28 sous pour chaque tranche de 100 $ de revenus. 

«Lorsque les Canadiens découvrent quelle proportion de notre richesse nationale est consacrée à l’ADO, ils sont généralement surpris de voir à quel point ce chiffre est petit», a déclaré Nicolas Moyer, président et chef de la direction du CCCI. “Évidemment, il faut régler nos problèmes chez nous, mais nous sommes une nation riche et nous pouvons et devons au moins faire notre juste part pour aider les autres dans le monde”, a-t-il ajouté.

En 1969, grâce au leadership du Canada, les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) se sont engagés à affecter 0,7 % de leur revenu national brut (RNB) à l’aide au développement. Depuis lors, le Canada n’a jamais réussi à atteindre cet objectif. En fait, le niveau actuel de 0,28 % est le plus bas en 50 ans.

Si l’on cherche à savoir pourquoi le Canada devrait augmenter son niveau d’ADO, nombre de raisons convaincantes trouvent écho auprès des Canadiens. La principale d’entre elles, et sans surprise dans le contexte de l’épidémie actuelle de coronavirus, est que l’investissement dans les systèmes de santé à l’étranger peut réduire la propagation des maladies infectieuses. En effet, 88 % des répondants soutiennent cet argument. 

Un autre avantage de l’ADO est de nature économique. En fournissant de l’aide, le Canada contribue à développer des compétences, à attirer des investissements et à établir des relations qui mènent à de nouveaux partenariats commerciaux. Les sondages montrent que 87 % des Canadiens pensent que c’est une excellente ou une bonne raison d’augmenter l’ADO. Le Vietnam, où le Canada a versé plus de 1,5 milliard de dollars en aide au développement, en offre un bel exemple. En 1993, le commerce bilatéral annuel du Canada avec le Vietnam s’élevait à 50 millions de dollars. En 2018, il était passé à 6,5 milliards de dollars. 

Bien que ces raisons justifient aisément l’augmentation de l’ADO, le sentiment qu’en tant qu’une des plus grandes économies du monde, le Canada a l’obligation morale d’aider les autres exerce également une grande influence sur les Canadiens de toutes tendances politiques. 

«Surtout, nous savons que l’aide fonctionne, qu’elle a des impacts tangibles et mesurables sur la vie des individus et des familles qui tentent d’améliorer leur situation et de garder espoir», a déclaré M. Moyer. “Ceci est vraiment le meilleur argument.” 

Pour plus d’informations sur ce que le CCCI et ses membres organisent pendant la Semaine du développement international 2020, veuillez voir ici. 

Pour un résumé des résultats du sondage d’Abacus Data, veuillez voir ici.

 

-30- 

 

À propose du CCCI: Nous sommes l’association qui réunit les organismes canadiens du secteur du développement international et humanitaire. Nous représentons plus de 2 000 organismes canadiens qui s’attaquent à la pauvreté dans les pays en développement et aident les survivants des catastrophes humanitaires. Nous plaidons en faveur de l’utilisation efficiente de l’aide apportée par le Canada pour aider les populations les plus démunies et les plus vulnérables de la planète.  

Des regroupements animés par l’espoir

Des regroupements animés par l’espoir

Cette semaine, nous mettrons en lumière des histoires d’impact et de changement de la part de nos membres.  Pour lancer la semaine du développement international, voici un blog de KAIROS sur «Des regroupements animés par l’espoir.» Restez à l’écoute pendant le reste de la semaine pour d’autres histoires de nos membres.

J’ai rarement vu quoi que ce soit d’aussi merveilleux que ce groupe de femmes et d’enfants venu accueillir la délégation de KAIROS à Thabra, en CisjordanieLgroupe qui a souhaité la bienvenue en Palestine et en Israël à notre délégation de dix personnes composée de dignitaires et de personnel d’église était incroyablement accueillant, souriant et désireux de nous serrer la mainAprès notre arrivée, les femmes nous ont confié que les rares visiteurs de l’étranger ne se préoccupent pas d’entendre la voix des femmes vivant en territoire occupé. 

Cette rencontre avec des groupes de femmes bénéficiant du soutien de KAIROS et d’Affaires mondiales Canada est la première d’une série de quatre. Lucy Talgieh, coordonnatrice de projets visant les femmes du centre palestinien Wi’am de transformation des conflits, en est la tête dirigeante. Les femmes tissent dans ces groupes des liens l’amitié, bénéficient d’un soutien socialsont informées des droits de la personne et deviennent aptes à assurer un leadership dans la consolidation de la paixLe centre Wi’am est un élément vital de la société civile palestinienne. Il offre un espace  les communautés palestiniennes sont informées au sujet de la réconciliation, discutent de résolution des conflits et imaginent une existence sans occupation de territoire. 

À Thabrale groupe dispose de peu de chosesDes chaises sont un ajout récent offert par un membre du personnel qui les a payées de sa pocheMais l’hospitalité est généreuse et les conversations animées et vigoureusesEt tout le monde tombe sous le charme des enfants présents. 

Les femmes sont impatientes de parlerElles racontent comment elles ont réglé un problème local de collecte des ordures et élaboré des stratégies pour faciliter l’accès aux services de santéIl faut marcher longtemps pour atteindre la clinique la plus proche et celle-ci n’est pas toujours ouverteElles parlent avec fierté de ce qu’elles ont appris au sujet des droits ainsi que sur la Convention des Nations Unies sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmesElles sont fières aussi de dire que cela a modifié leur capacité de se protéger de la violence et qu’elles entrevoient maintenant la possibilité d’assurer un plus grand leadership dans leur communauté 

En Cisjordanie, l’occupation est synonyme de misère et de terreurLe jour de notre visite, nous nous sommes aussi rendus à Beit Ummar pour y rencontrer la mère de cinq garçons incarcérésLa plupart des femmes du groupe local ont au moins un parent en prisonLa présence continuelle de soldats israéliens lourdement armés leur fait craindre pour leurs enfants car tout geste jugé provocateur peut immédiatement mener à une détention ou engendrer une réaction meurtrière.  

Plusieurs femmes ont aussi évoqué la présence de restrictions d’accès plus serrées aux terres et aux zones agricolesToutes sont victimes d’humiliations constantes et trouvent difficile de se déplacer aux alentoursL’accès constant à un emploi, voire à des denrées de base comme l’eau potable, constituent une épreuve quotidienneNotre délégation, bien qu’elle n’ait été que de passage, a failli sombrer dans le désespoir en écoutant ces récits. 

Pour notre délégation composée d’Autochtones, de descendants de colons et de nouveaux arrivants, les points de convergence entre la lutte menée dans ces territoires contestés et celle engagée au Canada ou ailleurs ne nous ont pas échappé. La dépossession, l’impossibilité d’accéder aux services de base, l’imposition de restrictions sur les déplacements, la perte de contrôle sur les ressources et la violence, surtout envers les femmes, caractérisent les communautés autochtones à travers le monde et ce constat est troublant depuis toujours. 

Malgré tout, un espoir véritable se dégage de nos rencontres avec ces femmes de Thabra, Beit Ummar et, aussi, de Jéricho et Bethléem. Ce sont elles qui l’affirment. À Beit Ummar, un des membres de notre délégation a demandé comment elles s’y prenaient pour ne pas perdre espoir face aux injustices répétées de l’occupation. Les femmes, de confession musulmane pour la plupart, ont répondu : « Nous croyons en Dieu, bien sûr ». Puis, Mariam a ajouté : « Cet endroit alimente aussi l’espoir chez moi. On s’y rassemble pour panser nos plaies, apprendre, se former, avoir du plaisir et se donner le pouvoir d’agir. »  

Qu’est-ce que l’espoir s’il n’est pas partagéSe rassembler nous conforte face au deuil, à la perte ou à la détresseL’énergie, l’optimisme et les possibilités se multiplient quand on est plusieursLa force du groupe se décuple, parfois plus que la somme de ses partiesL’espoir est né de notre rassemblement en une délégation de membres divers. Se retrouver ensemble, avec nos hôtes, dans ces lieux magnifiques mais meurtris a confirmé cet espoir. 

Peut-être est-ce un hasard mais nous étions en Cisjordanie ce jour-là et nous avons vu, entendu et même goûté l’espoir dans le café arabe, les olives, le pain chaud et le zaatar qui nous ont été servisNous avons imaginé des moyens pour que ces femmes qui se réunissent en Cisjordanie pour faire naître l’espoir et élaborer des solutions puissent rencontrer des groupes de femmes au Canada et dans les communautés autochtones ou de migrantsNous savons qu’elles se reconnaîtraient dans le courage et la résilience qu’elles manifestent et que l’espoir se propagerait 

 

Jennifer Henry est directrice générale des Initiatives canadiennes œcuméniques pour la justice KAIROS depuis 2012. Elle s’investit dans la justice sociale œcuménique depuis plus de 26 ans. 

 

Renforcer la démocratie en République démocratique du Congo

Renforcer la démocratie en République démocratique du Congo

Cette semaine, nous mettrons en lumière des histoires d’impact et de changement de la part de nos membres.  Pour lancer la semaine du développement international, voici un blog de Développement et Paix sur comment « Renforcer la démocratie en République démocratique du Congo.» Restez à l’écoute pendant le reste de la semaine pour d’autres histoires de nos membres.

 

Un projet pour renforcer le pouvoir des gens 

Après des décennies de guerre civile et d’agitation politique, la population de la République démocratique du Congo espérait un transfert ordonné du pouvoir lors des élections de novembre 2016. Bien avant cela, Développement et Paix — Caritas Canada et son partenaire de longue date, la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), avaient déjà compris que l’atteinte et le maintien d’une démocratie véritable exigeraient une citoyenneté plus engagée. 

 

C’est dans ce cadre qu’au début de 2016 Développement et Paix et la CENCOappuyés par un généreux financement de 9.778 millions de dollars d’Affaires mondiales Canada, ont lancé un ambitieux projet d’éducation civique et électorale en République démocratique du Congo. 

 

Un mouvement massif 

En deux ans, le projet a mis sur pied cinq campagnes nationales dont les points saillants ont été : 

  • La formation de 10 000 animateurs dans les 26 provinces du pays; 
  • La tenue de 900 000 sessions de formation sur la démocratie, les droits, la citoyenneté et la vie communautaire; 
  • L’éducation civique de près de 20 millions de citoyens congolais (majoritairement des femmes et des jeunes); 
  • La production d’émissions de radio sur des enjeux citoyens, en langues locales (lingala, tshiluba, kikongo et swahili), et mettant en vedette des acteurs locaux populaires; 
  • La diffusion de ces émissions dans 80 stations de radio auprès d’environ 10 millions d’auditeurs. 

En 2018, quand les élections se sont finalement tenues après de nombreux délais, les 10 000 animateurs ont été déployés comme observateurs dans les bureaux de vote partout au pays. En surveillant les élections et en encourageant la population à voter, ils ont contribué à l’avènement d’un changement de garde démocratique longuement espéré. 

 

Des efforts qui se poursuivent 

Actuellement, le projet mobilise la population pour la tenue d’élections locales afin de contrer cette tendance peu démocratique du gouvernement central à nommer des représentants locaux par favoritismeAvec deux millions de signatures, la pétition est déjà la plus importante de l’histoire congolaise. 

Des sessions de formation additionnelles permettent de sensibiliser les gens à la nécessité de dépasser le tribalisme, de renoncer à la violence et d’encourager les femmes à se présenter à des postes politiques. Afin d’assurer le maintien de la démocratie à terme, un projet pilote de nouveaux manuels d’éducation civique et morale se déroule dans 500 classes. 

 

Contribuer aux objectifs de développement durable 

En faisant la promotion d’une participation démocratique équitable, Développement et Paix et la CENCO contribuent aux objectifs de développement durable de paix, justice et institutions efficaces, de même qu’à l’égalité entre les genres en République démocratique du Congo. La population connaît maintenant mieux ses droits, comprend l’importance de la coopération pacifique, est plus encline à soutenir les femmes, et est en mesure de demander des comptes à ses gouvernants. 

 

À PROPOS DE DÉVELOPPEMENT ET PAIX 

Développement et Paix – Caritas Canada est l’organisme officiel de solidarité internationale de l’Église catholique au Canada. Il travaille en partenariat avec des organisations locales dans plus de 30 pays en Afrique, en Amérique latine, en Asie et au Moyen-Orient, afin de bâtir un monde de justice et d’agir en solidarité avec les personnes les plus vulnérables.