Bulletin électronique du CCCI : avril 2015 À propos Contactez-nous
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MESSAGE DE LA PRÉSIDENTE-DIRECTRICE GÉNÉRALE

Tout le monde en parle... des inégalités !

Julia SanchezQue ce soit Robert Reich dans son documentaire « Inégalité pour tous », Thomas Piketty dans son livre « Le capital au XXIe siècle », Oxfam dans son excellent rapport « À égalité !  Il est temps de lutter contre les inégalités extrêmes » et, plus près de nous,  le Centre canadien de politiques alternatives et l'Institut Broadbent dans le cadre de leur travail sur les écarts de revenus au Canada, tout le monde parle des inégalités.  Les Nations Unies et les Objectifs de développement durable y font référence constamment, les campagnes de la société civile partout dans le monde les dénoncent, et Ban Ki-Moon, la Banque mondiale, le FMI et tout le monde à Davos en parlent aussi.  Nos amis du mouvement Occupy évidemment en parlaient déjà bien avant que le reste d'entre nous ne prenions pleinement conscience de l'émergence de disparités aussi flagrantes entre le 1 % et les autres.  Et il nous a fallu un peu de temps pour nous rendre compte que nous faisions partie du 99 %.

Les inégalités représentent une forme de déséquilibre qui, je dirais, résulte de l'approche déséquilibrée par rapport à la croissance qui a été dominante au cours des dernières décennies. Sur le plan du discours, et trop souvent dans la pratique aussi, nous avons été témoins d'une promotion aveugle des forces du marché, du libre-échange et de la mondialisation, et de la théorie économique des effets de retombées. Ceci s'est accompagné d'un refus de reconnaître - ou d'une minimisation de - l'importance de gouvernements forts et efficaces et d'une société civile dynamique, cette dernière jouant un rôle important pour contenir tant les gouvernement que les acteurs du secteur privé.  Nous devons nous engager sérieusement à rétablir l'équilibre si nous souhaitons nous attaquer aux inégalités de manière significative.

Si vous suivez les discussions par rapport au nouveau cadre de développement, et en particulier celles concernant les moyens d'action et le financement du développement, vous serez peut-être surpris d'entendre ces appels presque assourdissants à un plus grand leadership du secteur privé sous la forme d'une augmentation des investissements directs étrangers et de la mise en place de mécanismes améliorés pour soutenir l'investissement des capitaux internationaux dans les marchés à hauts risques des pays en développements.  Notre gouvernement suit cette tendance et a annoncé dans son budget 2015 la création d'une Initiative de financement du développement. Cette clameur contribue à noyer les voix de ceux qui appellent à un soutien direct accru  aux gouvernements des pays en développement pour assurer la provision des services de bases et des biens publics , et à la nécessité de règlementer davantage les flux de capitaux internationaux - précisément pour éviter les hauts niveaux d'inégalités que nous avons connues jusqu'à maintenant. 

Voici quelques questions qui me semblent importantes de poser :  est-ce que l'inégalité généralisée que l'on constate aujourd'hui, et qui menace les progrès accomplis sur tous les fronts du développement humain, ne résulte pas (au moins en partie) de cette profession de foi  sans borne envers les marchés, de la croyance en la supériorité des gouvernement de taille réduite, de la promotion du leadership du secteur privé et de l'affaiblissement des règlementations ? Laissant la politique nationale de côté pour nous concentrer sur la coopération internationale, nous ne pouvons pas rester aveugle au fait que la hausse des investissements directs étrangers et des taux de croissance économique ont été accompagnés par l'augmentation des inégalités et une régression marquée par rapport à quantité d'indicateurs de développement humain dans beaucoup trop de pays en développement. Comment pouvons-nous, étant donné tout ce que nous connaissons, continuer à faire la promotion d'un modèle de croissance économique qui ne contribuera pas au développement durable  à moins qu'il ne soit accompagné de mesures fortes pour contenir les forces du marché, de compensations pour les défaillances du marché et d'une redistribution de la richesse pour que tous puissent bénéficier des progrès qui ne profitent présentement qu'à quelques-uns ? Est-ce qu'on ne peut pas s'entendre sur le fait que, pour contribuer au développement durable, la croissance économique ne doit pas se réaliser aux dépens de la durabilité de l'environnement ou de la promotion des droits de la personne ?

Si nous sommes sérieux dans notre volonté de nous attaquer aux inégalités - surtout  qu'approchent à grands pas les dernières rondes de négociations du cadre de développement international pour les 15 prochaines années -, nous devons demander à nos gouvernements de défendre le rôle important des gouvernement dans la prestation de biens publics et dans la représentation des intérêts de toutes leurs populations. Plusieurs gouvernements, et en particulier ceux des pays donateurs, semblent très pressés de s'enlever du chemin afin de laisser la place aux firmes du secteur privé, et en particulier celles de leurs propres pays, et à leur donner le contrôle de l'agenda du développement. 

Mais que font les entreprises lorsqu'elles sont laissées à elles-mêmes ? Est-ce qu'elles s'occupent des besoins de toutes les populations, y compris les plus vulnérables ? Est-ce qu'elles assurent une distribution des revenus et de la richesse de manière à assurer une réduction des inégalités ? Est-ce qu'elles posent des limites à leur désir d'accumulation de richesse lorsqu'elles sont confrontées à des violations des droits de la personne ? Ou lorsque c'est l'environnement qui paie le prix du succès de leur entreprise commerciale  ? Non, bien sûr que non. Ce n'est pas leur travail. C'est le travail des citoyens et des gouvernements qu'ils élisent. C'est un fardeau trop lord pour les entreprises dont le rôle consiste à faire des affaires, produire des biens et faire des profits.

Donc comment faire pour s'attaquer aux inégalités ? En reconnaissant que notre modèle mondial actuel est déficient - qu'il nous a donné la situation que nous connaissons aujourd'hui et que nous devons l'améliorer. Que les profits sont devenus plus importants que les gens et que la planète, et que nous devons rééquilibrer tout ça. Que les marchés doivent être règlementés et que les défaillances du marché doivent être compensées et gérées.  Que nous ne devons pas « déchaîner » le pouvoir du secteur privé (quelle image terrifiante !), mais que nous devons plutôt le contrôler et travailler avec lui afin de maximiser sa contribution aux résultats de développement. Que nos gouvernements doivent gouverner pour les 99 %, pas pour le 1 %. Que nous devons absolument appuyer la prestation de services publics, la bonne gouvernance et les droits de la personne. Que nous devons promouvoir le plein emploi plutôt que la croissance économique, les marchés nationaux et régionaux plutôt que les marchés internationaux, et que nous devons favoriser les industries  et les technologies à faible taux d'émission de carbone aux dépens des autres.

La campagne « On peut faire mieux 2015 » a identifié les inégalités comme un de ses thèmes clés pour le nouveau cadre de développement - visitez notre site web pour en apprendre davantage sur le défi posé par les inégalités aujourd'hui et sur ce qu'on peut faire pour y faire face. 


Solidairement,

Julia

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DERNIÈRES NOUVELLES DU SECTEUR

Budget fédéral 2015 : peu de mesures pour lutter contre la pauvreté mondiale et les inégalités

Ce qui se retrouve dans le budget 2015 est aussi révélateur que ce qui ne s'y retrouve pas. Le budget a annoncé la création d'une Initiative de financement du développement (IFD) et d'un nouveau site web pour comparer les frais payés par les Canadiens qui effectuent des transferts de fonds vers l'étranger. En principe, les IFD offrent des fonds à des entreprises confrontées à des restrictions de crédit dans des marchés à hauts risques, dans les cas où le financement pour les firmes des pays en développement est rare  ou encore lorsque les taux d'intérêts sont trop élevés. Mais nous savons, sur la base de l'expérience des IFD en Europe et des recherches menées par  Eurodad, que l'argent suit les marchés et ne se rend pas nécessairement là où on en a le plus besoin. Les fonds vont vers les investissements les plus sûrs et ceux qui offrent les meilleurs rendements, pas vers les capitaux patients, risqués et à long terme. Et il y a un niveau d'investissement disproportionné qui va vers le secteur financier et les compagnies des pays de l'OCDE.  De plus, la capacité de ces initiatives à lever du financement additionnel est incertaine, tout comme la nature de leur impact sur le développement. La création d'un site web pour comparer les taux payés sur les transferts de fonds est un développement positif, mais les transferts de fonds ne constituent pas un programme ou une stratégie d'aide au développement international. Par ailleurs, on constate une absence notable de toute mention du budget de l'aide et d'indication par rapport à une éventuelle augmentation ou diminution de ce dernier. Étant donné l'absence de clarifications additionnelles pour 2015-16, on peut s'attendre à ce que le budget de l'aide soit gelé au niveau de 2014-15, comme annoncé dans le budget de 2012. Les dépenses canadiennes en matière d'aide ont chuté de 670 millions de dollars entre 2011-12 et 2013-14 - en deux ans seulement. Pour plus d'information, consultez le communiqué de presse du CCCI.

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Le site web On peut faire mieux 2015 est maintenant en ligne !

On peut faire mieux 2015Tel que mentionné dans des versions précédentes du FLASH!, Le CCCI et ses membres ont lancé le 5 février la campagne « On peut faire mieux 2015 » pour demander au Canada de démontrer un leadership ferme et positif en matière de réduction des inégalités, de lutte contre les changements climatiques et de défense des droits des femmes. Au cours des semaines qui ont suivi, les membres du CCCI  ont eu l'occasion de commenter les documents d'information et les principales demandes de la campagne. La campagne fonctionne maintenant à plein régime alors que vient tout juste d'être lancé le site web offrant des outils et des ressources pour favoriser l'implication de tout un chacun. Joignez-vous au mouvement en suivant la campagne sur Facebook et Twitter, et en laissant savoir à votre député que vous avez ces enjeux à cœur !

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Plus que deux semaines avant la conférence annuelle du CCCI

Conférence 2015Assurez-vous de ne pas manquer la deuxième conférence conjointe CCCI/RPCDI, soit les Journées de la coopération internationale 2015: Objectifs universels, défis canadiens ! Inscrivez-vous dès maintenant! Cette année, les JCI seront le cadre d'une stimulante  conférence étalée sur trois jours et qui donnera lieu à une séance formelle de dialogue sur les politiques avec le MAÉCD, à des discussions avec des représentants des principaux partis politiques qui viendront présenter leurs priorités pour le développement international en vue des élections de 2015, à des conférences plénières sur les droits des femmes, les inégalités et les changements climatiques, et à plus de 30 ateliers adaptés et spécialisés. Nous attendons entre 350 et 400 participants, donc l'événement offrira  à coup sûr de multiples occasions de s'engager dans des débats et des discussions au sujet des meilleures opportunités, ainsi que des défis les plus critiques, du développement à l'heure actuelle. Veuillez visiter le site web de la conférence et le programme pour obtenir plus d'information et communiquer avec Anjali Nundy si vous avez des questions.

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La consultation du MAÉCD sur les priorités du Canada pour l'après-2015

Au début du mois d'avril, le Ministère des Affaires Étrangères, du Commerce et du Développement (MAÉCD) a lancé une consultation en ligne d'un mois pour recueillir des commentaires sur ses priorités par rapport aux nouveaux objectifs de développement durable (ODD) et au cadre pour l'après-2015. Les priorités établies par le gouvernement ne sont guère surprenantes - santé des mères, des nouveau-nés et des enfants, croissance économique durable et secteur privé, reddition de compte -  et dans certains cas, par exemple la mention de « l’élimination des déterminants structurels de l’inégalité entre les sexes » et la protection de l’enfance, il s’agit même de priorités nouvelles et bienvenues.  Malgré cela, effleure à peine les questions environnementales et reflète peu l’approche plus holistique et globale que devront adopter les États pour mettre en oeuvre les ODD.. En fait, ces priorités présentent des lacunes évidentes en ce qui concerne : 1) le point de mire des nouveaux objectifs, soit la durabilité réelle sur le plan social, économique et environnemental; 2) l’élaboration d’un programme ayant une réelle incidence sur les peuples, la planète et l’autonomisation des individus; 3) un cadre de développement qui ne laisse personne derrière. Même si la demande commentaires arrive très tard dans le processus, le CCCI croit malgré tout qu'il s'agit d'une occasion importante de fournir des commentaires puisque les objectifs de développement durables s'appliqueront à tous les pays, incluant le Canada, et que nos commentaires collectifs pourraient aider à façonner l'interprétation et la mise en oeuvre de ces priorités canadiennes par le gouvernement actuel ou tout autre gouvernement suite aux prochaines élections.  

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Des nouveaux chiffres de l'OCDE et le rapport statistique du Canada

Au début avril, l'OCDE a publié  des données préliminaires sur l'aide pour 2014. Les apports d’aide publique au développement ont été stables en 2014, alors que les apports nets des membres du Comité d'aide au développement se sont élevés à 135,2 milliards US au total, à égalité avec le record de 135,1 milliards US enregistré en 2013, marquant cependant un recul de 0,5 % en termes réels.  En revanche, l'aide canadienne a diminué de 4,95 milliards US en 2013 à 4,2 milliards US en 2014, une baisse de 10,7 % qui fait suite à une baisse précédente de 11,4 % en 2013 par rapport à 2012. Ceci place le ratio de l'aide du Canada par rapport au RNB à 0,24 %, en baisse par rapport aux chiffres de 2013 (0,27 %) et de 2012 (0,32 %).  Notre ratio de l'aide n'avait jamais été aussi bas depuis 2003, l'année après que les Objectifs du Millénaire pour le développement furent adoptés. Nous nous retrouvons aujourd'hui dans une situation similaire alors que le cadre qui succédera aux OMD s'apprête à être mis en oeuvre. À la fin mars, le Canada a aussi publié son propre Rapport statistique sur l'aide internationale 2013-2014.

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« Development Unplugged » maintenant en ligne !

Development Unplugged, le nouveau blogue du CCCI publié dans le Huffington Post Canada, a été lancé officiellement le 14 avril! Vous pouvez déjà y lire un article de Fraser Reilly-King, analyste principal des politiques au CCCI, sur les trois choses que le Canada doit faire pour réaliser les objectifs de développement durable, un article de Claudia Black,  DG du CECI, et Chris Eaton, DG de l'EUMC, sur la coopération volontaire versus le « volontourisme » (en anglais), ainsi que pourquoi le Canada devrait s'engager dans les Amériques au-delà du commerce. Le CCCI espère que ce blogue deviendra un lieu de rende-zvous pour tous les passionnés du développement international et des enjeux mondiaux. Vous pouvez communiquer avec Chantal Havard pour soumettre un article. Nous nous réjouissons à l'avance de lire vos articles !

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Sommet des Amériques

Le 7e Sommet des Amériques qui s'est déroulé au Panama ce mois-ci a permis de réunir les 35 pays  de l'hémisphère pour la toute première fois. Le programme, cependant, a encore une fois été éclipsé par les enjeux économiques et politiques qui séparent le Canada et les États-Unis des autres pays de la région : les approches différentes par rapport au développement économique ainsi que les tensions diplomatiques avec le Vénézuela.  Vous pouvez consulter l'analyse du Groupe d'orientation politique pour les Amériques par rapport à la conjoncture politique dans les Amériques, et le rôle du Canada dans celle-ci.

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Renouvellement de la Commission internationale contre l'impunité au Guatemala

APGLe Groupe d'orientation politique pour les Amériques a écrit une lettre destinée au ministre des Affaires étrangères, Rob Nicholson, afin d'exprimer son inquiétude que le mandat de la Commission internationale contre l'impunité au Guatemala (CICIG, en espagnol) ne soit pas renouveler par le gouvernent du Guatemala. Le Groupe a demandé au Canada de profiter de sa solide relation avec le Guatemala pour inciter de manière urgente le gouvernement du Guatemala à renouveler le mandat de la CICIG sans y apporter de modification, réitérant les appels lancés par le gouvernement des États-Unis, la Convergence des droits humains du Guatemala et de nombreuses organisations de la société civile. Le GOPA a accueilli favorablement l'annonce faite le 23 avril par le président Otto Perez Molina et selon laquelle la CICIG serait renouvelée pour deux ans.

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Les impacts des fondamentalismes religieux sur les femmes africaines

FACCe mois-ci, le Forum Afrique-Canada et l'Institut des études africaines de l'Université Carleton ont organisé une conférence stimulante d'une journée sur les impacts des fondamentalismes religieux sur les femmes africaines. Les faits saillants incluent la présentation de Shareen Gokal (AWID), qui a offert un survol des fondamentalismes religieux et qui a parlé de la manière dont une perspective internationale des droits de la personne pourrait influencer le développement des programmes des organisations de la société civile. Fahima Hashim (Centre de ressources pour les femmes Salmmah) et Erin J. Augis (Ramapo College) ont présenté des études de cas liées à l'Islam et en provenance du Soundan et du Sénégal respectivement. Benoit Awazi Mbambi Kungua (CERCLECAD) et Pius Adesanmi (Université Carleton) ont présenté des études de cas liées au christianisme en RDC et au Nigeria. Les présentations seront disponibles en ligne au cours des prochaines semaines sur le site du FAC.

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Dernières nouvelles concernant le processus de l'après-2015  

Il y a  deux mises à jour principales à signaler en ce qui concerne le processus de l'après-2015. Premièrement, du 13 au 17 avril s'est déroulé la deuxième séance de rédaction du document final de la Troisième Conférence internationale sur le financement du développement (FdD3). Cette séance a mis l'accent sur la révision de la version préliminaire du document final, l'Accord d'Addis Ababa. Les commentaires fournis par les membres durant (et après) la rencontre seront utilisés par les co-facilitateurs afin de préparer une nouvelle version qui sera partagée au début mai. Deux consultations intersessions sont prévues en mai et la troisième séance de rédaction se tiendra en juin 2015. Deuxièmement, une rencontre conjointe a eu lieu du 21 au 24 avril afin de réunir les participants du processus sur le programme de l'après-2015 et ceux du processus en amont de la Troisième Conférence internationale sur le financement du développement. Lors de cette rencontre, les co-présidents ont insisté sur l'importance des termes « universalité » et « ambition », et ont souligné qu'il sera possible de réaliser les 17 ODD si la volonté politique est au rendez-vous.  La campagne Au-delà de 2015 a publié un exposé de position juste avant cette rencontre. 

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Travail récent sur les traités internationaux d'investissement et les droits de la personne

WGLes trois groupes de travail régionaux du CCCI (FAC, GOPA et GTAP) ont organisé une consultation de leurs membres le 13 avril afin de discuter d'enjeux liés aux traités internationaux d'investissement, au mécanisme de règlement des différends entre les investisseurs et les États et aux droits de la personne. L'objectif de cette consultation était de développer un ensemble commun de recommandations pour s'assurer que les droits des investisseurs ne priment pas sur les droits de la personne qu'ils ne réduisent pas la capacité des États à légiférer en faveur de l'intérêt public. Les groupes de travail mettront sur pied un panel pour discuter de ces enjeux dans le cadre de la prochaine conférence du CCCI. Yanira Cortez, du Bureau de l'avocat de la défense des droits de l'homme du El Salvador, fera partie de ce panel. Elle discutera du cas du El Salvador, où le gouvernement est  poursuivi par Oceana Gold devant un tribunal privé international pour la somme de 301 millions de dollars US (5 % de PIB du pays) parce qu'il aurait refuser une autorisation d'extraction à la compagnie pour des raisons environnementales. Cortez est de passage au Canada dans le cadre d'une tournée intitulée Stop the Suits, qui vise à discuter de la menace que le régime international des investissements fait peser sur la souveraineté nationale.

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Mois du commerce équitable de Québec

NAVTI Fondation Canada et L’AMIE coordonneront la 11e édition du Mois du commerce équitable de Québec. Cette édition sera sous le signe du changement puisque la Quinzaine qui avait lieu depuis maintenant 10 ans se transforme cette année en un mois d'activités. La 11e édition aura lieu du 1er au 31 mai 2015. La programmation du Mois du commerce équitable de Québec, vise à responsabiliser le consommateur en transformant l’acte banal d'achat en un acte éthique. Un point presse de lancement sera organisé le 28 avril à la boutique ÉquiMonde où toute la programmation du Mois sera dévoilée. Pour plus d’informations, visiter le site internet www.commerceequitableqc.org

 

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Profil d’une coalition: Association canadienne d'études du développement international (ACÉDI)

(Le CCCI s’est associé à plusieurs coalitions pour mieux défendre les causes qu’il appuie, soutenir les réseaux existants et accroître son influence. Nous vous présentons l’une d’entre elles chaque mois dans Flash! afin que vous puissiez vous aussi l’appuyer.)

ACEDIL’association canadienne d’études du développement international (ACÉDI) est une association nationale, bilingue, interdisciplinaire et pluraliste consacrée à l’avancement du savoir dans le domaine du développement international. L’ ACÉDI repose essentiellement sur l’implication de ses membres et rassemble les programmes de développement international des universités canadiennes. L'ACÉDI et le CCCI ont collaboré sur de nombreux enjeux et à l'organisation de plusieurs événements d'intérêt pour les membres des deux coalitions, telles qu'une conférence sur le bilan des Objectifs du Millénaire pour le développement et une autre sur le rôle de la religion dans le développement international.

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PROFIL D'UN MEMBRE: Association des coopératives du Canada

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Le projet FOSTERING de l'ACC vise la création de coopératives de crédit appartenant aux agriculteurs et gérées par ces derniers, ainsi que de coopératives agricoles.

Ce mois-ci le CCCI s’est entretenu avec le nouveau directeur de l’Association des coopératives du Canada, Michael Casey, pour discuter des avantages du modèle coopératif et de certains des projets de l’ACC, entre autres choses!

CCCI : Ce mois-ci, vous vous êtes joints à l'ACC en tant que directeur-général. Bienvenue ! Comment se sont passées vos premières semaines ? Et qu'est-ce qui vous excite le plus dans votre nouveau rôle ?

Comme toujours lorsqu'on commence un nouvel emploi, les premières semaines présentent leur lot de nouveaux apprentissages, avec des doses importantes de « surcharges d'information », alors qu'on s'emploie à comprendre toutes les facettes d'une organisation dynamique.  J'ai l'avantage d'avoir travaillé pour l'ACC en Asie dans les années 1990, donc j'étais déjà quelque peu familier avec l'organisation. Toutefois, je dois admettre que le secteur du développement international a beaucoup changé depuis ce temps et l'ACC a connu d'importants changements et adaptations tant sur le plan institutionnel que des programmes.  Ce qui m'excite le plus, c'est de faire partie de cette équipe extrêmement talentueuse et dynamique de professionnels du développement, et de travailler sur les occasions et les défis fascinants à venir. 

Lire l'entrevue intégrale...

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LES MEMBRES DU CCCI EN ACTION

Consentement préalable, libre et éclairé (en anglais): Symposium sur les droits de la personne, les protocoles autochtones et les bonnes pratiques (19-20 mai)

Des décisions rendues par la Cour suprême ainsi que les normes internationales en matière de droits de la personne, incluant notamment la Déclaration de l'ONU sur les droits des peuples autochtones, reconnaissent le droit pour les peuples des Premières Nations, des Inuits et des Métis de prendre leurs propres décisions par rapport au développement de leurs terres et d'autres enjeux importants. Ce symposium comprendra des panels sur les sujets suivants: le statut du CLPE dans le droit canadien et international ; le CLPE dans les protocoles des peuples autochtones et le droit coutumier ; et l'engagement auprès des investisseurs et des entreprises. Ce symposium est présenté par des organisations autochtones, des ONG de droits de la personne et des ONG environnementales. Il propose notamment une réception et une conférence principale avec le Grand chef Matthew Coon Come, représentant le Grand conseil des Cris (Eeyou Istchee), de 19h00 à 21h00, le mardi 19 mai, au Centre de santé autochtone Wabano, 299 chemin Montréal. Le symposium public - en personne et en ligne - se déroulera le lendemain, mercredi le 20 mai, de 8h30 à 17h00` au pavillon Fauteux de l Université d'Ottawa.

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Nouveau livre de Susan Walsch de USC : « Trojan Horse Aid »

Livre de Susan WalshLa directrice-générale de USC Canada, Susan Walsh, a lancé son nouveau livre au Café Nostalgica (Université d'Ottawa) le 17 avril dans une salle pleine de professionnels du développement, de chercheurs, d'étudiants et de représentants d'organisations partenaires du Sud.  « Trojan Horse Aid: Seeds of Resistance and Resilience in the Bolivian Highlands and Beyond» est un témoignage de première main d'un cas de dérapage de l'aide au développement. L'auteure Susan Walsh illustre comment les organisations multilatérales aux niveaux national, international et multilatéral ont laissé tomber le peuple des Jalq'a, dans les Andes boliviennes, au début du millénaire. Voulant aider les cultivateurs de patates, les organisations de développement ont fait la promotion de changements qui servaient ultimement leurs propres intérêts, minant paradoxalement la résilience locale et poussant les cultiveturs hors de leurs terres.

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Fondation Aga Khan Canada Ensemble : une exposition sur le développement mondial

EnsembleEnsemble : une exposition sur le développement mondial est une expérience novatrice, interactive et multi sensorielle conçue pour susciter des conversations sur le rôle que peuvent jouer les Canadiens et les Canadiennes pour réduire la pauvreté dans le monde. Cette exposition itinérante unique est présentée dans un véhicule personnalisé  doublement extensible qui mesure 53 pieds. Dans son espace d’exposition de 1 000 pieds carrés, Ensemble transporte les visiteurs dans un voyage autour du monde. Exposition bilingue, Ensemble réunit les communautés d’un bout à l’autre du Canada dans une conversation sur le changement mondial. En 2015, l’exposition se rendra en Ontario, au Québec et dans le Canada atlantique. En 2016, elle voyagera dans le nord de l’Ontario, puis au centre et dans l’ouest du Canada. Veuillez consulter le site web pour plus d'informations.

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Tournée pour attirer l'attention sur la crise des droits de la personne au Mexique

Le 26 septembre 2014, les forces de sécurité de l'État mexicain ont attaqué un groupe d'étudiants du collège des enseignants à Ayotzinapa, Guerrero. L'attaque a fait six morts et a mené à la disparation forcée de 43 autres personnes qui n'ont jamais été revues. Ce crime a permis de lever le voile sur la crise aigüe des droits de la personne qui sévit présentement au Mexique. Ce mois-ci, des groupes de solidarité et des organisations de droits de la personne du Canada ont organisé une caravane d'Ayotzinapa à Ottawa qui a conduit un leader étudiant, le parent d'un des étudiants disparus et un avocat de défense des droits de la personne représentant les familles des étudiants jusqu'au Canada afin qu'ils puissent raconter leurs histoires au public et décideurs politiques canadiens. Dans le contexte de cette tournée, le Groupe d'orientation politique pour les Amériques et ses membres ont organisé plusieurs événements publics, ateliers, rencontres avec des députés et levée de fonds communautaires pour faire connaître la situation des droits de la personne au Mexique et inciter le Canada à se prononcer sur cette crise.

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VAUT LE COUP D'OEIL

Nouvelle étude de cas de VOICES-VOIX sur l'APD au Canada

Voices-VoixLa coalition VOICES-VOIX, qui a été mise sur pied pour défendre le droit au plaidoyer et à la dissidence au Canada et qui est soutenue par un vaste réseau d'organisations et d'individus, a récemment publié une nouvelle étude de cas sur l'APD canadienne sous le gouvernement conservateur.  L'étude de cas examine entre autres les changements de priorités, de mécanismes de financement et de relations avec les partenaires, notamment avec les ONG.

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Nouveau sondage d'ISF et campagne pour le développement

Ingénieurs sans frontières et le Réseau de coordination des conseils provinciaux et régionaux pour la coopération internationale (RCC) ont publié le 23 avril dernier les plus récents résultats d'un sondage  mené afin de mesurer l'appui des Canadiens en faveur de l'aide internationale et de la lutte contre la pauvreté. Les résultats du sondage montrent qu'une large majorité de Canadiens croient qu'il existe une obligation morale de mettre fin à la pauvreté et que le Canada devrait être un leader en la matière. ISF a aussi lancé une campagne, #Partisaneriedecôté, demandant au gouvernement canadien d'augmenter le budget de l'APD.

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Mettre en place un processus viable de suivi et de révision pour les objectifs de développement durable

Cette publication de Shannon Kindornay et Sarah Twigg, produite pour l'Overseas Development Institute, examine les facteurs essentiels pour assurer la réussite de la mise en oeuvre, du suivi et de la révision des objectifs de développement durable.  Parmi ces facteurs, notons l'importance de l'inclusion, l'application différenciée des ODD et une vision universelle claire en termes d'application du cadre.

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Documents d'Au-delà de 2015 sur la reddition de compte et les indicateurs

Beyond 2015À la fin mars, Au-delà de 2015 a produit un exposé de position intitulé «Objectifs, cibles et indicateurs – Éléments essentiels du cadre pour l'après-2015» (en anglais), regroupant des messages clés de la campagne par rapport aux ODD proposés ainsi que des recommandations pour le développement d'indicateurs pour l'après-2015. Cet exposé a été suivi par la publication en avril d'un autre document intitulé «La mise en oeuvre des ambitions:  les recommandations d'Au-delà de 2015 par rapport aux moyens d'action et au financement du développement (durable) pour l'après-2015» (en anglais).

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Renforcement des capacités pour la collecte de données et les ODD

Troisièmement, le Réseau des solutions pour le développement durable (RSDD) a publié un rapport intitulé «Données pour le développement: une évaluation des besoins en lien avec le suivi des ODD et le développement des capacités en matière de statistiques» (en anglais). Ce rapport conclut qu'un milliard de dollars (US) par année devront être investis dans 77 des pays en développement présentant les plus faibles revenus afin d'améliorer leurs systèmes statistiques et la collection des données.

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Repenser les partenariats dans un monde post-2015: vers l'équité, l'inclusion et le développement durable

La version abrégée du rapport 2014 du réseau de la Réalité de l'aide est maintenant disponible en ligne en anglais, en français et en espagnol.

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Les États fragiles 2015

State of Fragility

 

 

Ce  rapport 2015 de l'OCDE sur la fragilité  contribue à un débat plus large sur la définition des objectifs de développement durable (ODD) pour l'après-2015 et soutient qu'il est essentiel que le cadre s'attaque à la question de la fragilité si nous voulons faire des progrès en matière de réduction de la pauvreté.

 

 

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Pour faire publier un texte, prière de l’envoyer à Chantal Havard. À noter que les articles destinés au Flash ne doivent pas avoir plus de 150 mots.