Bulletin électronique du CCCI: Mars 2014                                À propos     |     Contactez-nous
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MESSAGE DE LA PRÉSIDENTE-DIRECTRICE GÉNÉRALE

 

À propos des partenariats…

Julia Sanchez Je viens tout juste de passer quatre jours à un atelier sur la création de partenariats organisé par le Partnership Brokering Association du Royaume-Uni en collaboration avec le groupe Génération de l’innovation sociale (SiG). J’ai participé à l’atelier parce que j’ai reçu une généreuse subvention qui  m’a permis de le faire, mais aussi bien sûr parce que les partenariats sont un élément central du discours sur le développement à l’heure actuelle et que je voyais là une occasion unique de pouvoir m’immerger complètement dans le sujet et d’essayer de mettre de l’ordre dans mes idées en ce qui concerne cet enjeu d’une grande importance mais qui suscite aussi souvent la controverse.

J’ai appris beaucoup de choses de notre très expérimentée formatrice, Ros Tennyson, et aussi des autres participants au cours. Ros a rapidement confirmé ce que beaucoup d’entre nous croyons : que le terme « partenariat » est galvaudé par plusieurs et que des relations qui sont en fait simplement fondées sur le financement, par exemple, ne sont pas vraiment des partenariats et ne devraient pas porter le nom de partenariats… Le dictionnaire Oxford, nous a-t-elle rappelé, définit le partenariat comme « une relation de travail durable où les risques et les bénéfices sont partagés ». Et donc il est de la plus grande importance de cultiver cette relation en même temps que nous consacrons nos énergies à atteindre des résultats ensemble.

CCCI-RPCDI

Mais une des principales leçons que j’ai retenue de cet atelier est quelque chose qui m’a frappée lors de la quatrième journée, alors que nous étions invités à réfléchir sur la manière que nos apprentissages acquis pendant le cours allaient affecter notre travail lorsque nous serions de retour au bureau la semaine suivante. J’ai soudainement réalisé que mon équipe et moi-même sommes au beau milieu d’un processus de démarrage d’un véritable partenariat potentiel – le partenariat avec le Regroupement des professionnels canadiens en développement international (RPCDI), avec qui nous avons uni nos forces pour organiser la plus grande conférence annuelle que chacun de nous ait connue depuis plusieurs années (peut-être depuis toujours ?). Nous fonçons tous les deux à plus de 200 km à l’heure afin que tout soit en place pour cet événement passionnant qui débutera le soir du 13 mai à Ottawa (vous trouverez des informations sur la conférence et sur la manière de vous inscrire ici). Mais avons-nous vraiment pris le temps d’être explicites quant à nos objectifs et nos intérêts mutuels ? Avons-nous partagé ce que sont nos intérêts individuels au sein de ce partenariat (et ce que chacun de nous souhaite en retirer également) ? Avons-nous défini à quoi ressemblerait la réussite de notre projet commun ? Est-ce que nous investissons assez de temps (ou même un peu) à cultiver notre relation ?

Et il est juste de dire aussi que, fidèles à notre nature, nous avons tous mis trop d’accent sur les résultats de notre collaboration et pas assez sur la nature de nos relations grandissantes. Alors devinez quoi ? J’ai pris la résolution d’en faire davantage pour nous rappeler que les partenariats sont plus grands que la somme de leurs parties, et que pour faire avancer les nôtres, nous devons investir autant d’efforts dans le processus que dans la recherche de résultats concrets.

Et - quelle heureuse coïncidence, n’est-ce pas ? - la conférence conjointe que nous organisons porte justement sur les partenariats – « Redéfinir les partenariats de développement : un nouveau rôle pour les Canadiens pour l’égalité et la coopération mondiales » !

Si vous ne l’avez pas déjà fait, ne tardez pas à visiter la page web de notre conférence où vous trouverez une note conceptuelle, des informations sur les inscriptions (dépêchez-vous afin de profiter de nos tarifs d’inscriptions hâtives en vigueur jusqu’au 13 avril) et bien plus. Vous ne voudrez pas manquer le débat, les sessions plénières, les conférenciers d’honneur, les ateliers simultanés, les activités spéciales pour les leaders émergents du CCCI, le deuxième souper de remise de prix, ainsi que la danse et autres activités ! Et le tout portera sur la question essentielle des partenariats pour l’efficacité du développement. La capacité maximale est de 300 participants, alors assurez-vous de vous inscrire rapidement !

J’ai déjà hâte de participer à cette conférence qui sera riche en dialogues et en débats informés, approfondis et suscitant la réflexion autour de cet enjeu déterminant pour la coopération internationale. Et je me réjouis à l’avance de toutes les opportunités de réseautage qui nous serons offertes lors de cet événement.

Solidairement,

Julia

Cette chronique vous a fait réagir? J’aimerais lire vos commentaires! Veuillez les envoyer à Julia Sanchez.

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NOUVEAUX DÉVELOPPEMENTS DANS LE SECTEUR

Engagement constructif avec le bureau du ministre

Réunion avec le MinistreAu cours des derniers mois, nous avons remarqué une ouverture différente de la part du bureau du ministre Paradis en ce qui concerne les questions générales liées au rôle des groupes de la société civile dans le programme de développement du Canada. Bien que nous attendions encore de voir des changements tangibles et significatifs dans la pratique souvent incertaine qui est devenue la norme dans les rapports du ministère avec la société civile canadienne, nous avons observé une différence marquée dans le ton et l’ouverture à discuter d’enjeux d’intérêt pour le secteur en général (incluant la valeur de nos divers rôles, l’importance d’un dialogue ouvert et du financement pour le secteur).

Le changement d’attitude envers le secteur était apparent lors d’une rencontre récente entre le ministre Paradis et une délégation du conseil d’administration du CCCI le 27 février. Lors de cette rencontre, le ministre a réitéré qu’il était convaincu de la valeur ajoutée que les OSC apportent au programme de développement international du Canada et qu’il était déterminé à travailler en partenariat avec la société civile afin d’obtenir de meilleurs résultats.

Le rôle essentiel que jouent les OSC dans la mobilisation des Canadiens et dans la canalisation de leurs intérêts pour les enjeux mondiaux a été souligné lors de la rencontre – tout comme notre rôle dans le renforcement de la visibilité de la contribution du Canada à l’éradication de  la pauvreté dans le monde, ainsi que le caractère novateur du travail que nous faisons. Le ministre a tenu à nous transmettre le message que la priorité que le gouvernement accorde à l’engagement avec le secteur privé pour le développement ne se réalisera pas aux dépends des OSC - l’intention est d’ajouter et non de soustraire, nous a-t-on dit.

Le CCCI continue de discuter avec le bureau du ministre et d’appuyer les voies de communication avec un ensemble divers de nos membres également. Afin de mieux informer les membres à propos du processus et pour recueillir leurs suggestions quant à la stratégie générale, la présidente-directrice générale du CCCI a mené une série de rencontres avec les membres à Montréal, à Toronto et à Ottawa, ainsi que par vidéoconférence, au cours du mois de mars.

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Comment les OSC interagissent-elles avec le secteur privé au Canada?

Au cours des 20 dernières années, les organisations de la société civile (OSC) canadienne ont entretenu des liens divers avec le secteur privé – via le plaidoyer et le dialogue pour influencer le comportement des entreprises ou encore via des programmes sur le terrain visant la promotion du développement économique local. Mais au cours des dernières années, la manière dont les bailleurs et les OSC peuvent collaborer avec le secteur privé – et en particulier avec le secteur privé canadien – pour s’attaquer aux défis du développement international est devenue un enjeu d’intérêt croissant. Ce mois-ci, le CCCI a publié un rapport qui dresse un portrait des différents types de relations que les OSC canadiennes entretiennent avec le secteur privé – sur la base des 62 réponses obtenues lors d’une étude approfondie menée par le Conseil auprès de la communauté des OSC canadiennes. Les réponses à ce sondage illustrent le niveau d’engagement, la variété et la complexité des différentes approches, ainsi que les priorités actuelles et changeantes des OSC impliquées dans la coopération internationale canadienne quant à la manière de collaborer avec le secteur privé. Le rapport conclut avec un ensemble d’implications pour l’avenir des OSC au Canada.

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Le CCCI choisi comme centre national pour la campagne Beyond 2015

Afin de se préparer pour le début du processus de négociation inter gouvernemental sur ce qui remplacera les Objectifs du Millénaire pour le Développement, la campagne Beyond 2015 ainsi que le Réseau d’action international sur le climat, le Forum international des regroupements d’ONG nationales et Participate, ont lancé un appel aux principales agences afin qu’elles agissent comme centre national pour coordonner le plaidoyer sur un cadre de développement mondial pour l’après-2015, et le CCCI a été choisi comme un des 38 centres nationaux. Dans la première phase de ce travail (avril et mai), le CCCI préparera le terrain pour 2015: en identifiant les organisations qui travaillent déjà sur l’après-2015 et celles qui souhaitent le faire, et en jetant les bases d’un réseau au Canada; en identifiant les acteurs principaux qui travaillent sur ce dossier au sein du gouvernement canadien, ainsi que leurs positions et priorités émergentes; et en développant un plan d’action et de plaidoyer pour l’engagement du public et les communications, en vue de 2015. Ce travail s’appuiera sur la conférence politique annuelle de novembre dernier.

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Une discussion avec Ros Tennyson

Ros TennysonLe 19 mars, dix-sept représentants d’organisations membres du CCCI ont participé à une rencontre de deux heures avec Ros Tennyson du Partnership Brokering Association (basé au Royaume-Uni), dans les bureaux de l’EUMC. Ros était de passage en ville afin de donner un atelier de quatre jours sur la création de partenariats (voir le message de la présidente-directrice générale), et la discussion avec les membres du CCCI s’est principalement concentrée sur les partenariats avec le secteur minier et sur les défis particuliers qu’ils posent. Parmi les faits saillants de cette discussion, on peut noter l’importance de définir et de s’entendre sur les termes du partenariat (par exemple, « dialoguer » et « entrer en partenariat » sont deux choses bien différentes); d’établir des conditions équitables et des objectifs communs lorsqu’on entre en partenariat (les relations de pouvoir peuvent rendre les partenariats très difficiles); d’évaluer les préjugés et les idées préconçues qu’on peut avoir lorsqu’on s’engage dans un partenariat; et de s’assurer de conserver sa propre identité à l’intérieur du partenariat (il faut éviter de brouiller les frontières). Ros nous a expliqué le « cycle de partenariat » et a insisté sur le fait que, très souvent, des résultats inattendus surviennent, et que ceux-ci peuvent même avoir une plus grande valeur que les résultats attendus. Les commentaires des participants, lors de la conclusion, insistaient notamment la nécessité de cadrer tout partenariat en termes de changement structurel et de théories du changement. Et tout le monde s’est entendu pour dire que ce thème devrait faire l’objet de discussions lors d’un éventuel atelier de suivi. 

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Tout est prêt pour la Réunion de haut niveau au Mexique

Le dernier mois s’est déroulé à un rythme effréné alors qu’on a finalisé les ordres du jour, confirmé les conférenciers, préparé les documents de réflexion et les éléments livrables, fait la promotion d‘événements parallèles et de séances d’affiches, et répondu à l’ébauche de communiqué officiel. Mais la planification est presque achevée pour la Réunion de haut niveau qui se tiendra au Mexique les 14 et 15 avril, la première réunion ministérielle depuis la conclusion du quatrième Forum de haut niveau sur l'efficacité de l'aide de Busan et le lancement du Partenariat Mondial pour une coopération efficace au service du développement. Une journée avant la Réunion de haut niveau, des groupes de la société civile établis à travers le monde se rencontreront afin de discuter de thèmes prioritaires tels que les conditions propices, le développement inclusif et les processus multipartites, ainsi que d’enjeux qui figurent en tête de liste à la Réunion de haut niveau, comme les systèmes nationaux et l’appropriation démocratique, et le rôle du secteur privé. La société civile présentera une synthèse des données tirées d’une étude portant sur les conditions propices dans 12 pays et un recueil d’études de cas sur la manière dont les Principes d’Istanbul ont été mis en œuvre au niveau national. Des représentants du CCCI, d’AidWatch Canada, d’Oxfam Canada et du Conseil de l'Alberta pour la coopération internationale participeront à la Réunion de haut niveau.

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DATE À RETENIR ! Atelier sur les règlements de l’ARC, 24 avril

Nous avons le plaisir d’annoncer que, suite aux demandes formulées par de nombreux membres du CCCI, nous allons organiser un atelier sur les récents changements aux règlements de l’ARC pour les organismes de bienfaisance avec W. Laird Hunter, Q.C., un avocat chevronné possédant une grande expérience de la loi sur les organismes sans but lucratif et les organismes de bienfaisance. L’atelier portera sur les nouvelles exigences relatives à la production de rapports pour les partenaires étrangers, sur les questions liées aux activités politiques et sur d’autres enjeux d’intérêt. L’atelier aura lieu le jeudi 24 avril à Ottawa. Inscrivez cette date à votre agenda ! D’autres informations suivront bientôt !

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L’accord de libre-échange Canada-Colombie : une consultation vide de sens sous-estimant l’importance des droits humains

GOPALes organisations membres du Groupe d’orientation politique pour les Amériques (GOPA) ont de sérieux doutes quant à l’engagement du Canada envers la production d’une véritable étude d’impact sur les droits humains en lien avec son accord de libre-échange (ALE) controversé avec la Colombie, tel qu’exigé légalement dans le texte de l’accord sur la production de rapports annuels. Pendant des mois, les organisations membres du GOPA ont demandé aux représentants du gouvernement de partager des informations au sujet des plans de consultation. La semaine dernière, le GOPA a appris qu’un appel de soumissions en lien avec l’ALE avait été publié en catimini sur une page web du gouvernement, et que le délai de soumission était extrêmement court – seulement six jours ouvrables. En raison de ce processus de consultation profondément déficient, les organisations membres du GOPA se sont entendues pour dire qu’il leur est impossible de se conformer à des délais aussi courts et qu’ils ne présenteront donc pas de soumissions. 

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Le Canada doit lancer un appel au dialogue alors que le Venezuela connait une période d’agitation politique

Le Groupe d’orientation  politique pour les Amériques (GOPA) est profondément préoccupé par la  perturbation de l’ordre démocratique dans la République bolivarienne du Venezuela au cours des deux derniers mois et par le manque de clarté de la position du Canada sur la crise. Le Groupe demande au gouvernement canadien de condamner les interventions étrangères dans les affaires internes du Venezuela, à travers le financement et la formation de groupes et d’individus qui souhaitent utiliser la force ou d’autres moyens inconstitutionnels pour provoquer un changement régime, et de soutenir le dialogue comme seul moyen approprié pour parvenir à la paix et à la réconciliation au Venezuela. Un article sur le sujet a été publié dans le journal Embassy.

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Le GTAP devant le Comité permanent du Sénat sur les affaires étrangères et le commerce international

GTAPDenis Côté, au nom du Groupe de travail Asie-Pacifique (GTAP), a participé en tant que témoin à une rencontre du Comité permanent du Sénat sur les affaires étrangères et le commerce international. Le Comité menait une « étude sur les conditions de sécurité et les faits nouveaux en matière d’économie dans la région de l’Asie-Pacifique, leurs incidences sur la politique et les intérêts du Canada dans la région, et d’autres questions connexes ». Les principaux points soulevés par la présentation du GTAP furent les suivants: un rappel que l’Asie n’est pas seulement un bon endroit pour faire des affaires, mais aussi une région qui fait face à des défis importants sur les plans du développement et des droits de la personne; les droits des travailleurs au Cambodge et au Bangladesh; l’accaparement des terres (notamment pour la production d’agrocarburants) en Asie du Sud-Est; et de manière générale la nécessité pour le Canada de s’assurer que ses accords de commerce et d’investissement renforcent – au lieu de réduire - la capacité des États de la région de remplir leurs obligations envers les droits de la personne. 

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Les groupes de travail du CCCI lancent leur campagne de financement pour 2014-2015 !

Le Groupe de travail Asie-Pacifique, le Forum Afrique-Canada et le Groupe d’orientation politique pour les Amériques sont largement autofinancés. Leur existence repose en très grande partie sur les contributions volontaires annuelles de leurs membres, grâce auxquelles sont financées leurs activités. Au cours des prochaines semaines, les membres recevront  -s’ils ne l’ont pas déjà reçu – une invitation à contribuer au budget 2014-2015 des groupes de travail. Si votre organisation n’est membre d’aucun des groupes de travail du CCCI mais souhaiterait y participer, veuillez communiquer avec Denis Côté, Kimberly MacMillan ou Stacey Gomez.

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Nouveau sur le blogue du CCCI

Blogue du CCCIÀ la suite du lancement du guide pratique à l’intention des organisations de la société civile canadienne (OSC) sur la manière d’intégrer les droits de la personne dans les programmes de développement, et de la récente publication – en catimini – par le MAECD de notes d’orientation pour mieux encadrer les évaluations de propositions de financement externes en lien avec deux des trois critères de la Loi sur la responsabilité en matière d'aide au développement officielle, l’analyste des politiques au CCCI, Fraser Reilly-King, se penche sur l’importance des approches fondées sur les droits de la personne pour analyser les inégalités qui constituent le cœur des problèmes de développement. Après avoir participé à un colloque organisé par l’AQOCI à Montréal et intitulé « Coopérer pour l’égalité entre les femmes et les hommes dans le monde : 30 ans de défis et de réalisations », Chris Chang-Yen Phillips du Conseil de l'Alberta pour la coopération internationale partage certaines des leçons qu’il a retenues de ces deux journées de discussion, l’une d’entre elles étant que « la lutte contre la discrimination, le développement de l’égalité des opportunités en éducation et la lutte contre la violence à caractère sexiste nécessitent de grandes coalitions populaires ». John Julian, directeur des politiques et des communications internationales avec l’Association des coopératives du Canada et vice-président du conseil d’administration du CCCI, répond aux critiques formulées récemment contre le tourisme volontaire et explique comment le fait d’offrir à des jeunes Canadiens l’opportunité de travailler dans un pays en développement les aide à devenir de meilleurs personnes, de meilleurs professionnels et des individus engagés, désireux de changer le monde pour le mieux.  Enfin, l’article « Unprotected – How Canadian aid got dropped despite Budget 2014 » par Fraser Reilly-King est maintenant disponible en français!

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Profil d’une coalition : le réseau des leaders émergents

(Le CCCI s’est associé à plusieurs coalitions pour mieux défendre les causes qu’il appuie, soutenir les réseaux existants et accroître son influence. Nous vous présentons l’une d’entre elles chaque mois dans Flash! afin que vous puissiez vous aussi l’appuyer.)

Le Réseau des leaders émergents est un groupe de collaboration mené par de jeunes professionnels du secteur de l’aide et du développement avec l’appui du CCCI. Le réseau met l’accent sur deux types d’activités distinctes. Le premier consiste à créer et offrir des espaces pour le renforcement de la communauté et pour le développement professionnel adaptés spécifiquement aux besoins des jeunes du secteur. Le deuxième consiste à développer des façons de mieux intégrer les voix émergentes au sein du secteur et dans les activités du CCCI. Comme le réseau est mené par les pairs, devenir membre veut aussi dire partager des idées, des commentaires et des propositions pour les projets qui sont entrepris. Pour en apprendre davantage sur le réseau ou pour participer à l’organisation des événements des jeunes leaders qui auront lieu lors du prochain forum du CCCI (13 au 15 mai),  veuillez communiquer avec Guillaume Charbonneau ou Kimberly MacMillan.

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PROFIL D'UN MEMBRE: L'Initiative pour les micronutriments

Mines Alerte

Un travailleur de la santé prépare la dose de vitamine A pour un enfant, lors d’un événement sur la Santé de l’Enfant au Bangladesh. Photo de Micronutrient Initiative.

Ce mois-ci, le CCCI a rencontré le nouveau président-directeur général de l’Initiative pour les micronutriments, Joel Spicer, qui s’est joint à l’organisation en février. Nous avons discuté des racines canadiennes et de la portée globale de l’IM, de l’importance de la nutrition pour le développement et des partenariats fructueux avec des acteurs privés locaux… entre autres choses !

 

CCCI - L'Initiative pour les micronutriments (IM) occupe une niche unique et spécialisé dans le secteur du développement international au Canada; comment la décririez-vous pour nos lecteurs ?

L’IM est une organisation « fabriquée au Canada » avec une approche multilatérale. Nous avons la chance d’avoir une identité canadienne forte, ainsi qu’une réputation internationale pour l’obtention de résultats significatifs. Notre mission est d’assurer que les populations les plus vulnérables – en particulier les femmes et les enfants -  dans les pays en développement reçoivent les vitamines et les minéraux dont ils ont besoin pour survivre et s’épanouir. Nous travaillons à encourager les gouvernements et les donateurs à porter une plus grande attention à l’importance de la nutrition. La nutrition est liée à un grand nombre d’enjeux du développement international : la santé, la sécurité alimentaire, l’éducation et le développement économique, pour n’en nommer que quelques-uns.

Je crois que les Canadiens peuvent être fiers du leadership que ce pays a démontré en appuyant la nutrition au niveau mondial et l’IM a apporté une contribution tangible à ces efforts. Nous offrons de vrais résultats à grande échelle. Alors que notre organisation est relativement petite – seulement 150 employés environ autour du monde et des consultants supplémentaires sur le terrain – notre travail affecte la vie de près de 500 millions de personnes chaque année. Nous  sommes relativement petits, mais nous avons un grand impact.

Nous savons que la lutte contre la pauvreté ne peut pas être remportée tant que des générations entières naissent avec des retards de croissance et souffrent de malnutrition, et que leur potentiel de développement est affaibli parce qu’ils n’ont pas accès à une bonne nutrition. Nous mettons l’accent sur la nutrition, mais nous tentons de nous assurer que notre travail ait aussi un impact dans plusieurs autres domaines : par exemple, pour la survie des mères et des enfants, pour la santé et pour le développement économique. L’élément le plus solide de tout système de santé est le système immunitaire de chacun, ainsi que la résilience des populations à travers le système de santé. L’IM travaille à renforcer ces deux aspects.

Lire l'entrevue intégrale...

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LES MEMBRES DU CCCI EN ACTION

L’Institut international Coady offre de nouveaux cours en avril 2014 sur la création de communautés résilientes

COADYCoady offre maintenant des certificats en création de systèmes alimentaires justes (« Creating Just Food Systems ») et en leadership pour l’adaptation communautaire au changement climatique (« Leadership for Community Based Adaptation to Climate Change ») sous le thème de la création de communautés résilientes. Les communautés résilientes sont celles qui sont capables de puiser dans leurs propres ressources, d’évaluer les impacts à venir et de répondre positivement tout en abordant de manière simultanée les enjeux de durabilité, d’inclusion et de justice sociale. Les cours de certificat de deux semaines et demie offrent aux leaders la chance de partager des idées et des expériences avec des pairs d’ailleurs dans le monde, de bénéficier de l’expertise et de l’expérience de terrain de facilitateurs qualifiés, d’acquérir de nouvelles informations et de trouver l’inspiration pour de la recherche-action pertinente. Les cours permettront aussi de développer de nouveaux outils pratiques et une compréhension critique des principes et des méthodes abordés dans le contexte de visions du monde, de cultures et d’aires géographiques différentes.  Pour plus d’information à propos de ces cours, veuillez consulter cette page sur l’éducation en ligne. Des bourses sont également disponibles pour les candidats des pays du Sud.

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VAUT LE COUP D'OEIL

Le rapport sur l’Agence québécoise de solidarité internationale (AQSI) est maintenant lancé!

AQSIEn février 2013, le ministère des Relations internationales, de la francophonie et du commerce extérieur du Québec (MRIFCE) et l’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI) ont mis sur pied un comité chargé de réfléchir à la forme que pourrait prendre une éventuelle Agence québécoise de solidarité internationale (AQSI). Le rapport a récemment été lancé et inclut des recommandations quant à la structure et au mandat d’une telle agence, et abordant d’autres questions pertinentes.

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Nouveau site web sur le développement des capacités

Site sur le développement des capacitésLe Learning Agenda on Local Organization Capacity Development représente un effort de recherche au niveau mondial servant notamment à fournir de l’information à l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) sur la manière de développer de meilleurs partenariats avec les organisations locales.

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Nouveau rapport conjoint de CIDSE et ACT Alliance sur l’environnement propice

Rapport conjoint de CIDSE et ACT AllianceDans plusieurs régions du monde, le travail de la société civile devient de plus en plus dangereux. Les organisations de la société civile (OSC) dénoncent les injustices sociales et sont souvent forcées d’exposer leurs propres employés à des risques pour défendre les droits des autres. Pourquoi ?  Parce qu’ils croient que la protection des libertés qui sont au cœur de la démocratie vaut la peine qu’on se batte pour elle. Ce rapport intitulé Space for civil society - How to protect and expand an enabling environment s’attarde particulièrement à la situation qui prévaut en Colombie, au Zimbabwe, au Rwanda et au Malawi.

 

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La migration comme stratégie de financement des ménages

La migration comme stratégie de financement des ménagesCe document du Center for Global Development tente de recadrer de manière fondamentale l’agenda de recherche sur les transferts de fonds des migrants, les paiements et le développement. Au lieu de voir les transferts de fonds comme le font de nombreux chercheurs et gouvernements, c’est-à-dire comme des revenus exceptionnels, ce document de travail considère les transferts de fonds de la même manière que le font les familles, c’est-à-dire comme un retour sur investissement. La migration est une stratégie de financement des ménages parmi d’autres pour les familles pauvres : l’emplacement est un actif, la migration est un investissement. Sur la base de cette prémisse, l’auteur pose 12 nouvelles questions de recherche sur le sujet.

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L’influence des corporations dans le processus de l’après-2015

Ce document de travail du Brot für die Welt, du Global Policy Forum et de Misereor offre un aperçu des principales corporations impliquées dans le processus de l’après-2015 et de la manière dont elles façonnent le discours sur le développement. Le document préconise une plus grande transparence autour de la participation des corporations au sein des processus des Nations Unies, incluant leur appui financier aux initiatives de l’ONU, ainsi qu’une réflexion plus poussée sur les risques liés à l’élaboration d’un programme de développement axé sur le s intérêts des corporations et du secteur privé.

 

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Le droit à l’alimentation, facteur de changement

Dans son rapport final au Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies, après un mandat de six ans comme Rapporteur spécial, Olivier De Schutter lance un appel en faveur de la reconfiguration radicale et démocratique des systèmes alimentaires mondiaux aux niveaux local, national et mondial. Le rapport comprend aussi un résumé des recommandations émises pendant la durée de son mandat en tant que Rapporteur spécial (2008-2014) au sujet de la volatilité des prix, du commerce et des investissements en agriculture, de la régulation des entreprises agroalimentaires, des agrocarburants, de l’aide alimentaire et de la coopération au développement, de la nutrition, de la protection sociale, des droits des femmes, des études d’impact sur les droits humains, les stratégies nationales, les travailleurs agricoles, l’agriculture contractuelle, les petits agriculteurs, l’agroécologie et le réinvestissement en agriculture.

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Pour faire publier un texte, prière de l’envoyer à Chantal Havard. À noter que les articles destinés au Flash ne doivent pas avoir plus de 150 mots.