Bulletin électronique du CCCI: novembre - décembre 2013                                À propos     |     Contactez-nous
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MESSAGE DE LA PRÉSIDENTE-DIRECTRICE GÉNÉRALE

 

La quête de la cohérence et de l’efficacité

Julia Sanchez Ma fête préférée approche à grands pas : le jour de l’An. L’espace d’une journée, j’ai l’impression que les gens de partout dans le monde célèbrent ensemble un important tournant. Nous soulignons la fin d’un chapitre en réfléchissant à l’année qui s’achève et en envisageant ce que la prochaine nous réserve. Bien sûr, certaines cultures célèbrent le Nouvel An à un autre moment de l’année. Or, ayant vécu en Inde et au Népal, où les divers groupes religieux et ethniques suivent des calendriers différents, j’ai constaté que cette diversité nous donnait simplement davantage d’occasions de souligner l’année écoulée et d’accueillir celle qui commence.

Le CCCI et, de façon plus générale, le secteur en entier ont vécu toute une année! Nous sommes passés de sommet en sommet, amorçant des tournants et marquant des jalons importants pour le secteur canadien du développement international. Si je devais dégager le thème qui s’est imposé tout au long de 2013, ce serait la relation entre le secteur privé et le développement.

Le coup d’envoi de cette année marquée par des discussions et des débats stimulants sur le rôle du secteur privé dans le développement a été donné par la publication du rapport conjoint de l’INS et du CCCI, Investir dans les affaires du développement (en anglais; lire le résumé en français). Ce rapport établit les grandes lignes des stratégies et des pratiques des pays donateurs de l’OCDE en ce qui concerne cette relation, et cerne les lacunes majeures qu’il faut combler avant que le discours ne se transforme concrètement en pratique axée sur les résultats. Tout au long de l’année, ce dossier est resté au cœur de nos travaux d’élaboration de politiques; avec l’aide d’un comité consultatif formé à cette fin, nous avons conçu une étude et un sondage visant à recenser les modalités actuelles régissant les partenariats des groupes de la société civile avec le secteur privé. Cette initiative avait pour but de réaliser des études de cas, de dégager des pratiques exemplaires et des leçons apprises, de mettre en lumière les lacunes ainsi que de cerner de nouveaux domaines de travail. Le rapport de cette étude sera publié au début de 2014, et à la lumière de ses conclusions, le CCCI fera savoir de quelle façon il offrira son soutien.

Notre contribution à ce chapitre a d’ailleurs été effectuée à l’heure où le gouvernement insistait davantage sur l’importance du secteur privé dans le développement international. Malheureusement, il a trop mis l’accent sur le soi-disant rôle que les multinationales canadiennes pourraient jouer dans la réduction de la pauvreté, alors que de plus en plus de preuves indiquent que les grandes entreprises posent très peu de gestes pour favoriser les économies locales et faire reculer la pauvreté dans les pays où elles sont implantées. Nous l’avons appris il y a longtemps : ce sont plutôt les secteurs privés locaux qui constituent le réel moteur du développement économique dans leur pays respectif. La thèse simpliste selon laquelle les entreprises privées canadiennes, et particulièrement les sociétés minières, sont la panacée à tous les maux des pays en développement, a été martelée discours après discours par notre Premier ministre et les deux ministres du Développement international que nous avons eus cette année.

À cet égard, l’année s’est terminée sur un point d’orgue : l’annonce de la politique de « diplomatie économique » par le ministre du Commerce. Dans cette politique, qui vise à promouvoir les entreprises canadiennes à l’étranger afin de créer des emplois pour les Canadiens, pas une seule fois la responsabilité sociale des entreprises (ou une notion du genre) n’est mentionnée, que ce soit à titre de priorité essentielle à la compétitivité des Canadiens à l’étranger, ou de dossier auquel le gouvernement et le secteur privé doivent collaborer afin de favoriser cet autre objectif en matière de politique : le développement. La politique fait seulement mention du développement dans le contexte suivant : « miser sur le programme de développement pour favoriser les intérêts commerciaux du Canada ». S’il s’agit du premier énoncé de politique du nouveau MAECD (et de l’un des seuls qui aient été formulés par ce gouvernement en matière de politique étrangère), son manque de cohérence est pourtant indiscutable : il ne porte que sur le commerce, sans même tenir compte de ses effets sur le développement et la diplomatie. Cette nouvelle politique commerciale est toutefois impeccablement alignée sur les objectifs du gouvernement; le communiqué de presse souligne qu’elle « harmonise les outils relatifs au commerce, au développement et à la politique étrangère du Canada qui serviront à promouvoir ses intérêts commerciaux partout dans le monde » et permettra « de veiller à ce que l’ensemble des ressources diplomatiques du Canada soient mises à profit pour favoriser la réussite commerciale des entreprises et des investisseurs canadiens. »

J’ai été invitée à participer, le 3 décembre à l’UQAM, à une table ronde sur la fusion. Les experts invités devaient répondre à la question suivante : la fusion pourrait-elle avoir des répercussions positives sur le développement international? Ma réponse fut simple : oui, en théorie, mais ce serait surprenant au vu de la tendance actuelle consistant à promouvoir obstinément les intérêts privés du Canada au détriment de tout le reste. Pour convaincre les sceptiques et les indécis, j’ai donné pour preuve la nouvelle stratégie de « diplomatie économique ». La fusion nous a tous pris par surprise, et elle nous a absorbés pendant des mois, alors que nous tentions de prévoir les conséquences de ce changement sur la prestation de l’aide, le mandat de l’ACDI et la Loi sur la responsabilité en matière d’aide au développement officielle. Le bon côté de la chose, c’est que le secteur s’est mobilisé pour réclamer la préservation de la Loi, d’une législation éclairée et d’une structure intelligente qui mettraient le développement sur le même pied que les autres objectifs en matière de politique étrangère. Enfin et surtout, nous avons plaidé en faveur d’un cadre stratégique en matière de développement international, qui orienterait les efforts du ministère nouvellement formé. Nos trois premières revendications ont été assez bien entendues : la Loi demeure intacte, et une législation et une structure nouvelles encadrent le MAECD. Bien que ces mesures ne soient pas parfaites, elles ne nuiront pas à l’adoption au Canada d’une politique solide en matière de développement international fondée sur des principes, et pourraient même la favoriser. Ce qui fait défaut, par contre, c’est justement ce dernier point. Les discours ne manquent pas, mais où est cette politique? Certes, le MAECD en a mis une en place, mais celle-ci vise les marchés mondiaux et la diplomatie économique. Qui plus est, elle va à l’encontre de toute cohérence et de l’idée même d’un développement efficace.

Par ailleurs, le ministre actuel, comme ses prédécesseurs, continue de reléguer au second plan le rôle de la société civile et le financement de ses initiatives. Malgré le dialogue à l’échelle mondiale sur l’efficacité du développement et l’environnement porteur pour la société civile, notre gouvernement refuse de voir le lien entre une société civile canadienne active qui s’attaque aux problèmes de pauvreté dans le monde et l’état de la société civile à l’étranger : le financement des initiatives de la société civile continue d’être, dans les faits, inexistant. Les grandes annonces faites par la ministre Oda au moment du lancement de la version améliorée de la Direction générale des partenariats avec les Canadiens ont été abandonnées par ses deux successeurs. Des organisations qui ont joué un rôle clé pour mener à bien des initiatives canadiennes de coopération internationale ont été laissées pour compte. Sont également jetés aux oubliettes leurs organisations partenaires du Sud ainsi que les programmes et les bénéficiaires qui profitaient de l’aide apportée par le Canada par l’intermédiaire d’ONG. Les programmes de sensibilisation du public ont presque été réduits à zéro partout au Canada, tandis que les dialogues, les débats et les consultations ont lieu pour la forme après avoir été triés sur le volet. Le grand bureau de la ministre Oda, sur lequel tant de projets attendaient son approbation, a été légué au ministre Fantino, qui a passé le relais au ministre Paradis. Des dizaines de projets attendent toujours l’aval de celui-ci, du moins c’est ce que l’on entend. Pourtant, presque rien ne bouge, ou sinon à pas de tortue. L’efficacité? L’efficience? La reddition de comptes? La transparence? La prévisibilité? Pas encore.

Bien sûr, il y a de belles histoires, et elles ont toutes un trait commun : elles portent sur des organisations qui s’unissent pour opérer un changement. Le Réseau canadien sur la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants a su tirer parti d’un intérêt prioritaire du gouvernement pour concevoir avec lui une stratégie solide et s’assurer que le Canada joue un rôle prépondérant dans cet important dossier. La Banque canadienne de grains, une association d’églises et d’organisations religieuses canadiennes qui unissent leurs efforts pour éradiquer la faim dans le monde, a réussi à faire en sorte que la sécurité alimentaire reste une priorité, fournissant des conseils stratégiques et des capacités de mise en œuvre. Les organisations qui envoient des bénévoles à l’étranger, après des années éprouvantes ponctuées d’imprévisibilité et de retards interminables, ont par ailleurs réussi à obtenir la prolongation d’un an de leur financement, tandis que le gouvernement continue d’évaluer le bien-fondé du programme et son financement futur. Les conseils provinciaux et régionaux ont quant à eux été invités à soumettre des propositions pour l’obtention de nouvelles subventions leur permettant de continuer leurs activités de renforcement des capacités et de sensibilisation à l’échelle locale. Enfin, l’annonce que tout le monde redoute, soit le non-renouvellement du programme de stages pour les jeunes de l’ACDI, tarde à être faite à la suite d’un effort concerté d’un certain nombre d’organisations visant à montrer aux décideurs toute la valeur de cette initiative. Et il y en a d’autres, de belles histoires d’organisations qui se serrent les coudes en faveur d’une cause commune et réalisent des progrès considérables en dépit du contexte difficile.

Quand j’envisage l’année à venir, j’entrevois d’autres occasions comme celles-là, et je comprends le rôle essentiel que le CCCI, à titre de coalition et de plateforme, peut jouer pour aider ses membres et d’autres organisations à trouver des questions d’intérêt commun autour desquelles nous pouvons nous unir pour opérer un changement. Nos membres, tout comme l’ensemble du secteur, n’ont pas tant besoin que le CCCI les soutienne en ce qui concerne des thèmes précis s’inscrivant dans un effort collectif; ils veulent plutôt que le CCCI soit une figure de proue dans les dossiers d’intérêt commun, comme le rôle de la société civile dans le développement (dans les pays du Sud comme au Canada), y compris le dialogue sur les politiques; l’environnement porteur pour la société civile; la redéfinition de notre discours en tant que secteur et au sujet du développement international; le Code d’éthique et les normes de fonctionnement du secteur; et l’efficacité du développement. 

Je vous remercie de votre coopération et de votre soutien inébranlables, et je vous souhaite un agréable congé de fin d’année. J’ai déjà hâte à 2014 pour entreprendre avec vous d’autres initiatives utiles qui témoigneront de notre engagement.

Solidairement,

Julia

Cette chronique vous a fait réagir? J’aimerais lire vos commentaires! Veuillez les envoyer à Julia Sanchez.

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NOUVEAUX DÉVELOPPEMENTS DANS LE SECTEUR

L’équipe du CCCI vous souhaite de joyeuses Fêtes!


Joyeuses Fêtes Nous vous souhaitons un temps des Fêtes agréable et reposant, et du bon temps avec famille et amis pour le Nouvel An! Nous avons hâte d’entamer la nouvelle année, qui nous réservera assurément beaucoup d’activités stimulantes et d’occasions de sensibiliser les Canadiens à la coopération internationale et à la justice sociale! Le CCCI sera officiellement fermé du 25 décembre au 1er janvier. Nous vous reviendrons rapidement frais et dispos; merci de nous lire chaque mois!

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Faire plus et faire mieux avec le CCCI!

Campagne Le CCCI est fier de rallier une communauté d’OSC aussi active et engagée. Nos membres constituent un groupe très diversifié d’organisations canadiennes novatrices et chevronnées œuvrant au développement international. Pour que notre coalition reste solide et unie, nous devons accueillir de nouveaux membres. C’est pourquoi le CCCI a lancé une campagne de recrutement, dont la majeure partie des activités auront eu lieu avant la fin de 2013, mais qui se poursuivra en 2014! Si le travail réalisé par le CCCI et ses membres vous intéresse, jetez un coup d’œil à notre nouvelle brochure promotionnelle et à son encart, discutez avec des organisations poursuivant les mêmes objectifs qui ne font pas encore partie du CCCI, et invitez-les à y adhérer! Pour en savoir plus, communiquez avec Chantal Havard.

 

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Nouveautés sur le blogue du CCCI

L’analyste des politiques du CCCI, Fraser Reilly-King, a publié un article faisant le point sur les réalisations du Canada en ce qui concerne le « financement accéléré pour la lutte contre les changements climatiques », consenti aux termes de l’Accord de Copenhague de 2009. Lisez son billet ici.

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Échos de la conférence d’automne du CCCI intitulée Le leadership canadien pour un monde meilleur : Un agenda politique pour la coopération internationale en 2015 et au-delà

Conference d'automne du CCCILes 21 et 22 novembre, un groupe dévoué et dynamique formé de représentants d’organisations membres du CCCI, d’universitaires, de responsables de politiques et d’autres intervenants du développement international se sont penchés pendant deux jours sur le rôle que le Canada devrait jouer sur la scène internationale à l’approche de 2015, de l’ère post-OMD et des prochaines élections fédérales. La discussion a été lancée par un document de réflexion signé The McLeod Group, L’heure des choix, puis alimentée par des présentations solides effectuées par des vétérans du développement international, des alliés naturels et des experts de l’externe. Les participants ont remué leurs méninges et en sont arrivés à un consensus assez fort sur ce que le Canada devrait promouvoir à l’échelle internationale, et sur la contribution que les OSC canadiennes peuvent et veulent apporter dans ce nouveau cadre pour le développement international et la justice sociale. Les conclusions de cette conférence serviront de base à une stratégie sur deux ans de mobilisation du public et d’engagement politique. Restez à l’affût : il y aura beaucoup d’occasions de participer et d’y mettre du vôtre!

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La Loi antiterroriste et ses implications sur les efforts en matière de développement international

Le 6 novembre 2013, le Conseil canadien pour la coopération internationale (CCCI), la Coalition internationale de surveillance des libertés civiles (CISLC) et Paix durable ont tenu un forum de discussion d’une journée à l’intention des ONG canadiennes. L’événement avait pour but d’améliorer la compréhension de la Loi antiterroriste, en particulier du processus d’inscription des entités terroristes, ainsi que des conséquences et des risques potentiels associés à une interaction intentionnelle ou involontaire avec ces entités. Durant cette journée présentée par le Centre d’études en politiques internationales (CÉPI) et le Réseau de recherche sur les États fragiles (RRÉF) de l’Université d’Ottawa, des organisations de la société civile ont discuté avec des avocats en droit régissant les organismes de bienfaisance et des fonctionnaires ayant récemment travaillé pour l’ACDI et le MAECI afin de mieux comprendre la Loi antiterroriste et son incidence sur les organisations œuvrant à l’échelle internationale au développement, à l’aide humanitaire et à la consolidation de la paix. Parmi les principales leçons tirées de l’événement, notons le besoin pour les OSC canadiennes de collaborer à l’élaboration de lignes directrices normalisées en matière de diligence raisonnable. Si votre organisation souhaite prendre part à ces activités de suivi, veuillez écrire à Julia Sanchez.

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Une nouvelle membre intègre l’équipe Orientation politique du CCCI

Stacey Gomez assume la fonction de coordonnatrice par intérim du Groupe d’orientation politique pour les Amériques du CCCI depuis novembre. Au sein de différentes organisations, Stacey a joué un rôle actif lors de campagnes en faveur de l’efficacité de l’aide et de la responsabilité des entreprises. Elle détient une maîtrise en études du développement de l’Université York. Son mémoire de maîtrise examine l’incidence des conflits liés à l’exploitation des richesses naturelles sur la vie des femmes indigènes du Guatemala. On peut la joindre à l’adresse sgomez@ccic.ca.

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Commerce aux dépens des droits de la personne?

Trade Le Groupe d’orientation politique pour les Amériques et Common Frontiers ont publié une lettre ouverte condamnant l’Accord de libre-échange Canada-Honduras, qui a été signé le 5 novembre 2013. L’absence de garanties démocratiques et juridiques au Honduras – tout comme la répression et l’impunité qui y atteignent des sommets – est plus que troublante. Dans un tel contexte, les Honduriens ne sont pas en mesure de contester les activités de commerce et d’investissement qui toucheront leurs terres et leur mode de vie, ni de récolter les bénéfices d’une éventuelle croissance économique. Tant et aussi longtemps que la gouvernance démocratique et l’état des droits de la personne n’auront pas fait l’objet d’améliorations vérifiables, l’ALE Canada-Honduras risque de faire plus de mal que de bien. Au lieu de favoriser l’intensification du commerce et de l’investissement au Honduras, le Canada doit user de son influence d’une manière positive en exhortant le gouvernement hondurien à prendre des mesures immédiates pour mettre un terme à l’intimidation, aux arrestations arbitraires, aux disparitions forcées, à la torture, aux meurtres et aux massacres, de même que pour restituer pleinement la liberté d’expression afin que les journalistes, les partis d’opposition et les critiques puissent exprimer des opinions divergentes en toute sécurité.

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Dernières nouvelles du Forum Afrique-Canada

Ces deux derniers mois, des réunions régionales tenues à Ottawa, à Montréal, à Toronto et à Québec ont rassemblé des membres actuels et potentiels du Forum Afrique-Canada (FAC). Ces réunions avaient pour but de présenter aux membres la nouvelle coordonnatrice du FAC, Kimberly MacMillan, et de consolider les renseignements recueillis pour dresser le plan de travail 2014 du groupe. Le FAC a par ailleurs lancé un nouveau bulletin bimensuel pour informer ses membres de ses activités. Ce bulletin mettra en vedette des organisations, annoncera des événements et des publications du FAC, et présentera des publications, des recherches et des articles portant sur des sujets d’intérêt. Cette initiative vise à consolider le réseau du FAC par la mise en commun des connaissances. Pour vous y abonner, communiquez avec Kimberly MacMillan.

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Webinaire du 29 octobre sur les défis en matière de droits de la personne pour les minorités ethniques en Chine : des exemples provenant du Turkestan oriental, de la Mongolie et du Tibet

Trois des plus importantes minorités ethniques en Chine – les Ouïghours, les Tibétains et les Mongols – luttent depuis plusieurs décennies pour une autonomie accrue, le contrôle politique de leurs territoires et la préservation de leurs traditions culturelles. Les efforts du gouvernement de la Chine pour limiter ou contrôler ces conflits ont entraîné de nombreux cas de violations des droits de la personne. Kayum Masimov (Société canadienne ouïghoure), Enghebatu Togochog (Centre d’information sur les droits de la personne de la Mongolie du Sud), Tashi Wangdi (membre de l’équipe spéciale du gouvernement tibétain chargée des négociations avec la Chine) et Alex Neve (Amnistie internationale Canada) ont échangé sur les défis en matière de droits de la personne auxquels font face ces groupes minoritaires. Ce webinaire a été présenté conjointement par Amnistie internationale Canada, le Comité Canada Tibet, le Centre d’information sur les droits de la personne de la Mongolie du Sud et la Société canadienne ouïghoure, avec la collaboration du Groupe de travail Asie-Pacifique. Un enregistrement est disponible sur demande. Communiquez avec Denis Côté.

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L’Assemblée nationale du Québec adopte à l’unanimité une motion réclamant que le gouvernement lance des appels de propositions

Drapeau du QuébecLe 31 octobre, en appui au travail de l’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI) et de ses membres, l’Assemblée nationale du Québec a déposé une motion réclamant que le gouvernement mette un terme à l’inaction et lance de très attendus appels de propositions pour les organismes d’envoi de bénévoles et d’autres programmes de développement international. La motion a été appuyée par tous les partis. Quelques semaines plus tard, le ministre du Développement international Christian Paradis a annoncé la prolongation d’un an de l’entente de financement actuelle des organismes d’envoi de bénévoles, tandis que le gouvernement évalue le programme. Cette annonce a soulagé des milliers de bénévoles canadiens œuvrant à l’étranger ainsi que leurs organisations partenaires.

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Publication du cinquième rapport sur l’aide au développement officielle : les dépenses en matière d’APD ont diminué

Plusieurs semaines après avoir été déposé devant le Parlement, le cinquième Rapport au Parlement sur l’aide au développement officielle du gouvernement du Canada a été publié. Puisqu’il porte sur l’exercice précédent, soit celui de 2012-2013, le rapport présente séparément les données concernant les activités et les dépenses du MAECI et de l’ACDI. Le document donne un avant-goût des dépenses en matière d’aide pour l’exercice 2012-2013 avant la publication en mars prochain du Rapport statistique sur l’APD. En somme, l’APD a diminué de 3 %, passant des 5,51 milliards de dollars de l’exercice 2011-2012 à 5,35 milliards en 2012-2013 (alors qu’elle totalisait 5,49 milliards en 2010-2011), ce qui est inférieur à la réduction de 3,6 % de l’enveloppe d’aide internationale annoncée dans le budget 2012. Toutefois, si l’on considère l’APD réelle (soit l’APD moins l’annulation de la dette canadienne, l’aide accordée aux réfugiés des pays en développement l’année de leur arrivée au Canada et les coûts imputés au titre des étrangers des pays en développement venus étudier au Canada), la baisse est deux fois plus prononcée : passant de 5,02 à 4,71 milliards de dollars, l’aide a diminué de 310 millions, soit 6,2 %. Cette diminution est largement attribuable à une sous-utilisation du budget de l’ACDI. En fait, les dépenses de l’Agence ont diminué de près de 479 millions de dollars, totalisant 3,45 milliards de dollars, comparativement à 3,93 milliards en 2011-2012 (ce qui constituait un record en matière de dépenses de l’ACDI) et à 3,58 milliards en 2010-2011. Par ailleurs, les cinq priorités thématiques du gouvernement (sécurité alimentaire, croissance, avenir des enfants et des jeunes, promotion de la démocratie, ainsi que sécurité et stabilité) ont été mieux intégrées au rapport, les quatre principaux prestataires de l’aide (ACDI, ministère des Finances, MAECI et CRDI) en tenant compte. Le ministère des Finances a aussi reporté à décembre la publication de son rapport sur les activités du Canada à la Banque mondiale et au FMI (auparavant prévue pour mars 2013) pour qu’elle concorde avec celle du rapport sur l’aide au développement.

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Le Canada ne s’est toujours pas prononcé quant à la définition du programme de développement pour l’après-2015

Le Canada doit jouer un rôle plus proactif dans la définition du programme pour l’après 2015, qui fera suite aux Objectifs du millénaire pour le développement : voilà l’une des principales conclusions tirées d’un événement tenu à la mi-novembre. Organisé de concert par le ministère des Affaires étrangères, du commerce et du développement (MAECD), l’Institut Nord-Sud et l’École de développement international et mondialisation de l’Université d’Ottawa, cet événement rassemblait des experts des Nations Unies et du développement. Si Olav Kjørven, expert invité et conseiller spécial pour le programme de développement pour l’après-2015 du Programme des Nations Unies pour le développement, a félicité le Canada pour son travail en faveur de la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants, il a aussi souligné qu’il se faisait en général très discret pendant les réunions sur l’après-2015, gardant pour lui ses propositions quant au contenu potentiel du cadre. La présidente-directrice générale du CCCI, Julia Sánchez, a quant à elle mis l’accent sur le rôle que la société civile devrait jouer dans un tel cadre. Elle a mentionné l’expérience que le CCCI avait vécue au sein du Partenariat mondial pour une coopération efficace au service du développement, un forum multipartite au sein duquel la société civile a toujours sa place. En mars, l’ONU commencera à établir une série d’objectifs, qui devront être fixés d’ici septembre 2014, en vue de l’Assemblée générale de l’ONU.

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Rapport mondial axé sur les partenariats

En marge des European Development Days, le réseau du Bilan de l’aide a tenu une réunion mondiale afin de dresser des plans pour son rapport bisannuel 2014, qui portera sur les partenariats en faveur de l’élimination de la pauvreté et de l’inégalité et sur le cadre pour l’après-2015. Fort du franc succès qu’avait connu le rapport sur l’aide et le secteur privé en 2012, le Réseau, en tenant compte du contexte changeant du développement international et de l’établissement prochain d’un cadre de développement au-delà de 2015, examinera trois sujets : les principes et les pratiques pouvant orienter les prochains partenariats à l’échelle mondiale et nationale; la façon dont la coopération Sud‑Sud, la dynamique public-privé et l’évolution de la relation entre les sociétés civiles du Sud et du Nord influent sur la notion de partenariat; et la place et le rôle des partenariats inclusifs fondés sur les droits de la personne au-delà de 2015. Le CCCI est vice-président du Réseau et coordonnateur des pays de l’OCDE non européens.

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Pétition pour le maintien du Programme de stages internationaux pour les jeunes

PétitionUn certain nombre d’organisations et de particuliers se sont mobilisés ces derniers mois pour réclamer le maintien des programmes de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ et SIJA), dont le financement par le MAECD prendra fin en mars 2014. Ces programmes ont reçu des évaluations et des commentaires très positifs au fil des années, et se sont avérés des façons efficaces – et économiques! – d’accroître l’employabilité des jeunes professionnels canadiens tout en renforçant les capacités des partenaires locaux. D’anciens stagiaires ont lancé une pétition réclamant le renouvellement du programme. Nous vous invitons à la signer et à la faire circuler!

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Profil d’une coalition : Initiative d’Halifax

(Le CCCI s’est associé à plusieurs coalitions pour mieux défendre les causes qu’il appuie, soutenir les réseaux existants et accroître son influence. Nous vous présentons l’une d’entre elles chaque mois dans Flash! afin que vous puissiez vous aussi l’appuyer.)

Initiative d'Halifax Initiative d'Halifax Initiative d'Halifax

L’Initiative d’Halifax (IH) est une coalition qui rassemble des organisations vouées au développement, à l’environnement et à la défense des droits de la personne ainsi que des syndicats et des groupes confessionnels autour d’un même point de mire : le système financier international et ses institutions. Elle a été fondée en décembre 1994 dans le sillage d’une volonté mondiale, de la part d’organisations non gouvernementales, d’évaluer le rôle et la feuille de route des institutions financières internationales (nommément la Banque mondiale et le Fonds monétaire international) à l’occasion de leur 50e anniversaire; les ONG canadiennes ont mis sur pied l’IH pour s’assurer que les demandes visant une réforme en profondeur de ces institutions figurent parmi les priorités lors du Sommet du G7 de 1995, tenu à Halifax. Depuis sa création, la coalition, que ce soit par la recherche, la sensibilisation, la revendication ou la concertation, a continué d’œuvrer à cette réforme systémique et institutionnelle dans l’espoir d’éliminer la pauvreté, d’assurer la viabilité de l’environnement et de permettre une redistribution équitable de la richesse.

Ces vingt dernières années, l’IH s’est attaquée à de nombreux enjeux : la taxe Tobin, la taxe sur les transactions financières, les politiques d’ajustement structurel et les conditionnalités de la Banque mondiale, la dette souveraine, le G20, les agences de crédit à l’exportation, les politiques environnementales et la responsabilité des entreprises. Plus récemment, elle a cessé de mettre l’accent sur les institutions financières internationales stricto sensu pour accorder plus d’importance au financement de la lutte contre les changements climatiques, à la justice fiscale et aux problèmes d’accès à la justice. En octobre, elle a participé au lancement de la campagne Open for Justice, et aorganisé en décembre un séminaire sur la justice fiscale réunissant des experts de partout dans le monde. Le CCCI est membre de l’Initiative d’Halifax. Il a siégé à son Comité de coordination jusqu’en 2011.

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PROFIL D'UN MEMBRE: Equitas

Equitas PIFDH

Glisser votre souris pour voir le groupe PIFDH dans les années 80 et aujourd’hui

Ce mois-ci, le CCCI a eu le plaisir de s’entretenir avec le directeur exécutif d’EQUITAS, Ian Hamilton. Ian nous a parlé des débuts de l’organisation, du Programme international de formation aux droits humains (PIFDH) se tenant chaque année et d’un manuel conçu par EQUITAS, en collaboration avec Coady et le CCCI, servant de référence pour le développement d’un atelier sur l’approche axée sur les droits humains et les partenariats équitables… et bien d’autres choses!

 

CCCI - Pouvez-vous décrire le contexte ayant donné naissance à EQUITAS en 1967?

Equitas a été fondé à une époque où les normes internationales en matière de droits de la personne étaient peu connues au Canada. Celles-ci ne faisaient pas encore partie des plans de cours des écoles et des universités (y compris des Facultés de droit). La Commission ontarienne des droits de la personne venait d’être mise sur pied, mais ce n’est que beaucoup plus tard qu’on a vu d’autres provinces et le gouvernement fédéral suivre le pas. À l’échelle internationale, les Nations Unies venaient d’adopter les deux Pactes relatifs aux droits civils et politiques et aux droits économiques, sociaux et culturels, mais le discours sur les droits de la personne était  toujours à un stade embryonnaire et avait tendance, au Canada, à se concentrer uniquement sur les droits civils et politiques.

Le moment catalyseur dans la mise sur pied de l’organisation est l’arrivée à l’Université McGill de l’un des rédacteurs de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, John Humphrey. En 1967, un groupe engagé de Montréalais s’est joint à M. Humphrey afin de fonder une organisation permettant aux Canadiens d’en apprendre davantage en matière de droits de la personne – la Fondation canadienne des droits de la personne (soit l’ancienne appellation d’Equitas). Le nom de l’organisation a été changé en 2004 pour Equitas – Centre international d’éducation aux droits humains, afin de refléter l’émergence de l’organisation en tant qu’acteur international, accordant toujours une place centrale au rôle de l’éducation aux droits humains en matière de changement social positif.

Lire l'entrevue intégrale...

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LES MEMBRES DU CCCI EN ACTION

Forum international 2013 de l’EUMC et du CECI

Forum internationale Le Forum international 2013 de l’Entraide universitaire mondiale du Canada et du Centre d’étude et de coopération internationale s’est déroulé sur trois jours, soit du 1er au 3 novembre. Il a rassemblé plus de 450 participants d’ici et d’ailleurs, dont des représentants d’ONG, de gouvernements et du milieu universitaire ainsi que des étudiants, autour du thème des « Grands débats du développement ». Parmi les enjeux abordés, notons l’égalité des sexes au sein des populations de réfugiés, la recherche de solutions de marché pour éliminer la pauvreté, une lutte contre l’insécurité alimentaire passant par l’agriculture à petite échelle plutôt que par les OGM, et la représentation de la pauvreté dans les campagnes de financement. En plus de tables rondes et de débats animés, l’événement prévoyait une discussion menée par des étudiants afin d’explorer les points de vue des jeunes sur l’avenir du développement, et une remise de prix récompensant des Canadiens dont le travail fait honneur au secteur.

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Le New York Times parle de Radios rurales internationales

Tanzania Le New York Times a récemment publié un article intitulé « In Tanzania, Farmers Reap the Benefits of Radio ». Il était question du travail effectué par Radios rurales internationales auprès d’agriculteurs africains de petite échelle, plus particulièrement en Tanzanie, où ils comptent pour 75 % des 48 millions d’habitants. À l’heure actuelle, les programmes de Radios rurales internationales permettent à 38 stations de diffuser des connaissances agricoles dans sept pays d’Afrique.

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VAUT LE COUP D'OEIL

Nouveau rapport du CCCI : Two Years on from Busan: Looking Back, Looking Forward

À la fin de 2011, des dirigeants politiques ainsi que des représentants de gouvernements, d’organisations de la société civile et du secteur privé se sont réunis à Busan, en Corée du Sud, à l’occasion du Quatrième Forum de haut niveau sur l’efficacité de l’aide (FHN-4). L’importance des principes d’Istanbul, des partenariats équitables et des approches fondées sur les droits de la personne a été mise en lumière, mais en quoi ces ententes et priorités ont-elles influencé le travail des OSC? Deux ans après Busan, le CCCI et InterAction (États-Unis) ont mené une enquête conjointe visant à déterminer comment leurs membres ont géré ces enjeux, ainsi que les nouvelles difficultés liées à la création d’un environnement porteur pour la société civile d’Amérique du Nord et d’ailleurs. Est né du processus un rapport dont les conclusions ont été prises en compte dans l’élaboration de modules de formation sur les partenariats équitables et les approches fondées sur les droits de la personne – ce rapport fera l’objet d’une diffusion internationale au printemps 2014 auprès du Partenariat mondial pour une coopération efficace au service du développement. Nous espérons en outre qu’il aidera les OSC canadiennes à décider de la suite des choses dans ces dossiers chauds. Cliquez ici (en anglais seulement) pour le consulter.

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Un excellent aperçu des débats entourant le rôle du secteur privé dans l’aide au développement

Le Partenariat des OSC pour l’efficacité du développement a produit un document d’information détaillé qui brosse un aperçu des articles essentiels publiés récemment au sujet du rôle du secteur privé dans l’aide au développement. En ressort une synthèse des nouvelles approches qu’adoptent les bailleurs envers le secteur privé, des modalités régissant les partenariats avec celui-ci, ainsi que des principales lacunes dans leurs façons de faire. Une lecture incontournable pour quiconque s’intéresse à ces questions.

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Données ouvertes, transparence et développement international

Le rapport sommaire d’une réunion tenue en octobre 2013 par l’Institut Nord-Sud a récemment été publié. Lors de cette rencontre, les participants ont discuté de l’importance des données ouvertes et de la transparence en s’attardant aux objectifs de développement du Canada, au discours d’un gouvernement qui se dit désormais transparent, aux obstacles qui rendent difficile le passage de la parole aux actes et aux leçons tirées de l’Initiative internationale pour la transparence de l’aide. En novembre, des organisations ont par ailleurs lancé www.aidtransparency.ca, un réseau en ligne consacré aux échanges à ce sujet. 

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Le point de vue des Canadiens sur les changements climatiques

Climat Au début de novembre, Canada 2020 et l’Université de Montréal ont publié les résultats d’une Enquête nationale sur l’opinion publique canadienne et le changement climatique. Entre autres conclusions, on y apprend que 84 % des Canadiens sont fortement ou plutôt en accord avec l’idée selon laquelle le gouvernement fédéral doit faire preuve de leadership dans la lutte contre les changements climatiques. De plus, 76 % des Canadiens sont fortement ou plutôt en accord avec l’idée selon laquelle le Canada doit ratifier un accord international sur les changements climatiques sans attendre la Chine et les États-Unis, et 71 % d’entre eux croient que la protection de l’environnement doit être une priorité du gouvernement Harper.

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Un congrès et un magazine consacrés au leadership en matière de commerce équitable 

Le deuxième congrès annuel du Canadian Fair Trade Network se tiendra du 9 au 11 janvier 2014 à Toronto. Il réunira des intervenants du secteur du commerce équitable canadien, soit des représentants d’entreprises et d’ONG et des gens qui militent pour cette vision des affaires. Pour en savoir plus et connaître la procédure à suivre pour vous inscrire à cet événement gratuit, cliquez ici. De plus, les défenseurs et partisans du commerce équitable seront heureux d’apprendre qu’ils peuvent commander gratuitement la dernière édition du magazine Fair Trade, une initiative du Canadian Fair Trade Network, en cliquant ici

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Impliquez-vous!

Get Involved
Oxford University Press Canada a récemment lancé Get Involved!, un site Web destiné à renforcer la connaissance étudiante des processus politiques canadiens, et à stimuler leur désir de s’y engager. L’initiative est liée à la publication de la septième édition du livre Canadian Democracy, de Stephen Brooks.

 

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« No need to dig » : The Economist sur la situation africaine

« No need to dig », un article paru dans The Economist, s’intéresse à une étude du Fonds monétaire international dévoilant que bon nombre des économies à plus forte croissance du continent africain n’ont pas misé sur les industries pétrolière et minière pour prendre leur essor; cette étude se fonde sur six pays d’Afrique ayant satisfait aux indicateurs liés à la croissance du PIB et au PIB par habitant. On y apprend que la croissance de ces pays a été rendue possible par la mise en place, dans les années 1990, de politiques axées sur la stabilité et sur l’adoption de mesures concrètes, qui ont permis de contrôler les finances publiques et de freiner l’inflation. En fait, l’étude révèle que ces six pays sont mieux gouvernés et réglementés et moins corrompus qu’ailleurs en Afrique, en plus de compter sur de meilleurs fonctionnaires et des politiques plus stables. Par conséquent, les entreprises privées évoluent dans un climat assaini. Notons aussi que les six pays à l’étude ont eu droit à un apport d’aide fiable – sous forme de subventions et de prêts bon marché –, et à plus d’investissements directs étrangers. Enfin, mentionnons que l’allègement de la dette a aussi joué un rôle. Voilà qui démontre que la croissance économique d’un pays ne repose pas nécessairement sur l’exploitation et l’exportation des richesses naturelles!

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Un nouveau rapport met en lumière plus de 400 menaces pesant sur la société civile internationale

Un nouveau rapport publié par CIVICUS révèle une tendance d’envergure mondiale : l’intégrité des OSC est fréquemment mise en péril. Depuis le début de 2012, CIVICUS a en fait répertorié 413 menaces, réparties dans 87 pays, à l’égard de la société civile. L’étude est alarmante, puisqu’on y apprend que plusieurs gouvernements tentent d’affaiblir les OSC en promulguant des lois qui les empêchent d’accéder au financement nécessaire à leur survie et de mener des activités pourtant légitimes, notamment d’exprimer leur désaccord par les voies démocratiques.

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Une évaluation menée par le gouvernement du Canada confirme l’effet positif des coopératives sur le développement 

Dans le cadre de l’Année internationale des coopératives, le gouvernement du Canada (par l’entremise de l’Agence canadienne de développement international, qui fait maintenant partie du ministère des Affaires étrangères, du commerce et du développement) souhaitait approfondir les connaissances concernant le modèle des coopératives en matière de développement. C’est pourquoi il a entrepris une évaluation internationale qui a permis de mettre en lumière l’incidence des coopératives partout dans le monde et les facteurs dont dépend leur succès. Ont été sollicitées trois organisations canadiennes reconnues pour promouvoir la participation des coopératives dans le secteur du développement international, soit Développement international Desjardins (DID), la Société de coopération pour le développement international (SOCODEVI) et l’Association des coopératives du Canada (ACC). Les résultats de cette étude prouvent bien que les coopératives contribuent à réduire la pauvreté. C’est ce qui se produit quand le secteur privé s’unit autour d’un même but!

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Kids Go Global

Kids Go GlobalKids Go Global est une plateforme Web qui tisse un pont entre les ONG et les enfants d’âge scolaire afin d’éveiller les citoyens mondiaux de demain. C’est l’occasion pour vous de faire directement connaître vos projets aux jeunes, et de nouer une relation avec eux en mettant à profit toute votre gamme de ressources (p. ex. matériel pédagogique, vidéos YouTube, bulletins d’information, billets de blogue). L’initiative a été mise sur pied par la Rozsa Foundation, le Trickster Theatre et des ONG comme la vôtre. Et vous n’avez rien à débourser pour en profiter : le but est de vous aider à tisser des liens avec les étudiants tout en recueillant des fonds pour vos projets.

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Le CRDI lance un appel visant l’octroi de petites subventions des Partenariats canadiens

CRDI

Le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) lance un appel de notes conceptuelles visant l’octroi en 2013-2014 de petites subventions pour l’exécution d’activités novatrices de recherche et de mise en commun des connaissances. Versées par le truchement des Partenariats canadiens, ces subventions servent à financer des projets de recherche ainsi que d’enrichissement et de mise en commun des connaissances. Elles soutiennent également la tenue de rencontres, de même que des activités et produits de diffusion modestes. Y sont admissibles des organismes œuvrant à l’échelle locale, régionale, nationale et internationale (constituées en personne morale au Canada et y ayant leur siège) qui se consacrent à la production de connaissances ou à leur mise en commun à des fins de développement. Les particuliers ne peuvent pas présenter une demande. Les organismes avec lesquels le CRDI n’a jamais collaboré sont les bienvenus. Vous avez jusqu’au 6 janvier 2014 pour présenter une demande.

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Pour faire publier un texte, prière de l’envoyer à Chantal Havard. À noter que les articles destinés au Flash ne doivent pas avoir plus de 150 mots.