Bulletin électronique du CCCI: octobre 2013                                            À propos     |     Contactez-nous
banner image


MESSAGE DE LA PRÉSIDENTE-DIRECTRICE GÉNÉRALE

 

Les organisations de la société civile :un pilier pour la démocratie dans les pays en développement et au Canada

Julia SanchezLa semaine dernière j’ai eu l’immense privilège d’accompagner Maina Kiai, Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit de réunion pacifique et d’association, au cours de sa visite académique (i.e. non officielle) de 2 journées et demie au Canada. En l’écoutant présenter et en l’observant échanger avec les douzaines de leaders de la société civile, en plus des représentants du gouvernement rencontrés au cours de sa courte visite, j’ai réalisé à quel point il s’avère essentiel de concentrer notre militantisme sur l’importance de la société civile pour de réels processus démocratiques, ainsi que l’importance d’un environnement propice à l’épanouissement de la société civile,tant dans les pays du Sud qu’au Canada.

En collaboration avec la coalition Voices-Voix, dont le CCCI est membre, et le Centre pour les droits humains et le pluralisme juridique de l’Université McGill (McGill Centre for Human Rights and Legal Pluralism), nous avons invité Maina à participer à un atelier d’une journée intitulé « La société civile : dissidence, démocratie et législation » le 23 octobre. L’atelier a permis de réunir des représentants des OSC provenant de divers secteurs au Canada (autochtones, syndicats, environnement, développement international, etc.) ainsi que des académiciens, chercheurs et avocats/défenseurs des droits humains. M. Kiai a débuté l’atelier en décrivant les principaux éléments qui expliquent le rétrécissement de l’espace accordé aux OSC sur la scène internationale, et les autres participants à l’atelier ont partagé leurs observations sur le terrain. Maina s’est aussi déplacé à Ottawa où  il a rencontré d’autres représentants d’ONG ainsi que des leaders autochtones et certains membres du personnel du MAECD. De plus, Maina a participé à deux évènements publics, l’un à l’Université McGill et l’autre à l’Université d’Ottawa.

Voici les principales conclusions que j’ai tirées de ces nombreux échanges :

Premièrement, les gouvernements partout dans le monde sont de plus en plus craintifs des voix indépendantes qui émanent de la société civile et qui défendent des principes auxquels elles croient,  et qui sont par le fait même moins influençables que celles motivées par la quête du pouvoir.

Deuxièmement, les gouvernements répressifs peuvent facilement être identifiés dans la mesure où ils ne souhaitent pas se soumettre à des examens approfondis mais ils encouragent cela pour les autres. La façon dont une société traite sa société civile et les groupes marginalisés en dit beaucoup sur à quel point cette société est progressiste ou pas. Une véritable société démocratique possède un gouvernement qui permet le développement d’une société civile forte et épanouie, et qui ne cherche pas à la punir si elle représente des opinions complexes.

Troisièmement, la diminution de l’espace accordé à la société civile à l’échelle mondiale se manifeste d’abord et avant tout par un accès limité au financement. Selon Maina, le droit de réunion pacifique et d’association doit comprendre le droit de chercher, de recevoir et d’avoir recours à du financement, incluant les sources internationales (i.e. étranger, domestique, international). La tendance à stigmatiser le financement provenant de l’étranger dans plusieurs pays menace l’existence de mouvements sociaux militant entre autres pour la défense des droits humains. Par ailleurs, la dialectique entre le secteur privé et le gouvernement d’une part, et la société civile de l’autre, est révélatrice de la logique du deux poids, deux mesures, qui est difficilement justifiable. Pourquoi les premiers peuvent-ils avoir accès et dépendre du financement étranger, alors que la seconde, elle, ne le peut pas?

Quatrièmement, le cadre légal nécessaire au travail et à l’existence même de la société civile (incluant le plaidoyer, les pressions sur les gouvernements afin qu’ils rendent des comptes et la possibilité d’exprimer des opinions dissidentes )et la protection des militants constituent un pré-requis au développement d’une société civile saine et, par le fait même, d’une démocratie solide. Au même titre que le secteur privé nécessite un environnement propice afin de contribuer à la croissance économique, il en va de même pour la société civile qui nécessite un environnement favorable lui permettant de contribuer à une bonne gouvernance.

Finalement, la nécessité d’un environnement propice à la société civile, qui assure le droit de réunion pacifique et d’association, est d’autant plus essentielle en période d’élections. Maina souligne le fait que plusieurs « coups civils » ont eu lieu dans de nombreux pays, où le processus d’élection formel  est plus ou moins respecté, et que cela a suffit pour que la communauté internationale reconnaisse les élections comme étant légitimes.Toutefois, les élections ne peuvent être justes que dans la mesure où les groupes de la société civile ont pu participer activement et librement au processus pré-électoral et où les règles et la concurrence sont équitables pour tous. Dans les pays où les gouvernements sortants ne respectent pas le droit d’association et modifient les règles du jeu dans le processus pré-électoral, nous ne pouvons nous attendre à ce que les résultats du vote soient légitimement démocratiques.

Au Canada, le gouvernement reconnaît de moins en moins l’importance de notre rôle dans l’élaboration de politiques, le travail de plaidoyer et la pression exercée sur les gouvernements afin de les tenir imputables. Nous avons perdu l’espace de dialogue formel et significatif sur les politiques et nous voyons un grand nombre de restrictions s’appliquer en termes de financement pour les OSC (coupures, retrait ou refus de financement, financement restreint, imprévisibilité, etc. sont maintenant considérés comme la norme).

Cela est vrai tant pour les groupes œuvrant dans le domaine du développement international que ceux œuvrant pour la protection de l’environnement, ainsi que la défense des droits des femmes et des peuples autochtones, pour n’en nommer que quelques-uns. Maina nous a encouragés à parler de ces tendances de façon plus ouverte, tant sur le plan national qu’international, puisque ce qui est en jeu c’est non seulement la santé du secteur, mais la démocratie elle-même.

Solidairement,

Julia

Cette chronique vous a fait réagir? J’aimerais lire vos commentaires! Veuillez les envoyer à Julia Sanchez.

Séparateur

NOUVEAUX DÉVELOPPEMENTS DANS LE SECTEUR

Inscription pour la conférence politique du CCCI maintenant ouverte!

Conféarence politique du CCCI
La conférence du CCCI intitulée « Le leadership canadien pour un monde meilleur : Un agenda politique pour la coopération internationale en 2015 et au-delà », qui se tiendra à Ottawa les 21 et 22 novembre, jettera les bases d’un cadre politique national pour les enjeux liés au développement international et à l’aide humanitaire — cadre qui fait cruellement défaut — tout en le positionnant dans le contexte international des discussions entourant l’année 2015 et le contexte national des discussions sur la politique étrangère canadienne. Un tel cadre constituera une proposition de plateforme fidèle à notre vision d’un monde meilleur et affirmera notre rôle en tant que société civile canadienne dans le cadre de cette vision. La conférence sera une excellente occasion pour les leaders des organisations membres du CCCI, les experts en politiques, le personnel des communications, et d'autres penseurs de développement et intervenants clés de se réunir pour discuter et élaborer des stratégies. Vous pouvez consulter notre programme provisoire ici pour plus d'informations. La date limite d’inscription est le 15 novembre 2013. Nous offrons toutefois un tarif préférentiel si vous vous inscrivez avant le 1er novembre 2013. Inscrivez-vous ICI afin de profiter du tarif préférentiel.

Séparateur

La force du nombre : indicateurs de la communauté canadienne du développement international

Pour donner suite au travail entrepris par Imagine Canada relativement aux indicateurs du secteur à but non lucratif, et pour alimenter sa réflexion visant à repenser le discours de la communauté, le CCCI a commencé, au début de 2012, à cerner des indicateurs clés propres au milieu du développement international et de l’action humanitaire. Ses recherches s’appuient sur les données des formulaires T3010, que tous les organismes de bienfaisance enregistrés doivent remettre à l’Agence du revenu du Canada, et qui permettent de dégager certaines mesures concernant les organismes dont les objectifs prioritaires et secondaires touchent à l’« aide internationale » et au « développement international ». En 2011, par exemple, on comptait environ 2 400 organismes œuvrant au développement international au Canada, pour un revenu total de 3,9 milliards de dollars et 14 000 employés à temps plein. Bien que le nombre d’organismes puisse sembler élevé, une petite partie seulement d’entre eux (47 organismes, soit 2 % du total) se partage la majorité des revenus (75 %). Ceux-ci viennent avant tout de dons pour lesquels un reçu d’impôt a été délivré (1,3 milliard) et de subventions gouvernementales (500 millions). Dans le même ordre d’idée, même si seulement 8 % des organismes de bienfaisance enregistrés du secteur du développement international sont membres du CCCI ou des conseils provinciaux, ils n’en rapportent pas moins 74 % du revenu total. Un résumé du rapport, La force du nombre, est disponible sur le site Web du CCCI ainsi que la version intégrale dans le Coin des membres.

dividing line

Nouveautés sur le blogue du CCCI

Depuis la parution du dernier numéro de FLASH!, le blogue du CCCI s’est enrichi de quatre articles qui donnent matière à réflexion. Dans What’s in a name? (Or the art of rebranding), l’analyste des politiques du CCCI Fraser Reilly-King s’interroge sur l’image que le Canada se donnera en tant qu’acteur du développement international maintenant que l’ACDI a disparu, et établit des comparaisons avec d’autres pays qui ont aussi procédé à des fusions, mais ont conservé intact le nom – et l’identité? – de leur agence de développement international. Dans l’article Was last week’s speech thrown?, Reilly-King contraste le texte inspirant du discours du trône avec l’agenda politique — bien moins inspirant — et note que dans le contexte de l’agenda post-2015 et le besoin de voir émerger un ensemble d’objectifs « ne mettant personne de côté », le Canada a encore beaucoup à faire dans sa propre cour afin d’être réellement visionnaire. Faris Ahmed, contributeur occasionnel au blogue et directeur des politiques à USC Canada, nous a écrit pour sa part depuis Rome, où il assistait à la 40e session du Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA). Il fait le point sur la sécurité alimentaire et la faim dans le monde, des enjeux qu’il aborde du point de vue d’un petit agriculteur dans son article A Stormy Journey to Rome: Behind the tragic boat disasters off the italian coast lies a bigger story. Et finalement, pour conclure la visite académique au Canada du Rapporteur spécial des Nations Unies Maina Kiai, le CCCI a publié le texte de sa présentation lors de l’évènement de Haut Niveau sur l’appui fourni à la société civile organisé par le président Obama à la rencontre onusienne à New York en septembre 2013.

dividing line

Dernières nouvelles du Groupe de travail sur les communications

Le Groupe de travail sur les communications a été mis sur pied il y a plus d’un an afin de travailler, entre autres, sur la redéfinition d’une histoire pour notre secteur. Le groupe a présenté son travail à ce jour et les directions possibles lors du Forum des leaders en février dernier. Les rétroactions reçues ont été prises en compte dans le plan de travail du groupe pour cette année. Nous ferons appel aux organisations membres lors de certaines dates et événements clés et nous offrirons des possibilités (et des outils) pour transmettre des messages communs, des histoires stimulantes et d’autres informations sur le rôle des OSC en développement international et dans la recherche d’une plus grande justice sociale. Le personnel des organisations membres du CCCI qui travaille en communications, en engagement du public et en plaidoyer et qui souhaite se joindre au groupe de travail devrait contacter Chantal Havard.

dividing line

Ateliers consacrés aux approches fondées sur les droits de la personne et sur les partenariats équitables couronnés de succès

À la mi-octobre, quatorze membres du CCCI et des conseils provinciaux et régionaux se sont réunis pendant quatre jours dans la petite ville d’Antigonish pour suivre des ateliers montés par le Coady International Institute et Equitas – Centre international d’éducation aux droits humains. Ces ateliers, basés sur le travail de démocratisation des principes d’Istanbul accompli l’an dernier et sur des ateliers plus généraux consacrés à leur application, avaient un objectif bien précis : expérimenter une méthode visant à intégrer aux programmes de développement des approches fondées sur les droits de la personne, et mettre à l’essai un processus garantissant la place de l’équité dans les partenariats qui se succèdent tout au long des programmes. Les commentaires reçus quant au contenu et à la formule serviront à l’élaboration du guide de l’animateur et d’outils connexes, et le résultat final sera dévoilé en 2014. Le CCCI envisage d’offrir les ateliers l’hiver prochain avec l’aide des conseils provinciaux et régionaux.

dividing line

Une version québécoise de l’ACDI? Consultation publique et webinaire sur la création d’une Agence québécoise de solidarité internationale (AQSI)

En février 2013, le ministère des Relations internationales, de la francophonie et du commerce extérieur du Québec (MRIFCE) et l’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI) ont mis sur pied un comité chargé de réfléchir à la forme que pourrait prendre une éventuelle Agence québécoise de solidarité internationale (AQSI) et de déposer d’ici le 21 décembre 2013 un rapport donnant des recommandations quant à la structure et au mandat d’une telle agence, et abordant d’autres questions pertinentes. Le gouvernement du Québec a déjà mené des consultations auprès de divers organismes et pose maintenant deux questions à la population : Devrait-on créer une AQSI? Pourquoi? Le CCCI et l’AQOCI co-organiseront également un webinaire le 1er novembre qui donnera l’occasion à Gervais L’Heureux, directeur général de l’AQOCI, de faire le point sur le processus enclenché, d’expliquer le rôle de l’AQOCI dans ce dossier et de présenter la vision mise de l’avant. Pour plus d’informations sur le webinaire et pour s’inscrire, veuillez svp contacter Chantal Havard du CCCI.

dividing line

« Faut se parler » : Participez aux Journées québécoises de la solidarité internationale 2013

JQSITous les ans, l’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI) organise avec ses membres une série d’événements tenus au Québec sur le thème de la solidarité internationale. Cette année, les Journées québécoises de la solidarité internationale (JQSI) se dérouleront du 6 au 16 novembre; le 7 aura notamment lieu à Montréal un événement de lancement auquel participera Jean-François Lisée, ministre des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur, en tant que conférencier principal. Les activités prévues porteront sur le dialogue (« Faut se parler ») et des problèmes comme l’économie locale, l’éducation, l’égalité hommes-femmes, l’environnement, la justice sociale et la santé. Pour en savoir plus sur le programme, rendez-vous sur le site Web officiel des JQSI.

dividing line

Une affaire de justice ! La nouvelle campagne du Réseau canadien sur la reddition de comptes des entreprises

Le Réseau canadien sur la reddition de comptes des entreprises (RCRCE) a lancé récemment une campagne réclamant la création d’un poste d’ombudsman gérant les plaintes liées à l’industrie extractive et l’accès aux cours de justice canadiennes pour les personnes durement touchées par les activités internationales des entreprises d’ici. La campagne s’est amorcée les 22 et 23 octobre derniers par une table ronde réunissant des dirigeants d’OSC, une conférence de presse, des rencontres ciblées avec des députés des divers partis, une séance d’information sur la colline du Parlement et un événement ouvert à tous auquel ont pris part des invités du Guatemala, du Mexique et des Philippines. Les organismes membres du RCRCE soutiennent cette campagne de diverses manières. Développement et Paix, par exemple, a lancé en parallèle avec ses membres une autre campagne, intitulée « Une voix pour la justice », qui fait écho à la demande du RCRCE : le Canada doit se doter d’un ombudsman indépendant qui enquêterait sur les plaintes déposées par les communautés étrangères touchées par les activités des sociétés extractives canadiennes.

dividing line

Le Canada fidèle à ses engagements de financement accéléré pour la lutte contre les changements climatiques

La Coalition canadienne pour le climat et le développement vient tout juste de publier un rapport intitulé Protecting our Common Future: An Assessment of Canada’s Fast-Start Climate Financing, qui évalue le financement accéléré accordé par le Canada entre 2010 et 2012 et le respect de ses engagements aux termes de l’Accord de Copenhague. Ceux-ci, considérablement plus élevés que par les années passées, représentent de « nouvelles » ressources « additionnelles » et permettront au Canada d’assumer sa juste part (4 %) des 30 milliards de dollars américains en financement accéléré promis. Néanmoins, 74 % des fonds accordés le sont sous forme de prêts plutôt que de subventions, une des proportions les plus élevées de tous les pays donateurs. De plus, seuls 18 % des fonds ont été consacrés aux mesures d’adaptation, ce qui est loin de l’équilibre visé entre l’adaptation et l’atténuation. Le rapport recommande donc entre autres choses que le Canada poursuive sur sa lancée et maintienne ses engagements de 400 millions de dollars pour la période 2013-2015, tout en cherchant à répartir également ces fonds entre les mesures d’adaptation et d’atténuation. Le gouvernement est aussi encouragé à réduire la proportion de prêts, à subventionner les projets d’adaptation et à s’appliquer davantage à prouver que ses investissements sont conformes à l’esprit de la Loi sur la responsabilité en matière d’aide au développement officielle.

dividing line

Le développement inclusif : Un thème transversal à la rencontre ministérielle 2014 du GPEDC

Le Progrès observé depuis Busan, la mobilisation des ressources domestiques, les pays à revenu moyen, la coopération Sud-Sud et le partage des connaissances ainsi que le secteur privé comme partenaire du développement constitueront les points à l’agenda de la rencontre ministérielle du Partenariat mondial pour un développement efficace (Global Partnership for Effective Development Cooperation – GPEDC) qui se tiendra à Mexico les 15 et 16 avril 2014. Le GPEDC est la structure de gouvernance émergeant du Forum de haut niveau sur l’efficacité de l’aide à Busan (Corée du Sud). Malgré les efforts considérables de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et du Partenariat des OSC pour l’efficacité du développement (POED) depuis décembre 2012 afin de faire du développement inclusif un enjeu à part entière — faisant entre autres face à une résistance de la part des co-présidents du comité de direction du GPEDC—, ce n’est qu’aujourd’hui que ce thème devient transversal. Lors de la rencontre d’octobre du comité de direction du GPEDC à Washington, le POED a publié une déclaration d’une page pour souligner l’importance « d’implanter des principes solides d’inclusion dans le processus de développement de manière à contribuer à la transformation des populations ». En réponse, le Royaume-Uni a produit une déclaration sur la manière de s’y prendre afin d’intégrer l’enjeu à l’agenda de la rencontre ministérielle. Cela sous-entend l’incorporation du développement inclusif dans chacun des six thèmes et dans le titre de la première séance, sans oublier la création d’un cadre favorable au développement en tant que sujet de premier plan dans la séance portant sur le Progrès observé depuis Busan. Il reste à voir si cela se produira réellement. Le POED prépare présentement un rapport pour la rencontre ministérielle qui identifiera le progrès (ou non) en termes d’environnement propice au développement.

dividing line

Obama souligne la hausse des restrictions imposées par les gouvernements à la société civile

Au cours de l’Assemblée générale des Nations Unies le mois dernier, le président Obama a organisé une table ronde sur la société civile avec les chefs d’État, les leaders de la société civile, les organisations multilatérales et la communauté philanthropique. La table ronde a porté une attention particulière aux restrictions croissantes imposées aux organisations de la société civile (OSC) à l’échelle mondiale. Le président Obama a lancé un défi aux gouvernements les invitant, au cours de l’année à venir, à mettre en œuvre trois points clés : 1) identifier les actions que les gouvernements peuvent entreprendre  afin de faciliter le travail des OSC et d’établir des partenariats avec la société civile; 2) dénoncer les gouvernements étouffant la société civile via entre autres des efforts diplomatiques; et 3) trouver de nouvelles façons de venir en aide à la société civile dans des situations difficiles. Obama a entre autres souligné le travail des autres panélistes, incluant la Communauté des démocraties (Community of Democracies) (au sein de laquelle des représentants des Affaires étrangères du Canada s’impliquent) et le Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit de réunion et d’association pacifiques, qui est d’ailleurs venu au Canada ce mois-ci dans le cadre d’une visite académique sur invitation du CCCI, Voices-Voix et Amnistie internationale Canada. Le ministre du développement international, M. Paradis, a assisté à la séance. Pour plus d’informations, vous pouvez lire la transcription et l’enregistrement vidéo de l’évènement.

dividing line

Profil d’une coalition : Coalition pour la surveillance internationale des libertés civiles (CSILC)

(Le CCCI s’est associé à plusieurs coalitions pour mieux défendre les causes qu’il appuie, soutenir les réseaux existants et accroître son influence. Nous vous présentons l’une d’entre elles chaque mois dans Flash! afin que vous puissiez vous aussi l’appuyer.)


La CSILC est une coalition nationale des organisations de la société civile canadienne établie suite aux attentats terroristes de septembre 2001 aux États-Unis. La coalition rassemble  plus de 38 ONG, syndicats, associations professionnelles, groupes religieux, organisations environnementales, défenseurs des droits humains et des libertés civiles ainsi que des groupes représentant les immigrants et les réfugiés au Canada.

Le mandat de la CSILC est de défendre les libertés civiles et les droits humains tels qu’établis dans la Charte canadienne des droits et libertés, les législations fédérales et provinciales ainsi que le droit international en matière de droits humains. Les organisations membres se sont réunies afin de partager leurs craintes par rapport aux impacts nationaux et internationaux des législations anti-terroristes — ainsi que des autres mesures sécuritaires nationales — sur les libertés civiles, les droits humains, la protection des réfugiés, les groupes minoritaires, la dissidence politique, la gouvernance des organisations de charité, la coopération internationale et l’aide humanitaire.

Le CCCI est un des membres fondateurs de la CSILC. Les deux coalitions collaborent présentement avec Paix durable (Peacebuild) dans l’organisation d’un forum de discussion d’une journée sur la Loi anti-terroriste. L’évènement du 6 novembre traitera du processus d’identification des entités terroristes et des possibles risques associés aux interactions intentionnelles ou non-intentionnelles avec ces entités. La liste récente du Réseau taliban Haqqani en Afghanistan servira de référence principale pour l’évènement, sans pour autant se limiter à cette étude de cas.

La CSILC collabore également avec le Groupe d’orientation pour les Amériques dans le cadre d’un projet de recherche conjoint portant sur la criminalisation de la dissidence en Amérique latine (particulièrement en lien avec les intérêts étrangers dans le secteur extractif) tout en faisant un parallèle avec le rétrécissement de l’espace démocratique et la diabolisation du mouvement environnemental au Canada.

dividing line

PROFIL D'UN MEMBRE: RÉSULTATS Canada

Action Canada pour la population et le développement

Le député fédéral Peter Braid avec des enfants de la région de Thiès, au Sénégal, Sept. 2013.

Ce mois-ci le CCCI a eu le plaisir de s’entretenir avec la nouvelle directrice générale de Résultats Canada, Amy Bartlett. Amy nous a parlé des débuts de l’organisation, de certains résultats obtenus au fil des ans grâce à leurs efforts de plaidoyer et a donné des détails sur leur conférence annuelle, qui aura lieu à la fin novembre…et bien d’autres choses!

CCCI - Qu’est-ce qui a mené à la création de RÉSULTATS? Parlez-nous de l’histoire du réseau au Canada et ailleurs dans le monde?

Ce qui distingue RÉSULTATS Canada de la plupart des organismes de développement international, c’est l’accent qui est mis sur le plaidoyer. Notre action suscite chez nos dirigeants la volonté de mobiliser des ressources et d’améliorer les politiques afin d’éliminer la pauvreté dans les pays en voie de développement. Le personnel de RÉSULTATS, de concert avec des citoyens engagés, intervient ainsi à différents niveaux pour assurer l’efficacité de son travail, notamment en rencontrant des décideurs canadiens et étrangers pour relancer le débat sur la pauvreté mondiale, et proposer des solutions rentables et concrètes.

Lire l'entrevue intégrale...

dividing line

LES MEMBRES DU CCCI EN ACTION

Les Nations Unies et le Canada : ce que le Canada a apporté à l’ONU et ce qu’il devrait faire aujourd’hui

NU et le CanadaEn réponse à des années de dénigrement de l’ONU par le gouvernement du Canada, un groupe de 17 experts des Nations Unies et de la politique étrangère ont organisé des conférences de presse dans diverse villes au Canada pour expliquer ce que le Canada devrait dire et faire pour l’aider à reconquérir sa place de chef de file au sein de l’ONU. Au même moment, les directeurs du « Projet l’ONU et le Canada » ont publié un cahier d’articles pour aider les Canadiens à comprendre l’impact important que les institutions internationales ont sur le monde et pour encourager le gouvernement à resituer le Canada dans les affaires mondiales. Les 17 experts participants sont d’anciens ministres, des représentants notoires de la société civile, des professeurs de relations internationales, d’anciens ambassadeurs du Canada et d’autres anciens hauts fonctionnaires du gouvernement et de l’ONU. La présidente-directrice générale du CCCI, Julia Sanchez, a également contribué à l’ouvrage avec un chapitre intitulé « La société civile, le Canada et les Nations Unies : un partenariat pour l’avenir ». Ce volume a été compilé et publié par le Mouvement fédéraliste mondial – Canada.

dividing line

Conférence nationale 2013 de RÉSULTATS Canada : Faire entendre nos voix pour le monde que nous voulons

La conférence se tiendra du 30 novembre au 2 décembre au Centre de conférences du gouvernement. Le 30 novembre 2013 marquera 761 jours avant la date butoir pour atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement, le premier grand plan mondial de développement. La communauté du développement et les citoyens du monde engagés doivent continuer de promouvoir des solutions éprouvées et rentables qui sortent de la pauvreté les personnes vivant dans les pays en développement à l’heure actuelle et au-delà de 2015. La Conférence nationale 2013 sera l’occasion d’en apprendre davantage sur les progrès et les orientations futures de plusieurs solutions de lutte contre la pauvreté – notamment pour la santé et les enfants. Une attention particulière sera portée à l’établissement de liens entre acteurs agissant pour un monde meilleur et souhaitant perfectionner leurs habiletés pour y parvenir. Cliquez ici pour consulter le programme préliminaire! Inscrivez-vous – Le nombre de places est limité.

dividing line

35e édition du Programme international de formation aux droits humains d’Equitas, du 8 au 27 juin 2014

La période d’inscription au 35e Programme international de formation aux droits humains (PIFDH) annuel est maintenant ouverte et s’étendra jusqu’au 18 novembre 2013. Chaque année, Equitas donne à Montréal ce programme de formation de trois semaines sur les droits de la personne, qui touche au développement des compétences, des connaissances, des attitudes et des comportements. Environ 90 participants de quelques 50 pays peuvent ainsi acquérir des outils novateurs qui enrichiront leur travail de défense et de promotion des droits de la personne et des valeurs démocratiques.

dividing line

Seedmap.org : Un portail en ligne rapportant le parcours des graines

Seedmap
Bien que nous pensions rarement aux graines, 9 bouchées sur 10 de notre alimentation actuelle débutent par des graines…et elles sont de plus en plus menacées. Lancé cette année lors de la Journée mondiale de l’alimentation, le site Seedmap.org —un projet de USC Canada et ETC Group— constitue un portail en ligne unique sur l’état mondial actuel de la biodiversité agricole, sur les principales menaces aux graines et systèmes de biodiversité (notamment l’impact sur le changement climatique) et sur les régions où les institutions et les mouvements sociaux s’assurent de leur protection. Créé avec les nouvelles, les ressources et les appels à la mobilisation les plus récents, Seedmap.org présente également une carte interactive vous permettant de découvrir des centaines d’études de cas dans le monde en lien avec les graines, la biodiversité et l’alimentation. Adapté pour les décideurs, les chercheurs, les praticiens, les éducateurs, les étudiants ainsi que les mouvements œuvrant dans le domaine environnemental et de l’alimentation, Seedmap.org porte une attention particulière au rôle des femmes, des petits producteurs, des peuples autochtones et à leurs connaissances des systèmes de conservation des ressources génétiques.

dividing line

Une webdiffusion en direct : Comment nourrir 9 milliards de personnes sur une petite planète

WebdiffusionDe plus en plus d’études laissent sous-entendre que l’agro-écologie nourrira la planète, contrairement à nos pratiques actuelles. Miguel Altieri de l’Université de Californie (Berkeley) — un chercheur de grande renommée en matière d’agro-écologie et ayant de nombreuses publications à son actif — présentera l’agriculture écologique comme solution clé à l’insécurité alimentaire, la faim et le changement climatique. L’évènement prendra la forme d’une webdiffusion en direct dans tout le pays le 19 novembre à 19h00 (EST). Miguel Altieri sera accompagné des panélistes Jean-Martin Fortier — fermier et auteur de l’ouvrage Le jardinier maraîcher (à paraître prochainement en anglais sous le titre The Market Gardener) — et Sarah Archibald du Sierra Youth Coalition Campus Food Project. Inscrivez-vous afin de vous joindre à la webdiffusion ou organiser votre propre visionnement privé ou publique de la webdiffusion. Pour vous inscrire ou pour obtenir plus d’informations, veuillez s’il vous plaît cliquer ici. USC Canada collabore dans l’organisation de cet évènement avec les partenaires suivants : Inter Pares, Réseau pour une alimentation durable, Sierra Youth Coalition, ETC Group, CBAN, Ram's Horn, Développement et Paix, et le National Farmers Union.

dividing line

VAUT LE COUP D'OEIL

Série de rapports de l’INS sur le secteur privé et l’aide au développement

Logo INSL’Institut Nord-Sud (INS) a publié une série de rapports et de cahiers d’information sur divers enjeux en lien avec le rôle du secteur privé dans le domaine du développement, notamment How to Engage the Private Sector for Development (Comment assurer la participation du secteur privé au développement), Mapping Private Sector Engagements in Development Cooperation(Cartographie des engagements du secteur privé en matière de coopération pour le développement), The Private Sector and Development: Key Concepts (Le secteur privé et le développement : les concepts essentiels), et Development and the Private Sector: Canada’s Approach (Le développement et le secteur privé : l’approche canadienne).

dividing line

Mise à jour sur l’agenda post-2015 suite à l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre

Beyond 2015 (Au-delà de 2015) a produit un court document résumant la situation actuelle suite aux dernières discussions portant sur l’agenda post-2015.

dividing line

Indice des environnements propices de CIVICUS

L’Enabling Environment Index de CIVICUS (EEI) représente la première tentative sérieuse visant à évaluer et à comparer les paramètres qui déterminent le potentiel de participation des citoyens à la société civile de leur pays. Il classe donc 109 pays selon la gouvernance, la vie socioculturelle et l’environnement socioéconomique de la société civile. La Nouvelle-Zélande arrive en tête de liste, suivie du Canada, de l’Australie, du Danemark et de la Norvège, tandis que la République démocratique du Congo ferme la marche, derrière l’Ouzbékistan, l’Iran, le Burundi et la Gambie. Coauteure du rapport, l’agente de recherche de CIVICUS, Ciana-Marie Pegus, souligne que le portrait tracé par l’EEI n’est pour le moment pas tout à fait fidèle, puisqu’il se base sur les facteurs à long terme permettant une saine mobilisation citoyenne et ne reflète donc pas forcément la situation actuelle : « Au Canada, par exemple, qui arrive deuxième au classement, les relations entre le gouvernement et la société civile se sont détériorées en raison des actions visant à affaiblir certains secteurs de la société civile. ».

dividing line

Rapport Investments to End Poverty de Development Initiatives

Publié à l’ouverture de l’Assemblée générale des Nations Unies, le rapport Investments to End Poverty fait un survol complet des tendances en matière de financement du développement, s’intéressant notamment aux types de financement existants, à leur ampleur ainsi qu’aux thèmes privilégiés et aux zones ciblées. Le résumé de 10 pages aiguisera votre intérêt pour le volumineux rapport complet, qui en fait 330.

dividing line

Un rapport de la Banque mondiale révèle que 400 millions d’enfants vivent dans la pauvreté extrême

Le nombre de personnes vivant dans la pauvreté extrême a chuté radicalement depuis trente ans, mais en 2010, environ 400 millions d’enfants se trouvaient encore dans cette triste position, soit le tiers de la population la plus pauvre. Voilà la conclusion du nouveau rapport de la Banque mondiale, The State of the Poor: Where Are the Poor, Where Is Extreme Poverty Harder to End, and What Is the Current Profile of the World’s Poor?, qui pour la première fois brosse un portrait détaillé des plus pauvres de la planète.

dividing line

Parution du cinquième Rapport d’évaluation du GIEC : les changements climatiques sont une réalité avérée, mais il est encore temps d’agir

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a publié la première partie de son cinquième Rapport d’évaluation (AR5), qui est plus catégorique que jamais : les changements climatiques sont bien réels, ils ont été causés par l’activité humaine, et nous devons de toute urgence redresser la situation. Selon le GIEC, le niveau des océans serait en train d’augmenter, la configuration des précipitations, d’évoluer, la glace marine, de fondre et les océans, de s’acidifier, tout cela plus vite que jamais auparavant et avec de graves répercussions sur nos milieux de vie, l’environnement et les économies. Autrement dit, le débat sur les changements climatiques est clos : les preuves apportées par les climatologues ne permettent plus de douter des faits. À nous tous maintenant de prendre les choses en main, et au Canada de faire sa juste part.

dividing line

Nouveau rapport du PNUD sur la société civile, l’aide étrangère et la coopération Sud-Sud

Le PNUD explore dans son livre électronique Working With Civil Society in Foreign Aid – Possibilities for South-South Cooperation? différentes fonctions, expériences et leçons tirées de ses partenariats de développement avec la société civile. Y sont comparés et analysés les thèmes récurrents et les pratiques exemplaires de nombreux pays donateurs. Le livre aborde également certains écueils potentiels et certaines questions qui se posent quant aux partenariats futurs avec la société civile dans un cadre de coopération Sud-Sud.

dividing line

Numéro d’automne du Development Post

Numéro d'automne du Development PostLe numéro d’automne du Development Post est maintenant en ligne. Dans un rapport spécial intitulé « The Education Puzzle: Putting the Pieces Together », le cyberjournal plonge en milieu scolaire pour repêcher les nouvelles idées, politiques, technologies et données en matière d’enseignement axé sur le développement. La publication contient également un autre article intéressant sur le tourisme et la formation en tant que catalyseurs du développement. Ce numéro est disponible en ligne et en version iPad.

 

 

dividing line

Ressources utiles en matière de justice fiscale

L’Initiative Halifax (The Halifax Initiative) a récemment rendue publique une liste exhaustive de ressources sur l’enjeu de la justice fiscale, en prévision d’un séminaire sur le même sujet prévu pour décembre.

dividing line

Qui @DFATDCanada suit-il sur Twitter? OpenCanada a la réponse!

DFATD Canada OpenCanada a rendu public en octobre 2012 un graphique représentant les comptes auxquels le MAECI était abonné sur Twitter. Maintenant que le nouveau compte @DFATDCanada a fait son entrée, ces données ont évolué considérablement. Le nombre de comptes que suit le MAECD a augmenté de manière significative, et on dénombre maintenant presque autant de comptes canadiens que de comptes étrangers. Le volet développement du ministère est également plus visible, plusieurs organismes de développement international réputés figurent dans la liste des nouveaux abonnements. Le vôtre en fait‑il partie? Cliquez ici pour le savoir!

dividing line

Pour faire publier un texte, prière de l’envoyer à Chantal Havard. À noter que les articles destinés au Flash ne doivent pas avoir plus de 150 mots.