Bulletin électronique du CCCI: mars 2013                                            À propos     |     Contactez-nous
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MESSAGE DE LA PRÉSIDENTE-DIRECTRICE GÉNÉRALE

Julia SanchezUn appel à l’action

Ce mois-ci, j’avais l’intention d’écrire sur notre Forum des leaders qui, le 27 février dernier, a réuni sous le thème « Ensemble vers le changement » environ 70 dirigeants de notre secteur, soit des directeurs généraux, des chefs de la direction, des membres de vos conseils et certains membres du personnel des communications. J’allais vous remercier encore une fois d’avoir apporté votre précieuse contribution à l’initiative « Redéfinir notre discours », et saluer la patience avec laquelle vous avez participé à la communication protocolaire des résultats du sondage, lesquels ont mis au jour d’autres possibilités de collaboration pour le secteur et des rôles que pourrait endosser le CCCI. Je voulais aussi remercier ceux qui nous ont écrit pour nous dire à quel point ils avaient apprécié le forum, en particulier la discussion entre les quatre journalistes lors de la table ronde du matin, la présentation courte mais dynamique et imagée de Stephen, d’Imagine Canada, sur leur projet lié au discours, et la possibilité de discuter d’enjeux communs et d’établir des liens avec leurs homologues.

Or, j’ai plutôt choisi de partager avec vous quelques réflexions sur l’intégration de l’ACDI au MAECI, annoncée lors du dévoilement du budget il y a deux semaines. De plus, j’ai décidé de lancer un appel à l’action au secteur.

En tant que professionnels du développement qui traitent régulièrement avec l’ACDI, et ce, depuis des années, nous entrevoyons déjà les conséquences concrètes de cette décision et les nombreuses embûches qui pourraient en découler. D’ailleurs, comme nous sommes tous des acteurs du développement et des penseurs de longue date, nous sommes bien placés pour comprendre les profondes répercussions qu’engendrera cette intégration, et les nombreux obstacles potentiels qui peuvent nuire à l’efficacité du développement international; en effet, cette décision pourrait affaiblir la mission fondamentale de l’aide publique au développement (APD) au Canada. Par conséquent, notre voix est importante, et malgré l’intimidation que nous avons tous observée ces dernières années, la fameuse « frilosité » des intervenants, ainsi que les réactions inconsidérées et les attaques mesquines qu’entraîne toute opposition aux décisions du gouvernement (ONG égocentriques et plaignardes qui croient avoir droit à tout), nous devons prendre la parole. Et, c’est peut-être encore plus important, nous devons agir.

Quel est l’enjeu, et pourquoi devons-nous agir? L’enjeu, c’est tout simplement la contribution qu’apporte le Canada dans le monde, ainsi que les répercussions éventuelles sur la prospérité et la sécurité à long terme du pays. Sans oublier, bien entendu, sur notre réputation. Ce sont les détails qui feront toute la différence, soit la façon dont la fusion sera concrétisée, les attributions du ministre qui seront définies par la nouvelle loi ainsi que le sort que l’on réservera à la Loi sur la responsabilité en matière d’aide au développement officielle (qui définit actuellement à quoi doit servir l’APD canadienne). Or, le contexte de la fusion soulève des questions trop importantes pour être passées sous silence.

Assistera-t-on au remaniement de l’ACDI, à l’adoption d’une nouvelle loi et à la création du nouveau ministère dans le cadre des dizaines de mesures prévues par un autre projet de loi omnibus d’« exécution du budget »? Pire, la Loi sur la responsabilité en matière d’aide au développement officielle sera-t-elle modifiée ou abrogée dans le cadre de ce grand ménage? Qui plus est, ces changements seront-ils apportés sans même qu’un comité parlementaire soit mis sur pied pour se pencher sur l’avenir de l’APD et en discuter au vu d’une telle décision? Sans que le Parlement débatte des répercussions de celle-ci sur la mission fondamentale de l’APD canadienne? Sans même consulter les intervenants du développement international, comme les ONG et les autres groupes de la société civile?

Ces derniers jours, bon nombre d’entre nous ont répété qu’en théorie, la fusion pourrait donner lieu à une amélioration de l’efficacité de l’aide aux pays en développement. Or, la liste de conditions nécessaires à la réalisation de cet objectif est plutôt longue; la vérité, c’est qu’à la lumière de ce qui s’est passé ces derniers mois et ces dernières années, on a peu de raisons de croire que l’initiative vise effectivement à consolider, voire à renforcer, le rôle de l’ACDI ou de l’APD au sein de l’éventail d’intérêts et de dossiers du gouvernement. Au contraire, nous avons tous entendu, souvent avec stupéfaction, la ministre Oda et, de façon plus marquée, le ministre Fantino répéter sans équivoque que l’aide canadienne devait servir les intérêts du Canada, et par-dessus tout, ses intérêts commerciaux. Par conséquent, il serait difficile d’ignorer la possibilité que cette décision soit une étape logique d’un processus visant à incorporer les objectifs (et le budget!) du développement international à ceux des politiques commerciale et étrangère. Il n’est pas question ici de renforcer la mission de l’ACDI et de l’APD, au sens de la Loi. C’est probablement l’alignement des politiques qui est visée, plutôt que leur cohérence.

Après l’adoption par le Parlement de la Loi sur la responsabilité en matière d’aide au développement officielle en 2008, le CCCI a publié un recueil de textes visant à appuyer la mise en œuvre de la Loi, intitulé « Le temps d’agir. Mise en œuvre de la Loi sur la responsabilité en matière d’aide au développement officielle : Programme d’action des organisations de la société civile canadiennes pour la réforme de l’aide ». (Si vous ne possédez pas d’exemplaire de cette publication, commandez-en un dès maintenant! Il nous en reste quelques boîtes, et c’est le moment ou jamais de prendre connaissance de ces textes. Communiquez avec Alice Ouedraogo.) Selon moi, le temps est à nouveau venu d’agir. Comme d’autres l’ont dit ces derniers jours avec beaucoup plus d’éloquence que je ne peux déployer, ce n’est pas la fusion proprement dite qui importe, mais ce qui la sous-tend. Si le Canada n’a formulé aucun nouvel énoncé de politique ni aucune nouvelle stratégie ou prise de position en matière d’APD, qu’est-ce qui justifie cette fusion? Comment demanderons-nous des comptes au gouvernement (oui, il s’agit d’un rôle légitime de la société civile…) relativement aux résultats de ce changement, et à tous les coûts qui en découleront à court terme, si ces éléments ne sont pas clairement définis et fermement enracinés dans des principes de bon aloi? 

À une époque de mondialisation croissante et dans un monde « tissé serré », le Canada peut-il se permettre de renoncer au rôle de leader humain qu’il joue depuis longtemps dans le monde pour dorénavant se concentrer sur ses propres intérêts immédiats et à court terme? Bien sûr que non. Pas le Canada qui nous a encouragés à exprimer notre solidarité à l’égard des populations marginalisées et défavorisées du monde en décidant d’œuvrer au développement international. Pas le Canada qui a sans relâche donné l’exemple au monde quant aux meilleures façons de s’attaquer à la pauvreté et à l’injustice sociale. Pas le Canada dont le drapeau a été cousu sur le sac à dos des centaines de personnes qui se sont fièrement aventurées dans le monde pour prêter main-forte avec conviction à la cause de leurs frères et sœurs du monde entier. Pas le Canada de Lester B. Pearson, Christine Stewart, Stephen Lewis, Louise Fréchette, Margaret Catley-Carlson, Maurice Strong, Maureen O’Neil et Lloyd Axworthy (même si celui-ci salue aujourd’hui l’intégration), et tant d’autres qui ont été des ambassadeurs des valeurs canadiennes sur la scène internationale.

Alors travaillons ensemble pour nous assurer que notre point de vue éclairé, exprimé à l’unisson sur ce sujet d’une importance critique pour notre secteur, sera entendu. Portons à l’attention du gouvernement et des Canadiens le risque que présente cette approche selon nous et les conditions qui doivent être en place afin que cette fusion soit positive pour le développement international. Demandons que ce processus d’intégration ne retarde pas davantage les activités de l’ACDI, ce qui nuirait encore plus aux résultats et aux retombées de ses programmes de développement actuels. Et mettons le meilleur de nos connaissances de l’avant afin que l’on tienne compte des leçons qu’ont tirées les pays qui ont pris le même virage et ont réussi à préserver la solidité de leurs programmes de développement, et ceux qui n’y sont pas parvenus. Enfin, travaillons avec les parlementaires et le grand public pour leur faire mieux comprendre la teneur de la Loi sur la responsabilité en matière d’aide au développement officielle et pour faire en sorte que ce cadre politique, et les principes qu’il contient quant à la coopération internationale, ne soit pas jeté avec l’eau du bain.

Si nous n’agissons pas maintenant, quand le ferons-nous? Si nous ne prenons pas la parole, qui le fera?

Solidairement vôtre,

Julia

Cette chronique vous a fait sourire ou réagir? Êtes-vous d’accord ou non avec les opinions exprimées? Nous voulons lire vos commentaires! Veuillez les envoyer à Julia Sanchez.

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NOUVEAUX DÉVELOPPEMENTS DANS LE SECTEUR

Budget fédéral 2013 : l’ACDI et la réduction de la pauvreté encore plus mis à l’écart?

Dans son budget de l’an dernier, le gouvernement fédéral avait déjà amputé l’enveloppe d’aide internationale (EAI) – et l’aide canadienne avec elle – de 1,2 milliard de dollars sur quatre ans, soit de 2012 à 2015 (EAI fixe). Le budget de 2013 risque d’enlever encore davantage à l’aide canadienne en plaçant l’Agence canadienne de développement international (ACDI) dans le giron du nouveau ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement. Le gouvernement maintiendra toutefois un poste distinct de ministre de la Coopération internationale. Au vu des récentes déclarations du gouvernement associant l’allocation de l’aide internationale du Canada à la promotion de nos intérêts commerciaux et au partage de la prospérité, le plan du Canada quant au développement international semble de moins en moins fidèle aux critères de la Loi sur la responsabilité en matière d’aide au développement officielle, qui sont : 1) de réduire la pauvreté; 2) de tenir compte des points de vue des pauvres; et 3) d’être compatible avec les normes internationales en matière de droits de la personne. Ces nouvelles semblent ramener le Canada à l’ère de l’aide liée et du subventionnement des intérêts commerciaux nationaux. Ce mois-ci, le gouvernement de l’Alberta a lui aussi annoncé une réduction de son enveloppe de développement international, des compressions qui contrastent avec l’annonce par la Grande-Bretagne de son engagement aux côtés de la Suède, de la Norvège, du Danemark et du Luxembourg à consacrer 0,7 % de son revenu national brut à l’aide publique au développement. Visitez notre section web sur le Budget 2013 pour plus d’information sur le budget et ses impacts.

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Budget fédéral parallèle : unis pour la réussite

À dix jours du dévoilement du budget 2013, le Centre canadien de politiques alternatives a publié un document intitulé L’Alternative budgétaire pour le gouvernement fédéral 2013. Le rapport de cette année contient une section sur le développement international préparée par le CCCI qui présente quatre défis à relever dans le budget de 2013 : 1) créer un cadre efficace et favorable à la reddition de comptes qui s’attaque aux causes profondes de la pauvreté après 2015 en puisant dans l’expérience acquise par le Canada à la Commission d’information et de responsabilisation pour la santé de la femme et de l’enfant de l’ONU; 2) renforcer l’aide canadienne visant à lutter contre la pauvreté en fixant l’aide publique au développement à 0,31 % du RNB (contribution moyenne des donateurs relevée par le Comité d’aide au développement [CAD] et suggérée par le CAD dans son Examen de l’aide internationale canadienne) jusqu’à ce que l’économie se relève; 3) améliorer la qualité et l’efficacité de l’aide canadienne en se dotant d’un programme et d’un plan d’action tournés vers l’avenir qui modulent l’allocation des ressources en fonction des priorités et des plans de développement des pays visés, rendant ainsi les dépenses plus prévisibles et les processus plus transparents; 4) faire écho aux mesures de lutte contre la pauvreté déployées à l’étranger en s’attaquant avec un leadership vigoureux à la pauvreté, à l’itinérance et à la faim au Canada, en commençant par adopter des stratégies nationales intergouvernementales fondées sur les principes internationaux des droits de la personne.

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Rapport d’Olivier de Schutter sur le droit à l’alimentation au Canada

Olivier De Schutter, le rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’alimentation, a présenté le 4 mars 2013 au Conseil des droits de l’homme le rapport sur sa mission au Canada. Il y affirme que le Canada a les moyens de faire beaucoup plus pour assurer le respect du droit à l’alimentation de ses citoyens. Il se dit préoccupé entre autres « par l’écart croissant entre les engagements du Canada en matière de droits de l’homme au niveau international et leur mise en œuvre au niveau national », et insiste sur le fait qu’un nombre grandissant de Canadiens sont incapables de subvenir à leurs besoins alimentaires de base. Dans ses recommandations, le rapporteur encourage notamment le gouvernement canadien à formuler une stratégie nationale globale de l’alimentation fondée sur les droits, à réviser les niveaux de l’aide sociale afin qu’ils correspondent aux coûts des besoins fondamentaux, à majorer le salaire minimum pour qu’il corresponde au salaire vital et à rencontrer les divers groupes autochtones pour convenir d’ententes qui leur garantiraient un accès à la terre et aux ressources naturelles. Il souligne également le fait que le Canada devrait appliquer les normes relatives aux droits de la personne dans la définition des priorités de la coopération internationale et la mise en œuvre des programmes, comme le veut la Loi sur la responsabilité en matière d’aide au développement officielle de 2008. Vous trouverez un enregistrement audio de sa présentation sur le site Web de Sécurité alimentaire Canada.

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Le nouveau blogue sur l’aide et le développement du Ottawa Citizen est en ligne!

Le nouveau blogue sur l'aide et le développement, mis en ligne par le Ottawa Citizen, a été lancé la dernière semaine de mars. Cette plate-forme unique au Canada est un lieu où présenter, discuter et débattre sur les sujets chauds et les défis en lien avec le rôle du Canada en développement international, ainsi que des histoires du terrain. Le blogue présentera des articles écrits par différents intervenants et praticiens de la communauté du développement international, des universitaires et des journalistes du Citizen. Le Groupe de travail sur les communications du CCCI a pris part aux discussions qui ont mené à la creation du blogue, et plusieurs membres du CCCI ont exprimé leur intérêt à contribuer au blogue. Le blogue a été lancé avec une courte liste de contributeurs, mais le journal ajoutera des noms au fur et à mesure. Pour plus d’information prière de contacter Chantal Havard au CCIC.

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Une rencontre avec Lilian Chaterjee

Le 19 mars dernier, le CCCI a organisé une discussion informelle avec Lilian Chatterjee, directrice générale, politiques sectorielles et thématiques, Direction générale des politiques stratégiques et du rendement, sur l’approche de l’ACDI dans son travail avec le secteur extractif. Lilian, accompagnée de deux membres de son équipe, a discuté avec les 25 participants de l’évolution du programme de l’ACDI dans ce domaine, et expliqué comment cela s’inscrit dans le mandat plus large de réduction de la pauvreté et de promotion de la croissance économique durable dans les pays en développement de l’ACDI. Une discussion très riche a suivi, où les participants ont soulevé des questions sensibles par rapport à l’approche et au modèle de l’ACDI. Tous étaient d’accord pour dire qu’un dialogue soutenu sur ce sujet d’importance serait bienvenu, et qu’il serait également souhaitable d’inclure plus de gens dans la discussion.

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Deuxième atelier sur les règles du lobbying pour les ONG

L’automne dernier le CCCI a organisé un atelier pour les ONG intitulé “Les règles du lobbying”. L’atelier couvrait l’essentiel du contenu des règles de l’Agence canadienne du revenu (ACR) associées aux "activités politiques" ainsi que les changements potentiels à la Loi sur le lobbying. Depuis, l’ARC a émis de nouvelles directives pour remplir les formulaires T3010, alors le CCCI a decide d’organiser un 2e atelier pour rafraîchir nos connaissances sur ces sujets et mettre l’emphase sur ces nouvelles directives et les changements qui sont en cours. L’atelier a réuni 30 participants de partout au pays (en personne ou via webinaire) le 19 mars dernier et a été animé par Laird Hunter, Q.C., qui a accumulé depuis 30 ans une expérience significative dans la législation pour les organismes de charité et à but non-lucratif, et Sean Moore, directeur de l’Advocacy School et ancien associé et conseiller en politique publique de la firme d’avocats Gowling Lafleur Henderson LLP. La présentation Power Point qu’ils ont utilisée, qui contient des informations-clés et des liens utiles, est disponible dans le Coin des Membres.

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Avez-vous noté les dates du Forum annuel 2013 du CCIC et de l’AGA?

La planification va bon train et dans les prochaines semaines nous enverrons un message avec les informations pour s’inscrire au Forum annuel et à l’AGA. Intitulé “Le développement et la transformation sociale en tant que responsabilité partagée: construire de nouveaux ponts et liens” le forum mettra de l’avant les questions clés auxquelles les ONG canadiennes doivent réfléchir alors que l’on se projette dans l’avenir de la coopération internationale, et offrira plusieurs ateliers, conférenciers invités et opportunités pour réseauter comme jamais auparavant! Cette activité de deux journées et plus commencera avec un événement public le mercredi 22 mai et se terminera avec l’AGA formelle dans l’après-midi du 24 mai. Alors prenez bonne note à l’agenda et faites vos plans de voyage; plus de détails très bientôt!

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Le populaire blogueur et praticien du développement Duncan Green bientôt à Ottawa!

Le CCCI, en collaboration avec l’École de développement international et mondialisation de l’Université d’Ottawa, Oxfam Canada et Octopus Books, a invité Duncan Green, conseiller stratégique d’Oxfam UK et auteur du populaire blogue From Poverty to Power, à venir à Ottawa le 10 mai. M. Duncan fera ici une visite exceptionnelle d’un jour pour faire la promotion de l’édition revue de son livre From Poverty to Power et donner une conférence publique. L’entrée sera gratuite, mais réservée aux détenteurs de billets. De plus amples détails seront bientôt affichés sur notre site Web.

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Nouveautés sur le blogue du CCCI

Children's

Jody Heymann et Kristen McNeill sont co-auteures de Children’s Chances: How Countries Can Move from Surviving to Thriving (Harvard University Press, 2013). Elles ont reproduit sur notre blogue un article traitant du travail qu’elles ont accompli ces dernières années dans le cadre de l’initiative Children’s Chances afin de faciliter l’accès aux données comparatives sur l’éducation et d’autres politiques touchant les enfants. Pour en savoir plus sur la qualité de l’éducation qu’offrent les différents pays et d’autres facteurs clés associés à un développement de l’enfance complet et sain, visitez le www.childrenschances.org.

Également, à la suite de la publication du Rapport sur le développement humain 2013, l’assistant de recherche du CCCI/APWG Kai-Hsin Hung a écrit un article sur comment la montée des pays du Sud offre  des possibilités pour le développement de nouveaux partenariats et approches.

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Profil d’une coalition : la Coalition canadienne pour le climat et le développement

(Le CCCI s’est associé à plusieurs coalitions pour mieux défendre les causes qu’il appuie, soutenir les réseaux existants et accroître son influence. Chaque mois, nous vous en ferons découvrir une dans FLASH!, afin que vous puissiez vous impliquer également.)

C4D

Formée en 2006, la Coalition canadienne pour le climat et le développement réunit plus de 20 organisations de développement international et d’organisations environnementales qui s’unissent afin de mettre en commun leurs connaissances, et de prendre des mesures concertées pour lutter contre les changements climatiques. Dans le cadre de son programme d’apprentissage de l’adaptation, la Coalition a monté sous le thème Climate Change & Developement : Global challenges... community responses deux ateliers à l’intention des praticiens, des chercheurs et des décisionnaires qui mettent de l’avant des études de cas de ses membres. Le premier atelier a eu lieu à Toronto le 13 mars, et le second à Ottawa, le 3 avril. Pour en savoir plus sur la Coalition et les ateliers, visitez le www.c4d.ca/workshops2013/, écrivez au coordonnateur, Dwayne Hodgson, au pc@c4d.ca, ou consultez le site Web de la Coalition canadienne pour le climat et le développement au www.c4d.ca.

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PROFIL D'UN MEMBRE:

Cette section sera de retour le mois prochain.

 

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LES MEMBRES DU CCCI EN ACTION

Compte rendu de la visite de la délégation guatémaltèque

La défenseuse guatémaltèque des droits de la personne Aura Lolita Chávez Ixcaquic a parcouru le Canada en mars pour dénoncer la criminalisation des activistes s’opposant aux projets d’extraction d’entreprises canadiennes sur leur territoire. Le Groupe d’orientation politique pour les Amériques et ses membres ont organisé la partie de la tournée se déroulant à Ottawa, du 4 au 6 mars. Grâce à eux, la délégation a eu l’occasion de s’entretenir avec des représentants du MAECI, de prendre part à des tables rondes à l’Université Carleton et à l’Université d’Ottawa, de donner des présentations en classe, de rencontrer des députés fédéraux, de s’entretenir avec des militants locaux des droits de la personne et de tenir un événement public alliant art dramatique et table ronde. La pièce présentée portait sur le meurtre d’Adolfo Ich, un dirigeant d’une communauté maya tué par les forces de sécurité qu’avait engagées la société minière canadienne Hudbay Minerals au Guatemala. L’affaire Hudbay Minerals a justement fait les manchettes la même semaine, la cause devant finalement être entendue au Canada, une première. Pour en savoir plus sur la visite de Mme Chávez et la criminalisation de la dissidence d’opinion au Guatemala et ailleurs dans le monde, lisez notre lettre d'opinion, notre communiqué de presse et notre blogue.

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Du 29 avril au 3 mai, joignez-vous à RESULTATS Canada et Vivez sous la ligne

Joignez-vous à Résultats Canada et relevez le défi de manger et de boire avec $1.75 par jour pour 5 jours, afin de sensibiliser les gens et d’amasser des fonds pour le 1.4 milliard d’être humains qui vivent sous le seuil de la pauvreté. Pour plus d’information et pour vous engager au niveau local, participez à l’une des rencontres de groupe à Victoria, Calgary, Toronto, Ottawa, Gatineau, Montréal, Québec et virtuellement. Visitez le site vivre sous la ligne pour plus d’information ou www.resultscanada.ca.

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VAUT LE COUP D'OEIL

Réponse du gouvernement au rapport sur l’aide internationale et le secteur privé

Le 6 mars, le gouvernement a fait connaître sa réponse au sixième rapport sur l’aide internationale et le secteur privé publié par le Comité permanent des affaires étrangères et du commerce international et intitulé Stimuler la croissance économique inclusive : rôle du secteur privé dans le développement international. Le gouvernement se dit d’accord dans l’ensemble avec les suggestions qu’il renferme, mais précise appliquer déjà la majeure partie de ce qui y est proposé.

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L’essor du Sud

Le Programme des Nations Unies pour le développement a publié le 14 mars un rapport intitulé L'essor du Sud : le progrès humain dans un monde diversifié, qui traite de l’évolution des rapports économiques et politiques dans l’axe Nord-Sud et retrace les réussites encourageantes de 18 pays en développement sur 40 qui ont surpassé les attentes en matière de développement humain au cours des dernières décennies. Comme toujours, le rapport cite l’Indice du développement humain, où le Canada se classe au 11e rang, dix places derrière la Norvège qui trône en tête de liste.

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Nouveau rapport sur l’accaparement des terres et les systèmes alimentaires

L’IATP (Institute for Agriculture and Trade Policy) a publié un nouveau rapport décrivant comment le phénomène de l’accaparement des terres et l’insécurité alimentaire qui en découle iront en s’aggravant étant donné que les accords internationaux liés aux investissements et au commerce font passer les intérêts commerciaux et financiers avant le droit à l’alimentation.

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États fragiles 2013: Les flux des ressources dans les États fragiles

Cette publication de l’OCDE fait le point sur : 1) l’évolution du concept de fragilité; 2) l’analyse des courants financiers des États fragiles entre 2000 et 2010; et 3) les tendances et les enjeux susceptibles de jouer sur la forme que prendra la fragilité dans les années à venir. Il s’agit d’une contribution importante pour mieux comprendre les défis auxquels font face les donateurs et les gouvernements dans leur appui aux états fragiles et en conflit.

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Ce que pensent les pays de l’après-2015

Le Global Call to Action Against Poverty et Beyond 2015 ont produit un Rapport synthèse intérimaire qui résume les principales tendances qui emergent des débats nationaux concernant l’agenda de l’après-2015 dans 22 pays. 18 autres débats nationaux auront lieu. Parmi les éléments qui sont ressortis de ces débats: la nécessité d’avoir un cadre pour l’après-2015 qui mette l’accent sur les droits humains, l’équité et la justice, la durabilité environnementale et l’élimination de la pauvreté.

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Appel à notes conceptuelles – petites subventions des Partenariats canadiens, CRDI

Le CRDI a lancé un appel à notes conceptuelles visant l’octroi, en 2013-2014, de petites subventions pour l’exécution d’activités novatrices de recherche et de mise en commun des connaissances.   Octroyées par le truchement des Partenariats canadiens, ces subventions servent à financer des projets de recherche, d’enrichissement des connaissances et de mise en commun des connaissances. Elles soutiennent également des rencontres de même que des activités et produits de diffusion modestes. 

Sont admissibles à ces subventions des organismes oeuvrant à l’échelle locale, régionale, nationale et internationale (constitués en personne morale au Canada et y ayant leur siège) qui se consacrent à la production de connaissances ou à leur mise en commun aux fins du développement. Les particuliers ne peuvent présenter une demande. Les organismes avec lesquels le CRDI n’a jamais collaboré sont les bienvenus. Plus d’information sur le site du CRDI.

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Pour faire publier un texte, prière de l’envoyer à Chantal Havard. À noter que les articles destinés au Flash ne doivent pas avoir plus de 150 mots.